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Skins, GUD, JNR : extrême droite, le flambeau de la violence

Publié par Dav sur 16 Juin 2013, 20:31pm

Catégories : #Société

Militants casqués, croix celtiques, rangers et pas cadencé... Pour les militants nationalistes, et quoi qu'en dise le FN, la violence fait partie de l'arsenal idéologique.

 

 Serge Ayoub, fondateur, aux côtés de membres de JNR, le 8 mai 2011 à Paris. (QSGRANIER DEFERRE CAPUCINE/SIPA)Serge Ayoub, fondateur, aux côtés de membres de JNR, le 8 mai 2011 à Paris. (QSGRANIER DEFERRE CAPUCINE/SIPA)

Les Jeunesses nationalistes révolutionnaires (JNR) et Troisième Voie vont-elles bientôt rejoindre la longue liste des organisations d'extrême droite dissoutes par le pouvoir ? C'est la perspective à laquelle s'est attelé le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, dont les services étudient la possibilité d'appliquer à ces groupuscules de quelques dizaines d'individus la loi du 10 janvier 1936 sur les groupes de combat et milices privées qui avait permis à Léon Blum d'interdire les ligues factieuses qui voulaient renverser la République.

Au Local, son QG niché au bout de la rue de Javel, dans le 15e arrondissement de Paris, Serge Ayoub, le leader des JNR et fondateur de Troisième Voie, affecte l'indifférence : "Qu'est-ce que ça changera pour nos idées ? Rien. J'ai le dos large. On s'en remettra." Comme un air de déjà entendu.

 

 

Résurgence des groupuscules interdits

 

Depuis leur résurgence après guerre, les organisations d'extrême droite tombées sous les fourches caudines de la loi républicaine sont légion. Toutes, ou presque, sont réapparues peu de temps après sous une autre appellation avec les mêmes militants, ou presque. Il y eut Jeune Nation, créée par les frères Sidos, dont le premier fait d'armes remonte au 7 novembre 1956. Emmené par Dominique Venner, l'historien nationaliste qui s'est donné la mort il y a trois semaines à Notre-Dame de Paris, le cortège de Jeune Nation s'était détourné des Champs-Elysées, où il protestait contre l'intervention soviétique à Budapest pour aller mettre à sac le siège du Parti communiste. Le groupuscule fut interdit deux ans plus tard.

 

La violence des activistes de l'Algérie française prit le relais et joua un rôle moteur pour les générations suivantes. "Elles ont reproduit des structures de combat héritées des réseaux OAS sous la forme de petites cellules autonomes parfois adeptes de la clandestinité", explique l'historien Nicolas Lebourg. C'est ainsi que le mouvement Occident finit par être dissous en conseil des ministres le 31 octobre 1968, après une longue série d'actions violentes dont le plasticage d'une librairie maoïste dans le quartier Latin.

 

Son successeur, Ordre nouveau, fut interdit, lui, en juin 1973, après une bataille rangée contre la Ligue communiste (trotskiste) à la sortie d'un meeting contre "l'immigration sauvage" à la Mutualité. Plus récemment, c'est l'existence d'Unité radicale qui a été rayée par décret en juillet 2002 au lendemain de l'attentat de Maxime Brunerie contre Jacques Chirac. A chaque fois, c'est la même cause, la violence, encore et toujours, fruit d'une action collective déterminée ou produit d'une dérive individuelle, qui fut à l'origine de l'interdiction.

 

 

La barre de fer et le manche de pioche

 

Un éternel recommencement, tant cet ingrédient fait partie intégrante de la culture politique de l'extrême droite. Il a pourtant pris des visages forts différents. Celui, estudiantin, du Groupe Union Défense (GUD), adepte de la barre de fer et du manche de pioche à l'université d'Assas, cultivait un profil petit-bourgeois. Actifs dans les tribunes du Parc des Princes dans les années 1980, les hooligans du Pitbull Kop de l'incontournable Serge Ayoub, dit "Batskin" en raison de sa dextérité avec une batte de base-ball, avaient, eux, une assise plus populaire.

