Lundi 18 juin 2012 1 18 /06 /Juin /2012 18:22

 

Un nouveau sommet des Nations unies sur le développement durable s’ouvre à Rio le 20 juin (Rio+20). Au programme : la mise en place d’une « économie verte », présentée comme une solution à l’épuisement des ressources naturelles et au réchauffement climatique. Ou comment les tenants d’un néolibéralisme vert, les grands groupes privés et les marchés financiers cherchent à s’approprier les biens communs : eau, forêts, biodiversité ou cycle du carbone… Une entreprise prométhéenne pour transformer la nature en bulle spéculative.

 

Vingt ans après le sommet de Rio de 1992, qui avait jeté les bases du développement durable, la conférence qui s’ouvre au Brésil le 20 juin sera placée sous le signe de « l’économie verte ». Si les attentes sont faibles en termes de résultats concrets, cette conférence dite « Rio+20 » sera le théâtre d’une bataille idéologique cruciale. « Le concept de développement durable exprimait un compromis entre les exigences écologiques de durabilité et celles du développement, rappelle l’économiste Geneviève Azam, coauteure de l’ouvrage La nature n’a pas de prix. Même si ce compromis s’est avéré insoutenable, il devait toutefois engager les sphères économiques, sociales et politiques. » Le discours dominant sur l’économie verte soumet au contraire les choix sociaux, écologiques et politiques aux logiques économiques. « Il exprime un renoncement final à placer la justice sociale et la durabilité au-dessus des logiques économiques de rentabilité. »

 

Du capitalisme vert au néolibéralisme vert ?

 

Qu’entend-on exactement par « économie verte » ? Il existe autant de définitions que d’institutions… Dans son rapport de février 2011, le Programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue) la définit comme « une économie qui entraîne une amélioration du bien-être humain et de l’équité sociale, tout en réduisant de manière significative les risques environnementaux et la pénurie de ressources ». Cette économie serait donc « LA » solution à la crise globale que nous traversons.

Malgré l’échec cuisant d’une régulation des émissions de gaz à effet de serre par le marché (les marchés « carbone »), l’auteur le plus influent du rapport du Pnue, Pavan Sukdhev, préconise une approche financière. Selon cette approche, seuls des instruments marchands comme les marchés de droits échangeables (les droits à polluer), la compensation, les produits dérivés, sont efficaces pour gérer les biens communs que sont l’eau, l’air, la terre, la biodiversité ou le climat. Le fait que Pavan Sukdhev soit mis à la disposition du Pnue par la Deutsche Bank, peut expliquer l’orientation néolibérale du rapport…

 

Les financiers à la conquête du capital naturel

 

Ce capitalisme vert est déjà à l’œuvre. Agrocarburants, gaz et huiles de schiste, marchés du carbone, brevets sur le vivant, libéralisation du commerce des biens et services environnementaux, accaparement des biens communs naturels, dessinent une nouvelle phase du capitalisme. Sous Reagan déjà, on assiste à des droits de propriété sur l’atmosphère, et à partir de 1997, à la mise en place de permis d’émissions de gaz à effet de serre sous Kyoto. « Mais il s’agit là encore de la phase artisanale du capitalisme vert, précise Geneviève Azam. L’économie verte, en effet, est plus qu’un verdissement du capitalisme : c’est la conquête du "capital naturel", son inclusion dans le cycle du capital, non pas seulement comme stock dans lequel puiser sans limite, mais comme flux producteur de services. » Désormais, les flux deviennent plus importants que les ressources.

Après avoir marchandisé les éléments de la biodiversité, l’économie verte s’attaque donc aux processus, aux « services rendus ». Il s’agit de quantifier financièrement les services rendus par la nature comme le filtrage de l’eau ou la capture du carbone. Objectifs ? Créer par exemple un marché de crédits de biodiversité négociables que l’on pourra compenser, échanger ou vendre. Les grands cycles écologiques du carbone, de l’eau, de la biodiversité pourraient désormais entrer dans des bilans comptables.

