Le Nouveau Paradigme

Le Nouveau Paradigme

Commencer à penser par soi même c'est déjà faire partie de la solution


S'ouvrir au changement sans peur de l'inconnu

Publié par Dav sur 13 Avril 2013, 18:01pm

Catégories : #Partage

Changer, s’éveiller, se transcender, réaliser nos rêves, nos aspirations… Oui, mais sans modifier notre présent ou la vision que l’on a de celui-ci !

 

Nous attendons la révolution du grand soir (économique, politique, sociale, spirituelle…) en ayant peur de chaque changement du petit matin.  

 

 

 Imagine le postulat de voir le monde comme un lieu d’expérimentation servant à dissiper l’agitation humaine, un terrain de « je » à grande échelle. 

 

 

Nous venons donc ici, diviser physiquement les uns des autres, chacun réclamant son individualité, sa singularité, dessiné par les limites de l’ego, au travers d’un jeu d’émotions créant une certaine agitation. Notre condition d’être humain implique que nous nous sentions séparés les uns des autres, que nous nous sentions coupés de notre Source originelle. Oser ouvrir son cœur et vivre pleinement notre vie, c’est accepter de ressentir la vie sous toutes ses formes, incluant toute la panoplie des émotions, sensations et impressions. C’est accepter de laisser partir les croyances obsolètes qui dirigent notre vie. C’est vivre ce passage sur terre avec authenticité et courage. En disant OUI aux expériences de la Vie, votre vie n’est plus un combat, c’est une danse. C’est un jeu passionnant et ludique, un jeu de la conscience avec elle-même.

 

Le jeu serait donc, de découvrir et vivre pleinement l’agitation, au travers des émotions pour tenter de trouver le calme, le bonheur, et l’immobilité grâce à la spiritualité. Tant que vous cherchez le bonheur, la paix et la sérénité à l’extérieur de vous, vous ne les trouverez pas. Vous êtes la source du bonheur. La source n’est pas en vous, c’est vous ! Vous êtes source depuis toujours. Arrêtez dès maintenant toutes recherches extérieures du bonheur, elles sont vouées à l’échec. Le seul endroit où vous trouverez la joie profonde, c’est en découvrant votre nature véritable. Tous ceux qui vivent dans le bonheur et la sérénité affirment que c’est en quittant l’agitation du mental et des émotions qu’ils ont découvert le joyau qu’est l’Être.

 

Nous pourrions de plus, expliquer le monde, comme une grande nappe sur une table. Les plis de la nappe serraient la réalité, que l’on aperçoit, qui peut changer en fonction des avancées de la civilisation, des actions du peuple, cependant, la nappe, elle, ne change pas et a toujours le même objectif.

 

Alors, la question que l’on peut se poser est comment peut-on améliorer la réalité de ce monde (les plis de la nappe) ? Non pas pour tenter d’en faire un paradis terrestre en totale harmonie et de ce fait en supprimer son but même de découverte de l’agitation et de l’émotion positive et négative (la nappe est faite pour être nappe), mais pour pouvoir, expérimenter le jeu /je et par la suite passer à un autre niveau (que l’on appellera différemment selon chaque spiritualité.)  

 

 

Effectivement, un être humain peut plus facilement travailler sur soi, s’élever, lorsqu’il a de quoi vivre et ne pas simplement survivre.  Lutter en tant que militant de ce fait pour un toit, la santé, à manger suffisamment pour tous est un combat noble et important pour donner l’accès à tous, la possibilité de faire son chemin de vie.

 

Nous pouvons regrouper les personnes qui cherchent à aller vers l’unité, vers l’immobilité (tel qu’on le voit dans le travail des méditations, dans de nombreuses spiritualités) en deux catégories. Celles et ceux qui s’excluent du monde pour vivre leur éveil, dans un monastère, dans un village autogéré, seul en tant qu’ermite… Et celles et ceux qui se mélangent aux autres, et utilisent la cité, comme lieux de transformation.

 

L’être humain est un être social, en perpétuel mouvement, qui cherche à réaliser ses rêves. Le problème étant qu’il désire y arriver en ayant malheureusement peur des changements que cela entraine.  Seth Godin a dit : « Je suis désolé de contredire Maslow, mais le tout 1er besoin de l’Homme n’a rien à voir avec la survie. Mais plutôt le besoin de ne pas avoir à endurer le changement ». On s’accroche à ce qu’on a l’habitude de faire, même si cela inclut plus de souffrance au long terme.

