Le Nouveau Paradigme

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Commencer à penser par soi même c'est déjà faire partie de la solution


Reprise de la construction du barrage de Belo Monte après les manifestations

Publié par Dav sur 19 Octobre 2012, 12:13pm

Catégories : #Société

 

© reuters.

Le travail a repris jeudi sur le chantier du grand barrage hydroélectrique de Belo Monte, dans l'Amazonie brésilienne, après un accord entre le consortium qui le construit et un groupe d'Indiens et de pêcheurs locaux qui occupait l'un de ses sites depuis 10 jours, a rapporté l'agence de presse publique Brasil.

© reuters.© reuters.© reuters.© reuters.

"Après deux jours de négociation, Norte Energia", le consortium public qui érige ce barrage sur la rivière Xingu, "s'est engagé à satisfaire les revendications" des 150 protestataires qui occupaient le chantier Pimentel, l'un des quatre du barrage, depuis le 8 octobre.

Une cinquantaine de pêcheurs et une centaine d'Indiens de six ethnies s'étaient associés pour occuper Pimentel, où le Xingu était déjà asséché, confisquant les clés des engins et forçant pacifiquement les ouvriers à quitter le chantier.

Les manifestants accusaient Norte Energia de bafouer les accords signés en juin, quand 150 Indiens avaient déjà occupé le chantier Pimentel pendant trois semaines. Ils exigeaient notamment la délimitation de leurs terres et l'expulsion des non indigènes, l'amélioration du système de santé, l'eau potable et l'assainissement de base.

Les manifestants accusent également Norte Energia de fermer le fleuve sans avoir résolu le problème du passage des bateaux d'une rive à l'autre comme l'exigeait l'Institut brésilien de l'environnement (Ibama).

En construction sur le fleuve Xingu, le barrage, d'un coût de près de 13 milliards de dollars, est le plus important en cours d'édification au Brésil, et sera le troisième au monde, après celui des Trois Gorges en Chine, et un autre au Brésil, celui d'Itaipu, dans le sud. Il fournira 11.233 MW, soit 11% de la capacité installée du pays.

© reuters.© reuters.

 


belga.be

NP le nouveau paradigme

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lasorciererouge 28/01/2013 12:42


http://www.youtube.com/watch?v=rxQjQlAcDto


 


..il en va de la survie de la planète !!

lasorciererouge 10/01/2013 19:52


Sentence de mort pour le peuple Kayapo ! [photos]


7 janvier 2013             




Raoni, le chef de la tribu Kayapo, du Brésil, a reçu récemment la pire nouvelle de sa vie : l’approbation par la présidente du Brésil, de la
construction de la 3e plus grande centrale hydroélectrique au monde, à Belo Monte, en Amazonie brésilienne.


Ce barrage inondera plus de 400 000 hectares de forêt et plus de 40 000 indiens seront forcés de quitter leur territoire ancestral. L’impact écologique dramatique qu’aurait ce projet sur ce
cœur de la forêt amazonienne n’est plus à prouver, destruction de l’habitat naturel, déforestation et la disparition de plusieurs espèces.


Depuis plus de 20 ans, Raoni et son peuple se battent pour une reconnaissance officielle de leur territoire
mais les autorités locales les ont définitivement abandonnés.


Nous savons qu’une image vaut mille mots, et montre le véritable prix à payer pour la « qualité de vie » de nos modes de vie dit « modernes ». Il n’y a plus dans notre monde de place pour ceux qui vivent différemment, tout doit être aplani, que chacun, au nom de la mondialisation, doit perdre son
identité, sa façon de vivre !








Dans un récent article du JDD, Nicolas Hulot avouait se sentir impuissant face aux forces actuellement à l’œuvre dans le projet Belo Monte, ce qui ne l’empêchait pas d’affirmer au cours du même entretien : « si ma candidature avait été retenue à la présidentielle en 2012, je serais allé au
Brésil, et martèlerai que la construction de ce barrage est un préjudice irréversible. »


Mais apparemment cette promesse n’a pas été suivie part Cécile Duflot, d’Europe Écologie – Les Verts… Dorénavant, que
les représentants de la diversité politique Française prennent leurs responsabilités sur le sujet !


Je vous en prie si cela vous indigne, transférez ce message et faites-le parvenir à tous ceux que vous connaissez. Merci pour la vie et la bio diversité.


Source : mondialisation

lasorciererouge 02/11/2012 22:51


Brésil : La Justice suspend la décision d'expulsion des Indiens Guarani-Kaiowá de Pyelito Kue



 



De temps en temps, une bonne nouvelle fait plaisir à apprendre, particulièrement dans le cas présent ou il s'agit de la survie d'une tribu pacifique qui était menacée d'expulsion manu-militari
de leur territoire ancestral, lieu ou de nombreuses générations de Guarani-Kaiowá ont vu le jour, et ou leurs ancêtres reposent. Le combat n'est pas terminé, et vous pouvez
continuer de les soutenir. Je vous livre l'information :

MERCI A TOUS ! Nous venons d'apprendre que le Tribunal Régional Fédéral de la Troisième Région, à São Paulo, a suspendu l'opération d'expulsion des Indiens
Guarani-Kaiowá de Pyelito Kue, répondant ainsi à la demande de la Fondation Nationale des Indiens (Fundação Nacional do Índio-
FUNAI). Pour les militants et les indiens, ce n'est qu'une solution d'attente, et les relations avec le propriétaire demeurent tendues et dangereuses.