 

Remplacer le pétrole par la biomasse

 

« Pour le Pnue, assigner à la nature une valeur monétaire, un prix, serait la meilleure façon de la protéger ! », dénonce la Fédération internationale des Amis de la Terre (FOEI) [1]. « Ce à quoi nous assistons n’est rien de moins que la naissance d’une vaste industrie du vivant, résume le think tank canadien ETC Group [2]. Les entreprises ne se contentent plus de contrôler le matériel génétique retrouvé dans les semences, les plantes, les animaux, les microorganismes et les humains ; elles veulent également contrôler la capacité de reproduction de la planète. »

L’offensive pour le contrôle de la nature est déjà lancée. Pour résoudre le problème du pic pétrolier et contrer les changements climatiques, les plus grandes entreprises de la planète se tournent vers la biomasse [3]. L’enjeu, selon ETC Group, est de « substituer l’exploitation de la biomasse (cultures alimentaires et textiles, herbacées, résidus forestiers, huiles végétales, algues, etc.) à l’extraction du pétrole ». Dans cet avenir sans pétrole, la production industrielle de plastiques, de produits chimiques, de carburants, de médicaments ou d’énergie ne dépendra plus des carburants fossiles, mais de matières premières végétales transformées à l’aide de plateformes de bio-ingénierie de haute technologie.

 

Nouvelles alliances chez les multinationales

 

La course à l’appropriation de la biomasse, dont les plus importantes réserves sont disséminées à travers les pays du Sud, stimule les alliances commerciales. Parmi les principaux acteurs, ETC Group évoque « des géants de divers secteurs industriels – énergie (Exxon, BP, Chevron, Shell, Total), pharmaceutique (Roche, Merck), alimentation et agroalimentaire (Unilever, Cargill, DuPont, Monsanto, Bunge, Procter & Gamble), produits chimiques (Dow, DuPont, BASF) – ainsi que la plus grande puissance militaire au monde, soit l’Armée des États-Unis ».

Par exemple, le géant de l’industrie chimique DuPont et le géant de l’industrie pétrolière BP possèdent Butamax, une filiale dont le but est de commercialiser des carburants dérivés de plantes marines. Les forêts attirent également toutes les convoitises, car elles recèlent au niveau mondial plus de 600 000 millions de tonnes de biomasse.

 

Biologie de synthèse, nanos et OGM

 

« L’idée est que les gouvernements cessent les subventions préjudiciables à l’environnement (aux combustibles fossiles, à la pêche industrielle, etc.) et utilisent ces fonds pour investir dans des technologies nouvelles, libérant ainsi des investissements massifs pour permettre de passer à l’économie verte », rappelle la FOEI. Le nucléaire et les OGM, sans être explicitement approuvés, sont considérés comme compatibles avec l’approche du rapport du Pnue. Quant aux « technologies nouvelles » promues, on distingue essentiellement le génie génétique, la biologie synthétique et les nanotechnologies. La géo-ingéniérie, qui consiste en une manipulation du climat à grande échelle et décryptée par Basta ici, n’est pas écartée.

Mais c’est bien la biologie de synthèse qui attire le plus les investisseurs. Les entreprises de biologie synthétique fabriquent de l’ADN de synthèse pour créer sur mesure des algues et des microorganismes qui agissent comme des usines biologiques miniatures. Le but consiste à pouvoir convertir presque n’importe quel type de biomasse en presque n’importe quel produit. « Les spécialistes de la biologie synthétique promettent qu’ils seront bientôt capables de prendre n’importe quelle forme de biomasse pour la transformer en n’importe quel produit final simplement en remplissant une cuve industrielle de carbone vivant et en laissant leurs microbes, brevetés, faire leur besogne », ironise ETC Group.

 

Qui contrôlera la biomasse ?

 

Les grandes entreprises énergétiques de la planète, comme la néerlandaise Royal Dutch Shell, l’américaine ExxonMobil, l’anglaise British Petroleum, la française Total, la brésilienne Petrobras ou la russe Gazprom, sont des investisseurs reconnus du secteur de la biologie synthétique. Elles cherchent non seulement à se forger une image plus propre et plus écologique, mais elles demeurent également persuadées que les futurs profits dépendront de la diversification et du contrôle des matières premières issues de la biomasse servant à produire de l’énergie.