 

Pourtant, comme nous l’avons vu plus haut, le changement est la nature fondamentale de la réalité, étant donné que nous sommes ici pour justement découvrir l’agitation, le mouvement, la transformation que l’on vit quotidiennement en tant qu’humain, pour ensuite dépasser l’ego, l’individualité vers une immobilité et lumière paisible.

 

Pour celles et ceux qui doutent encore du fait que notre existence ici est basée sur justement le changement permanent, la transformation : notre corps est en état de renouvellement permanent de notre naissance à notre mort. Il est en quelque sorte constamment remis à neuf. Pratiquement touts nos organes, touts nos tissus, toutes nos cellules vont être complètement renouvelés plusieurs fois, à une fréquence plus ou moins élevée en fonction des cellules. Ce qui fait qu’au bout du compte, l’immense majorité de nos cellules et de nos organes sont plus jeunes que nous. Seuls exceptions à cette règle, les neurones et les cellules cardiaques où le renouvellement est très lent ou quasi inexistant.

 

Alors pourquoi, n’acceptons pas le changement inévitable à la condition humaine ? 

Effectivement, tout le monde parle de changement : les gens veulent vivre mieux, dans plus de confort, avoir de meilleures écoles pour leurs enfants, être en meilleure forme, être en bonne santé, mais curieusement, personne ne veut déclencher l’action initiale pour que tout se mette en marche.

Tout le monde est et reste dans l’attente d’un changement extérieur, qui ne vienne pas bouleverser notre rythme, de nos modes de vie, de nos habitudes.

 

 

Quelle peur du sacrifice se cache derrière ce refus de changement pour avoir ce que l’on désire, souhaite ?

Mais au fait, savez-vous ce qu’est un sacrifice ?

 

Vous allez répondre, bien sûr. Mais lorsqu’on entend le mot « sacrifice », on imagine une action totalement désintéressée, où quelqu’un se donne corps et âme au bénéfice d’une autre personne ou d’un collectif. Nous pensons tous à des héros, ou grands personnages qui sacrifient leur vie pour le bien d’un autre ou d’un collectif.

 

En réalité, un sacrifice n’a rien d’un acte totalement altruiste. Ce n’est qu’une sorte d’investissement : abandonner une chose pour une autre d’une plus grande valeur.

Vous ne pouvez pas recevoir quelque chose que vous désirez, sans donner ou abandonner quelque chose en contrepartie. Mais étant donné que ce que l’on donne en contrepartie est d’une valeur plus infime, le sacrifice est donc positif. Si nous prenons un exemple matériel pour bien illustrer ce propos, nous sommes prêts à sacrifier notre ancien téléphone, ou ordinateur pour un nouveau plus puissant, plus performant. Ce devrait être la même chose pour notre vie, et notre évolution psychiques, spirituelles… Cependant, contrairement au matériel, l’on ne peut voir la nouveauté, la « nouvelle version de notre être » tant qu’elle n’est pas complètement là. Ce qui ne peut arriver tant qu’on ne lâche pas nos anciens paradigmes. Du coup, l’on doit accepter de perdre l’ancien sans en connaitre encore totalement le nouveau.

 

Certes, les publicitaires ont tendance à réfuter cette loi immuable du sacrifice : « Perdez vos kilos superflus sans changer de régime alimentaire, devenez riche sans avoir à travailler dur, etc. ». Je l’avoue, le fantasme selon lequel on peut obtenir tout ce qu’on veut sans avoir à payer quoi que ce soit est un fantasme extrêmement attirant.

 

Ça me fait d’ailleurs penser à cette citation : « S’il était aussi facile de faire que de savoir ce qu’il faut faire, les chapelles seraient des églises et les chaumières des palais. » William Shakespeare

Notre peur de l’inconnu nous fait croire que « le prix à payer » pour n’importe quel changement de mode de vie, d’habitude… sera plus important que le bénéfice retiré.

 

Dans une certaine mesure, ce qui empêche la plupart des gens d’atteindre le bonheur, c’est de penser qu’ils peuvent avoir le beurre et l’argent du beurre ! Vous désirez partir à l’étranger pour vos études, mais d’un autre côté, vos amis et votre famille vous manqueront cruellement.

Chaque choix que vous faites vous oblige toujours à payer un prix. Mais dans la plupart des cas, vous paierez beaucoup moins cher et récolterez tellement plus si vous prenez la route pavée de sacrifices.