Quant aux groupes de skinheads, amateurs de ratonnades ou d'agressions homophobes, de plus en plus fréquentes depuis cinq ou six ans, ils recrutent parmi des jeunes en déshérence issus d'un milieu prolétaire et déclassé. Mais quelle qu'en soit la forme, la violence reste consubstantielle à l'extrême droite. C'est un moyen de militer, c'est même le plus prestigieux de tous, la forme suprême de l'engagement pour "préparer l'avènement de l'Ordre nouveau", selon les préceptes de François Duprat, ancien numéro deux du FN, mort dans un attentat en 1978.

 

 

La violence politique, une "juste et impérieuse nécessité"

 

Dans son "Manifeste nationaliste révolutionnaire", bréviaire de référence pour les jeunes néofascistes, l'historien négationniste résume la stratégie de conquête du pouvoir : "Dans l'hypothèse où le mouvement nationaliste révolutionnaire dispose des forces nécessaires à une lutte violente et soutenue, si ces forces sont disciplinées et organisées, il peut rallier à lui les masses de droite, qui recherchent toujours une force susceptible de les rassurer (1)."

Trois décennies plus tard, Fabrice Robert, chef de file du Bloc identitaire, loue à son tour dans sa revue "ID magazine" "la violence politique" comme "une juste et impérieuse nécessité (...), l'une des méthodes les plus efficaces qui s'offre aux minorités politiques pour faire entendre leur message".

 

S'imposer par la force pour se faire craindre des autres courants politiques et les faire plier, tel est le combat à mener. C'est le sens de ces parades d'opérette dont sont friands les groupuscules d'extrême droite. Militants casqués, croix celtique, rangers, pas cadencé, ils affichent leurs oripeaux virils et communient dans une esthétique de la violence.

 

 

Le flambeau de la violence

 

Une kyrielle d'organisations (JNR, GUD, OEuvre française, etc.) parade tous les ans, le 9 mai, rue de Rivoli, à Paris, lors d'un défilé en hommage à Sébastien Deyzieu, jeune militant mort en tombant d'un immeuble en mai 1994 alors qu'il était pourchassé par la police à l'occasion d'une manifestation interdite du GUD et des JNR contre "l'impérialisme américain". Car l'extrême droite a le culte de ses morts, de ses "martyrs" qu'elle vénère sur le pavé aux cris de "Europe, jeunesse, révolution !", "La France aux Français !" ou "Ni droite ni gauche, Troisième Voie !".

 

Les générations militantes se transmettent ce flambeau de la violence. A la fin des années 1970, l'ancien dirigeant du GUD, Philippe Péninque, récemment devenu célèbre lorsqu'on a appris qu'il avait ouvert un compte en Suisse à son ami Jérôme Cahuzac, avait achevé son cursus à Sciences-Po par un mémoire de DEA intitulé... "la Politique à coups de poing ou l'extrême droite extra-parlementaire de 1968 à 1975", un travail universitaire qui prenait la forme d'une longue litanie de "bastons" et d'affrontements entre "SO" (services d'ordre). La même geste guerrière est narrée par une dizaine d'anciens responsables du GUD dans un album à la gloire du "rat noir" (2), l'emblème du mouvement, publié en 1995 à l'instigation de Frédéric Châtillon, ancien "gudard" devenu, comme Péninque, un proche conseiller très écouté de Marine Le Pen.

 

 

Batailles rangées

 

Autant d'éléments qui ont conduit la sociologue Birgitta Orfali à accoler au militant d'extrême droite le concept d'"homme de violence" : "L'homme de violence est ainsi dénommé car c'est la notion de lutte, de combat qui retient toute son attention. L'opposition violente à tout adversaire (individu ou groupe) le caractérise. L'antagonisme, le conflit sont les lieux par excellence qui définissent ce type (3)."

 

Depuis une vingtaine d'années, l'expression publique de cette violence a toutefois changé de nature. "Dans les années 1960 et 1970, et jusqu'à la fin des années 1980, on assistait dans Paris à des batailles rangées, préparées, presque encadrées, entre organisations rivales, fascistes contre gauchistes, raconte Philippe Lamy, chercheur en sciences politiques. Aujourd'hui, il y a davantage de petits groupes autonomes." "On est passé d'une violence politique collective à des actes individuels de droit commun", ajoute Nicolas Lebourg.