Devant la flambée des coûts du pétrole, l’incertitude quant à l’état des réserves et le défi qu’impose l’extraction des ressources fossiles, l’industrie pétrochimique opère elle aussi une substitution de ses matières premières, délaissant graduellement les ressources pétrochimiques pour se tourner vers la biomasse. Ainsi, Dow Chemical, Unilever, Chevron, Bunge Ltd, l’US Navy et le département de la Défense des États-Unis sont tous partenaires de l’entreprise californienne de biologie synthétique Solazyme. Cette dernière produit une huile synthétique à partir d’une algue qui se nourrit de sucre. BCC Research a évalué que la valeur du marché de la biologie synthétique ne dépassait pas 233,8 millions de dollars en 2008, mais prévoit que ce secteur bénéficiera d’un taux de croissance annuelle de presque 60 % pour atteindre 2,4 milliards de dollars en 2013.

Vers une agriculture de synthèse « intelligente »

« Climate smart agriculture » (« agriculture climatique intelligente ») [4] est un concept développé par la Banque mondiale. L’idée ? Si l’agriculture est une source non négligeable d’émissions de gaz à effet de serre, il est possible de les réduire en sélectionnant les pratiques les moins émettrices et en utilisant les capacités physiques des sols à capter des gaz à effet de serre.

Partant du fait que les sols ne relâchent pas de gaz à effet de serre s’ils ne sont pas travaillés, Monsanto a fait breveter des OGM appropriés pour introduire directement des semences dans le sol, sans labour préalable. Si Monsanto et les autres géants de la génétique parviennent à leurs fins, l’agriculture chimique sans labour pourrait bénéficier de généreuses subventions au nom de la compensation carbone [5]. Un moyen pratique pour l’entreprise d’accroître ses bénéfices nets.

 

Un dollar par an et par paysan

 

Le Kenya accueille d’ores et déjà le tout premier projet agricole de la Banque mondiale visant à encourager la séquestration du carbone dans les sols. Intitulé Biocarbon Fund Project, ce projet pionnier concerne quelque 15 000 agriculteurs, regroupés en 800 groupes, qui doivent modifier leurs pratiques agricoles sur une période de vingt ans, afin de fixer dans le sol quelque 600 000 tonnes de gaz à effet de serre. Il est prévu que le projet génère 2,5 millions de dollars de crédits carbone. Somme que l’on fait miroiter aux paysans et au gouvernement kenyan pour les convaincre du bien-fondé de ce genre de projets. Concrètement, des techniciens et experts de la séquestration du carbone dans les sols viendront expliquer aux paysans kenyans les techniques et pratiques agricoles à employer pour semer, entretenir et récolter.

La mise en place et le suivi du projet, comme la mesure du carbone séquestré ou la commercialisation des certificats de réduction d’émissions, mobiliseront plus d’un million de dollars que les consultants, financiers et autres experts se partageront avec gourmandise. Le reste, partagé entre 60 000 paysans correspond à environ un dollar par an et par paysan ! Un projet décrié par des associations comme Attac. Plusieurs études scientifiques contredisent également les bienfaits espérés de ces nouvelles techniques anti-érosion comparées aux labours [6].

 

ONU = organisation des multinationales unies ?

 

« Nous devons passer d’une protection de l’environnement contre les entreprises à une protection de l’environnement grâce aux entreprises », a déclaré Janez Potocnik, le commissaire européen à l’Environnement. C’est ce que prône l’ONU depuis le sommet de Johannesburg en 2002. Le Pnue a travaillé en étroite collaboration avec les représentants de l’industrie mondiale pour préparer Rio+20 et l’échéancier de l’économie verte. En avril 2011, le Pnue a organisé à Paris, avec la Chambre de commerce internationale (CCI), un des lobbies de l’industrie, une réunion de 200 représentants d’entreprise pour présenter le Rapport sur l’économie verte.

« La réponse de la CCI a été rédigée par un groupe de travail comprenant des représentants d’Exxon Mobil, Shell, RBS, Monsanto, BASF et Suez », rappelle Olivier Hoedeman, du Corporate Europe Observatory. L’un des orateurs principaux à cette conférence était Chad Holliday, président de la Bank of America et ancien patron de DuPont. Il dirige Business Action for Sustainable Development 2012 (BASD 2012), principal porte-parole des multinationales, dont la mission est de « veiller à ce que les entreprises soient reconnues comme sources de solutions ».

