La polémique fait rage au sein de la communauté des astrophysiciens. La semaine dernière, Stephen Hawking, cosmologue britannique à l'origine de la théorie du trou noir, a remis en cause sa propre position sur le sujet, exposée pour la première fois en 1974.

Selon lui, les trous noirs --ces espaces situés dans l'univers capables d'engloutir des galaxies et de faire disparaître la lumière-- pourraient en fait ne pas être tels qu'il les a décrits il y a quarante ans.

Dans un article de quatre pages intitulé "Information preservation and weather forecasting for black holes" ("Préservation de l'information et prévisions météorologiques pour les trous noirs"), Stephen Hawking a déclaré: "Il n'y a pas de trou noir, dans le sens où la lumière ne peut s'échapper vers l'infini".

En d'autres termes, le cosmologue de 72 ans admet aujourd'hui que la lumière est sûrement capable de percer ce qu'il décrivait dans le temps comme un vide sans possibilité de retour. La matière et l'énergie pourraient en réalité être retenues temporairement avant d'être relâchées dans l'espace.

L'une des principales spécificités des trous noirs, appelée «horizon des événements», est donc aujourd'hui remise en cause par celui qui a théorisé son existence. «Avant la semaine dernière, on avait dans l'idée que, dès qu'un objet est jeté dans un trou noir, toute l'information sur ses propriétés est perdue», explique Harald Pfeiffer, professeur d'astrophysique à l'université de Toronto.

C'est pourquoi Stephen Hawking suggère maintenant de parler d'"horizons apparents": des espaces retenant la matière et la lumière sur une courte période.

 

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