Rappelez-vous qu’il y a toujours des compromis dans la vie. Faites une petite rétrospective de votre vie, et dites-moi combien de fois vous avez pu récolter d’énormes récompenses sans avoir à faire le moindre sacrifice. Rarement, si ce n’est jamais.

Vous ne pouvez pas recevoir une chose, sans céder une autre. Tout l’art de faire des sacrifices réside dans le fait d’identifier la chose qui possède le plus de valeur.

Le travail le plus important dans un premier temps est donc de ne plus avoir peur de l’inconnu pour commencer à embrasser l’incertitude.

 

Ce que l’intellect conçoit est limité. Dès que l’on met des mots sur une expérience ou que l’on dit : « je sais », quelque chose de merveilleux et d’invisible s’enfuit. Les limites sont des cages ; la réalité est un oiseau fragile qui tremble dans nos mains. Serre-le trop longtemps et il meurt. Si l’on pouvait tout oublier et ne rien anticiper, on franchirait automatiquement les limites qui nous protègent contre la perception d’une réalité plus haute.

 

Tout comme l’habitude et l’inertie, la peur joue un grand rôle dans la sclérose de la réalité. Aussi longtemps que l’on demeure certains des choses, on vit à l’intérieur de limites.

 

Pouvez-vous imaginer un instant… un seul instant… que vous baignez dans un substrat universel, souvent méconnu, mais non moins réel ? Pouvez-vous considérer et… soyons fou, considérer prendre le risque de vous ouvrir à une réalité différente et nouvelle ?
Cette réalité est d’une Beauté inimaginable, d’une Splendeur indescriptible, d’une Bonté inconcevable et d’une insoutenable Douceur. La vision éveillée de l’inconnu sans attente peut nous faire découvrir un monde insoupçonné et harmonieux. Mais qui si l’on reste dans la peur, on verra une vision chaotique et confuse de ce que l’on tente de prendre pour réalité, car voulant se raccrocher à des schémas connus, réducteurs qui n’expliqueront pas toutes les subtilités de celle-ci.

 

Que pouvez-vous vraiment contrôler dans votre vie ? Concentrez-vous sur ce que vous pouvez changer, pas sur ce qui est en dehors de votre contrôle.

Si l’on essaye de changer trop de choses dans nos vies, notre cerveau primitif est tellement submergé par la peur qu’il est tellement difficile de se sentir en sécurité et en confiance.

 

Demandez-vous chaque fois que vous voulez une chose, que vous ayez une envie, ce que ça peut vous apporter dans votre vie ? On se bat pour obtenir tout ce que l’on veut, sans même savoir pourquoi on le veut, et comme on ne sait pas non plus ce qu’on doit faire avec, on ne profite même pas de ce qu’on a eu tellement de mal à gagner. Quel est le sens de tout ça ? Quel but dois-je donner à ma vie… ?

Au final, si l’on veut être libre, épanoui, et vivre la vie de ses rêves, on doit tout simplement se poser cette question : « Qu’est ce que je veux vraiment, et que suis-je prêt à sacrifier pour y arriver ? »

 

Et à partir de là, être pleinement dans l’instant présent : Simplement être, c’est vivre dans le moment présent, libre d’un mental bourdonnant. C’est être dans la fraîcheur de l’inconnu à chaque instant, sans chercher à s’accrocher au passé ou au futur. Simplement être, c’est l’ouverture totale, sans attentes et sans refus.

 

Par : Le veilleur

 

« Nous sommes tous des visiteurs de ce temps, de ce lieu. Nous ne faisons que les traverser. Notre but ici est d’observer, d’apprendre, de grandir, d’aimer… Après quoi nous rentrons à la maison. » Proverbe aborigène

 

NP le nouveau paradigme

Commenter cet article

didi 14/04/2013 16:17


merci


bon dimanche

didi 14/04/2013 11:17


bonjour


deja bravo pour ton site.... que je suie depuis pas mal de temps....!!!!


j'aimerai savoir d'ou vient ce très beau texte... si il y a un site... ?


didi

Dav 14/04/2013 15:43



Bonjour et merci  le site est le veilleur .com



leroy 14/04/2013 10:01


Cette lecture est une pure merveille de beauté et simplicité de compréhension. Elle est comme un jardin à bichonner enlever les mauvaises herbes, aérer la terre , semer puis être attentif à
l'évolution des magnifiques plantes en devenir.


Merci à l'auteur, j'aimerai tant trouver ses écrits !!

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