 

Le développement durable assuré par Coca-Cola, Nestlé ou Shell

 

De nombreuses entreprises multinationales ont désormais des partenariats avec des agences onusiennes. C’est le cas par exemple de Shell et du Pnue sur la biodiversité, de Coca-Cola et du Pnud sur la protection des ressources en eau, de Nestlé et du Pnud sur l’autonomisation des communautés rurales, ou encore de BASF, Coca-Cola et ONU-Habitat sur l’urbanisation durable. Outre les conflits d’intérêts posés par de tels partenariats, on assiste également à la montée des acteurs économiques privés au sein même des programmes internationaux. C’est le cas de l’Unep Finance ou du Biodiversity and Business Offset Program, le marché international de la compensation financière biodiversité. « L’action publique des Nations unies tend à être privatisée, déplore ainsi l’économiste Geneviève Azam. L’échec du modèle de Rio signe aussi celui du multilatéralisme. »

 

 

 

Illustration : source

 

Comment spéculer sur l’extinction des espèces

 

La crise climatique et l’épuisement des ressources naturelles fournissent des terrains d’expérimentation, où investissent des fonds financiers. EKO Asset Management Partners, Inflection Point Capital Management, Innovest Strategic Value Advisors, Canopy Capital, Caisse des dépôts et consignations, en France, en sont quelques exemples [7]. À ces instruments financiers s’ajoutent en nombre croissant des produits dérivés spéculatifs. Des produits dérivés estampillés biodiversité en sont encore au stade de la proposition. Ils pourraient inciter des agents économiques à spéculer sur la disparition d’espèces comme d’autres ont spéculé sur l’écroulement des subprimes.

Il s’agit également de produits liés à des emprunts hypothécaires gagés sur l’environnement, dit « environment mortgage ». Ces emprunts hypothécaires sont placés auprès de communautés locales du Sud, pauvres en ressources économiques mais riches en ressources naturelles. Ces communautés pourraient contracter des prêts de type microfinance à condition qu’elles gèrent bien leur environnement naturel. Ses promoteurs, comme la firme Advanced Conservation Strategy, ne disent pas ce qui adviendra si les débiteurs sont dans l’impossibilité de rembourser, comme ce fut le cas dans la crise du prêt immobilier de 2008. C’est ce que les auteurs de La nature n’a pas de prix appellent « la financiarisation de la nature ».

Un Rio+20 alternatif

Si l’enjeu à Rio+20 pour les gouvernements est d’aboutir à une déclaration relativement courte et consensuelle, les plus fortes divergences aujourd’hui ont trait à « l’économie verte ». « Les désaccords portent sur les principes qui devraient guider sa mise en œuvre, son rôle dans le cadre du développement durable et sur les moyens financiers et technologiques pour y parvenir », analyse Attac. Les mouvements de la société civile organisent un sommet alternatif à Rio du 15 au 23 juin. Basta ! sera présent sur place pour couvrir cet événement. En France, une journée de mobilisations est prévue le 20 juin. À Paris, se tiendra une grande vente aux enchères de la Terre. Tout un symbole.

 

Sophie Chapelle

 

Photo de une : source

La nature n’a pas de prix : les méprises de l’économie verte, publié par l’association Attac, éd. Les liens qui libèrent, 2012.

 

Notes

[1] Télécharger le rapport de FOEI, Reclaim the UN from corporate capture (en anglais).

[2] Télécharger le rapport d’ETC Group, Qui contrôlera l’économie verte.

[3] Le terme biomasse fait directement référence à la masse de matière vivante (plantes, animaux, bactéries, champignons, etc.) trouvée à un endroit donné. Cependant, ce terme est plus souvent employé pour désigner la matière biologique non fossilisée qui peut être utilisée en guise de matière première. Le terme sous-entend une manière particulière de considérer la nature : comme une marchandise, et ce, bien avant qu’elle entre sur le marché. Source : ETC Group

[4] Difficile à traduire littéralement mais le terme renvoie à une agriculture intelligente par rapport aux défis climatiques.

[5] Sous l’égide du « Mécanisme de développement propre » élaboré par les Nations unies dans le cadre du protocole de Kyoto.

[6] En 2006, une vaste revue de la littérature consacrée au sujet effectuée par le département américain de l’Agriculture (USDA) et des pédologues de l’État du Minnesota est parvenue à la conclusion que les résultats quant à l’effet favorable des pratiques aratoires anti-érosive sur l’accumulation de carbone dans les sols « n’étaient pas convaincants » (voir ici). D’autres études plus récentes confirment que l’application de pratiques aratoires anti-érosives ne permet pas d’accumuler plus de carbone dans les sols que le recours au labourage.