 

 

Le rapport au Front national

 

Une violence que la vitrine électorale de l'extrême droite récuse avec force. Pourtant, depuis trente ans, le rapport de tous ces groupuscules au Front national reste ambivalent. Comme l'écrivent Jean-Yves Camus et Stéphane François (4), d'un côté, l'ascension du FN "canalise les pulsions de violence et les détourne symboliquement vers le militantisme et le vote", de l'autre "son inscription dans le cadre démocratique, rejetée par une minorité, génère des micro-partis qui sont des scissions radicales du FN".

 

Le parti lepéniste a fréquemment puisé du sang neuf dans la mouvance skinhead, notamment pour assurer son service d'ordre. Avant d'écarter ces énergumènes devenus politiquement - et médiatiquement - gênants. Bref, l'histoire des relations du Front national et des crânes rasés, c'est "Je t'aime, moi non plus". Fondateur du Département Protection Sécurité (DPS), le service d'ordre du FN, l'ancien para Roger Holeindre les avait écartés une première fois au milieu des années 1980. Mais ils n'ont pas tardé à revenir.

 

 

"Petites cervelles"

 

Certes, le FN n'a pas hésité à les dénoncer à la police lors d'incidents violents comme ce fut le cas le 1er mai 1993, durant son défilé annuel en l'honneur de Jeanne d'Arc, et surtout deux ans plus tard, lors de la mort par noyade du jeune marocain Brahim Bouarram, poussé dans la Seine par un groupe de skins. Et pourtant, en 2009, 2010 et encore en 2011, quelques dizaines de crânes rasés défilaient toujours derrière les élus frontistes le 1er mai.

L'année suivante, ce sont même des gros bras des JNR de Serge Ayoub qui assuraient la sécurité de Marine Le Pen lors du même défilé. Les "petites cervelles" moquées par la présidente du FN n'en finissent pas de lui coller aux basques. Un peu comme ces cousins encombrants qui déblatèrent en bout de table au repas du dimanche, mais qu'on n'ose pas virer car ils font quand même partie de la famille.

 

(1) "La Droite nationale en France de 1971 à 1975", par François Duprat, Editions de l'Homme libre, page 160.
(2) "Les Rats maudits", Collectif, Editions des Monts d'Arrée.
(3) "L'adhésion au Front national", par Birgitta Orfali, Editions Kimé.
(4) "L'Extrême droite en France et la violence politique", par Jean-Yves Camus et Stéphane François, Revue des Sciences sociales.

 

Le nouvel Obs

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Violente agression de Julien Rochedy (FN)Vgevaudan 18/06/2013 18:58


desoler mais je ne l'avai pas vu au bout d'un bon moment mea culpa et toutes mes excuse le site reste tres bien

Violente agression de Julien Rochedy (FN)Vgevaudan 18/06/2013 16:24


dav c'est pas gentil d'avoir virer mon poste qui n'etai la que pour eclairer les abitués


c'est domage ce site est pourtant bien quand on y met pas de politique sansation et orientée

Dav 18/06/2013 17:57



Aucun post n'est "viré" sauf ceux ne respectant pas la déontologie!



Violente agression de Julien Rochedy (FN)Vgevaudan 18/06/2013 13:18


Violente agression de Julien Rochedy (FN)
http://www.fdesouche.com/272111-violente-agression-de-julien-rochedy-fn

Agression de militants FN à Saint-Etienne, 5 interpellations.
http://www.fdesouche.com/332558-11-novembre-bagarre-extreme-gauche-fn-saint-etienne-5-interpellations

Militants FN agressés à Bourg-La-Reine et à Sceaux
http://www.fdesouche.com/336320-militants-fn-agresses-a-bourg-la-reine-et-a-sceaux-92

Deux militants du FN agressés à Carhaix
http://www.fdesouche.com/304863-deux-militants-du-fn-agresses-a-carhaix