Le Procureur de la Republique Marco Antonio Delfino de Almeida a déclaré :

« La mobilisation des réseaux sociaux a été déterminante. Elle a provoquée une réaction jusque là inédite pour un gouvernement quand il s'agit de traiter des droits
des peuples indigènes ».
La mobilisation a été énorme au Brésil, avec de nombreuses manifestations, mais aussi à l'étranger. Cette mobilisation a porté ses fruits. C'est certes une décision temporaire,
qui doit durer le temps de l'identification et de la délimitation définitive du territoire indien par la FUNAI.

En effet, la situation des Guarani de Pyelito Kue est devenue une préoccupation nationale quand les indiens ont diffusé publiquement leur lettre du 8 octobre au Gouvernement et à la Justice
Brésilienne :

« À qui dénoncerons-nous les violences commises contre nos vies ? À quelle instance judiciaire du Brésil ? C'est la Justice fédérale elle-même qui engendre et
nourrit des actes de violence envers nous. (...).

Nous le savons bien qu'au coeur de notre territoire ancestral sont enterrés beaucoup de nos grand-pères et grand-mères, bisaïeux et bisaïeules. Ici se trouve le cimetière de tous nos
ancêtres. Conscients de ce fait historique, nous allons et nous voulons mourir et être enterrés aux côtés de nos ancêtres, ici même, où nous sommes aujourd'hui, c'est pourquoi nous demandons au
gouvernement et à la Justice fédérale de ne pas décréter l'ordre de nous expulser mais de décréter notre mort collective et de nous enterrer tous ici. »
Less Guarani-kaiowá de Pyelito Kue se sont réfugiés dans la réserve de la ferme Cambará, en novembre 2011, après avoir subi des attaques armées lorsqu'ils campaient de l'autre
côté du fleuve. Des enfants et des personnes âgées avaient été blessées et le camp détruit.

Une note technique de la FUNAI publiée en mars 2012 déclare que le territoire revendiqué par les indiens à Pyelito Kue te Mbarakay est occupé depuis très longtemps par les
Guarani-Kaiowa, depuis 1915 quand fut établie la première Terre Indigène. C'est dans les années 70 et 80 qu'on commencé les expulsions des indiens, au profit des propriétaires
fonciers agricoles (principalement pour doper les productions de cane à sucre ou de soja) Avec les expulsions, le confinement et le regroupement d'éthnies, entraînant déracinement et
précarisation culturelle et sociale.


Le déracinement, la résistance et la perte des repères culturels ont entraîné des
vagues de suicides (555 entre 2000 et 2011), notamment chez les jeunes. La situation culturelle et sociale des jeunes indiens est d'ailleurs très préoccupante. Il faut savoir que, dans
l'Etat de Mato Grosso do Sul, 43.000 Indiens Guarani-Kaiowa revendiquent un retour sur leur terres d'origine qu'ils appellent « tekoha »,
littéralement « le lieu où il est possible de vivre à notre manière ». Ils souhaitent quitter les réserves et installent des campements, qui, la plupart du temps sont légalisées.

Il existe aujourd'hui plus de 30 campements Kaiowá et Guarani confinés sur les bords des routes ou à l'intérieur des « fazendas », dans des zones qu'ils ont occupées. À cela s'ajoute
plus de 20 zones qui ont été récupérées et régularisées après la forte pression des indigènes qui ont perdu plusieurs leaders communautaires dans leur lutte. Mais toutes ces territoires sont
très restreints. Seul le territoire de Panambizinho, seule zone homologuée par le gouvernement Lula et qui n'a pas été annulée par le Tribunal
Fédéral (STF), compte 1200 hectares.

Le Ministère Public Fédéral, institution fédérale indépendante, destinée à représenter les intérêts des citoyens et des communautés lors des procédures pénales (le véritable quatrième
pouvoir au Brésil) a déclaré :

« reporter encore la discussion sur l'occupation traditionnelle du territoire en question reviendrait à perpétuer une injustice flagrante commise contre les
Indiens, lors de trois phases historiques successives. La première quand on leur a pris leur terres. La deuxième quand l'Etat a négligé, a bâclé ou a laissé traîner le processus de révision des
limites territoriales. La troisième lorsque le Juge Fédéral les a empêchés d'invoquer et d'exercer leur droit ancestral sur leurs terres ».
Pour l'anecdote, vous savez peut-être que nombres d'internautes, notamment sur Facebook, ont remplacé leur nom de famille par Guarani-Kaiowa. Ceci a
profondément touché les indiens, qui nous adressent cette réponse via le groupe Facebook « Suicide collectif » Facebook soutien au Guarani-Kaiowa :

« Nous Guarani et Kaiowá survivants et qui voulons vraiment survivre, souhaitons par ce simple message exprimer notre immense remerciement public à toutes et tous
d'avoir ajouté à vos noms Guarani et Kaiowá.

Comme chacun le sait, les Guarani et les Kaiowá seuls peuvent être exterminés, mais nous avons la certitude qu'avec la solidarité humaine réelle et le soutien de vous tous nous pouvons être
sauvés des diverses violences annoncées contre nos vies et surtout éviter notre extinction ethnique.

Grâce à ce geste d'amour pour nos vies que vous manifestez, nous ressentons un peu de paix et d'espoir en une vraie justice. Nous avons compris qu'il existe des citoyennes et des citoyens
mûs par un réel amour du prochain, qui ont soif de justice et qui exigent cette justice. Nous ne savons pas avec quels mots vous remercier tous sinon en disant JAVY'A PORÃ, que la paix soit
dans vos coeurs.

Merci beaucoup. »


 

 





gwendal 20/10/2012 00:38


Les amériendiens des usa ont aussi signé beaucoup d'accords, en leur temps, mais ils ont tous été reniés, et leurs descendants vivent maintenant parqués dans des réserves dont l'eau est la plus
polluée de tout le continent américain...

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