[7] À venir, un entretien avec le chercheur Christophe Bonneuil sur Canopy Capital et la réserve nationale d’Iwokrama.

 

Bastamag

publi 3-4Vers un nouveau paradigme

2012 et aprés


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Commentaires

Article super interessant et très complet! Tout cela est tragique et malheureusement vrai!  A retenir : la JOURNEE DE MOBILISATION  NATIONALE  LE 20 JUIN ! (mais qui est au courant ?! ici on en n'a pas entendu parler !) et à retenir auss ce jour là :  la "Vente aux enchères de la Terre"  ce jour là, à Paris !!!

Pendant que j'y pense, DAV, comment peut-on retrouver les articles datant de plus de 2 ou 3 jours...? jusqu'ici quand je veux lire un article , le relire, ou l'envoyer à d'autres, je fais un copié -collé du site en haut et je le mets sur ma boite mail ou bien en "favoris" mais il y a peut être autre chose à faire de plus simple pour retrouver les archives ? Merci d'avance.

 

Commentaire n°1 posté par Cléa le 18/06/2012 à 23h52

PAUVRE MONDE !!!!!

Heureusement que la fin du cycle de cette civilisation est à son terme.

Pas une société n'aura le temps de faire quoi que ce soit que tout le monde aura quitté la planète !!

HEUREUSEMENT que la folie humaine est FINIE !!!!!!

Commentaire n°2 posté par DIDMAN le 19/06/2012 à 08h50

Bonjour,

 

Enfin des solutions véritables pour changer le monde et stopper la spirale de la dette, voici un communiqué de presse extraordinaire : RT @communiques : Dette européenne et mondiale : comment stopper la spirale infernale... http://www.communique-de-presse-gratuit.com/?p=102658

Resterait-il des humains sur cette planète qui veulent un changement profond du système ?

Amicalement

Camille

Commentaire n°3 posté par BRAOS le 19/06/2012 à 11h34

Merci nCamille pour ce lien trés interressant

Réponse de Dav le 19/06/2012 à 13h07

Van Rompuy et Barroso nous présentent le cercueil européen

UNE IMAGE VAUT MIEUX QU’UN LONG DISCOURS

 

Mais quelle mouche a donc piqué les organisateurs mexicains du sommet du G20 qui se tient en ce moment à Los Cabos ? Peut-être avaient-ils à l’esprit la pr…étendue « prophétie maya » qui fixe la fin du monde au 21 décembre 2012 ? À moins qu’ils n’aient tout simplement voulu se payer la tête des responsables euro-atlantistes ??

Quoi qu’il en soit, ils se sont arrangés pour faire parler devant la presse internationale, côte à côte, Herman Achille Van Rompuy, actuel président du Conseil européen, et José Manuel Barroso, président de la Commission européenne, en les plaçant derrière des pupitres ayant exactement la forme de cercueils debout. Du coup, le monde entier vient de voir les deux têtes hallucinées de l’exécutif européen sortir de ces deux boîtes comme si l’un et l’autre étaient Dracula et Nosferatu pointant le museau hors de leurs cercueils sur les 12 coups de minuit.

Napoléon Ier disait qu’« un bon croquis vaut mieux qu’un long discours ». Une photo aussi.

Par l’allégorie qu’elle représente, cette photo est aussi saisissante que celle du naufrage du paquebot Concordia le vendredi 13 janvier 2012 à proximité de l’île du Giglio en Italie. Le monde entier, médusé, avait alors pu voir la carcasse échouée, avec des morts à l’intérieur, de cet immense et prétentieux bâtiment frappé d’un immense drapeau européen et dont les ponts portaient les noms de chacun des pays membres de l’UE.

François Asselineau

  ...humour d'outre tombe !!! 

Commentaire n°4 posté par lasorciererouge le 19/06/2012 à 20h08

L'AFFAIRE COCA COLA





Documentaire sur l'entreprise Coca-Cola.

Commentaire n°5 posté par lasorciererouge le 15/07/2012 à 22h14

Monsanto entre dans sa période de « Vaches maigres »

Commentaire n°6 posté par lasorciererouge le 18/09/2012 à 23h18

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