Deux jeunes militants du FNJ de la Somme agressés par des individus du Front de gauche
http://www.fdesouche.com/304284-deux-jeunes-militants-du-fnj-de-la-somme-agresses-par-des-individus-du-front-de-gauche

1er mai : des militants du PS et du Front de Gauche agressent des militants FN
http://www.fdesouche.com/297988-1er-mai-des-militants-du-ps-et-du-front-de-gauche-agressent-des-militants-fn

Trois militants du Front de gauche en garde à vue à Lyon après une agression dans un bar
http://www.fdesouche.com/291294-trois-militants-du-front-de-gauche-en-garde-a-vue-a-lyon-apres-une-agression-dans-un-bar

Metz : un membre du FN menacé par arme à feu
http://www.fdesouche.com/360291-metz-un-membre-du-fn-menace-par-arme-a-feu


http://www.fait-religieux.com/france/faits_divers_justice/2013/06/04/la_ligue_de_defense_juive_revendique_une_agression


voilaquelques liens qui te rappelle que tout n'est pas dit et je te conseille de visionner tout particulierement le dernier et de bien regarder la date et le dernier commentaire il n'y a
pas de blanc ou de noir dans ce bas monde que du gris

Hollandivecuite 18/06/2013 02:01


je sais pas qui tien ce site mais plus manipulable tu meurs . sortir les conneries des medias franchement faut pas réffléchir par soit meme deux secondes .


surtout quand on voit que c'est la gauche et l'extréme gauche qui sont les fachos et les plus violents et ça peut importe le pays et l'époque et surtout quand ont sait que rien que le FN c'est le
Ps qui l'a inventer pour se faire passer pour un gentil , mais manque de bol le Fn c'est retourné contre son créateur.


 


donc un conseil , documente toi nettement plus avant de balancer des articles de merdes qui sont la justement pour foutre encore plus la merde dans notre pays .

christian 17/06/2013 18:41


Sans faire de politique ....mais Marine dit a voix haute ce que les hommes politiques hypocrites de gauche et de droite parlent en coulisse  ....et elle n a pas tout ses torts

gwendal 16/06/2013 23:30


 « loi du 10 janvier 1936 sur les groupes de combat et milices privées qui avait permis à Léon Blum d'interdire les
ligues factieuses qui voulaient renverser la République »


...ceux qui sentaient la guerre arriver et voulaient l'éviter


 


 «François Duprat, ancien numéro deux du FN, mort dans un attentat en 1978 »


...malheureusement, il n'est pas le seul a avoir été tué lachement par les opposants au fn: une 12aine de membre du fn ont été tués, alors qu'ils collaient des affiches électorales, par des
gens d'extrème gauche ...et le nombre des blessés et d'handicapés a vie est encore plus nombreux. Il y a aussi
l'attentat qui a faillit tuer toute la famille le pen il y a des années (marine le pen était alors une enfant)
...mais bien sur les journaleux "bien pensants" n'en parlent jamais!


Pour avoir habité près de La Trinité sur Mer, je peux assurer que ça a choqué beaucoup de gens, car les le pen ont leur toute première maison familliale là-bas! Dans les années 90 les gens en
parlaient encore souvent car tous les plus vieux avaient connu jean marie le pen alors qu'il était un gamin (unanimement décrit comme très poli, travailleur, et serviable).


Il y a des gens biens à gauche et il y a des gens biens à droite! Mais à chaque fois que je vois une injustice (dans
le traitement de l'information par exemple), je la pointe du doigt!


Pas la peine de me traiter de fachiste, car j'aimais aussi beaucoup georges marchais (tout comme mes grand-parents paternels qui étaient communistes). C'est dommage qu'il n'y en ait plus un seul qui lui arrive a la cheville à gauche depuis très longtemps...!

Man 16/06/2013 21:49


Et l'extrème GAUCHE, je suppose que : elle, elle est gentille alors !!!!!


Tant que les être humains appartiennent à une identité, quelle qu'elle soit, ils sont dangereux....

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