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Stéréotypes garçons filles : la nouvelle frontière de l'égalité entre les sexes

Publié par David Jarry - Webmaster sur 15 Janvier 2014, 21:39pm

Catégories : #Société

EDUCATION - Un jour, les filles feront de la boxe et les garçons voudront tous travailler dans le social. C'est déjà un peu le cas aujourd'hui mais pas assez selon un rapport du Commissariat général à la stratégie sur la lutte contre les stéréotypes filles-garçons, remis à la ministre du Droit de femmes Najat Valaud-Belkacem ce mercredi 15 janvier.

L'avant propos donne le ton: "Les parcours sociaux, familiaux et professionnels des hommes et des femmes ne peuvent être la simple résultante de préférences individuelles, ils résultent aussi des systèmes de représentations figés, de clichés de ce qui fait traditionnellement le masculin et le féminin". Car au-delà de la question de l'égalité hommes-femmes garantie par la loi, les écarts entre les deux genres persistent.

 

stéréotypes garçons filles

 

 

Des exemples? Il y en a plein. Le taux de masculinisation des métiers de la petite enfance oscille entre 1,3% et 1,5%. Seuls 17% des métiers, qui représentant 16% des emplois, peuvent se targuer d'une mixité comprise entre 40% et 60%. Tous les chiffres le confirment, les garçons font de sport quand les filles s'investissent davantage dans les loisirs culturels... Comme si la question de l'égalité butait sur celle des clichés.

 

Dans le sillage du secteur privé

 

Et c'est peut-être la raison pour laquelle le secteur privé n'a pas attendu le gouvernement pour mobiliser cet enjeu.

En France, le Laboratoire de l'égalité, une organisation qui milite pour l'égalité entre les sexes a créé un "laboratoire des stéréotypes" qui organise depuis 2012 rencontres et conférences pour "rendre visible l’invisible, dans les champs de l’éducation, des médias et du travail".

Dans le monde du travail justement, les femmes ne sont pas en reste. Les hommes aussi revendiquent leur part dans la lutte contre les stéréotypes. En témoignent les cercles de Happy Men créés par l'association Mercredi C Papa.

 

Leur objectif, permettre aux hommes d'une même entreprise de se fédérer et militer en faveur de davantage d'égalité entre les sexes. Du partage du congé parental, à l'équilibre vie privée/vie professionnelle, le postulat de ces hommes qui s'imaginent heureux est que "le système qui discrimine professionnellement les femmes ne fait pas pour autant le bonheur des hommes".

Parmi ses partenaires, l'association peut compter sur plusieurs grosses entreprises françaises à l'iamge Orange, de BNP-Paribas, GDF-Suez ou encore le Crédit Agricole.

 

Evolution de la société

 

Mais lutter contre les stéréotypes n'est pas qu'une question d'égalité, cet engagement répond aussi à une demande. Comme pour mieux souligner à quel point la notion de genre a évolué.

Fini le temps où les petits garçons jouaient aux pompiers et les filles à la dînette. Fin 2011, les magasins U créaient la surprise en proposant un catalogue de jouets dégenré. La décision n'avait rien d'un acte militant, il s'agissait bien davantage de répondre à une demande formulée par les clients, précisait alors la direction.

Cette dynamique ne se limite pas à la France mais bien à l'Occident. Aux Etats-Unis, les initiatives pour lutter contre les stéréotypes sont de plus en plus nombreuses à l'image de GoldieBlox, une entreprise américaine spécialisée dans la vente de jouets de construction ou de bricolage pour les petites filles.

Malgré ces projets, les clichés ont toujours la vie dure. Depuis une vingtaine d'années, les études se suivent et se ressemblent pour dénoncer le "gender bias", ce fameux biais en faveur du genre masculin qui serait particulièrement présent dans les manuels scolaires anglo-saxons.

 

Changer le quotidien

 

Revoir de fond en comble nos manuels scolaires, c'est d'ailleurs l'une des 30 propositions du rapport présenté ce jour à la ministre du Droit des femmes, Najat Valaud-Belkacem.

De la maternelle au lycée, en passant par le collège, les collectivités, l'école, la maison mais aussi l'entreprise, celles-ci visent à briser le formatage en luttant contre ses effets incarnés par la division sexuelle du travail. De quoi profondément modifier la vie quotidienne des français.

Démonstration avec ce pot pourri regroupant 10 de ces propositions qui sont autant d'indices de ce à quoi pourrait ressembler une France "dégenrée".

 

Le HuffPost  |  Par Stanislas Kraland

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lasorciererouge 07/03/2014 20:54


https://www.youtube.com/watch?v=qmB3fexQul0


 


Doc: L'éducation interdite vostfr

É.G.D. ☼ 16/01/2014 01:25


Ils commencent à me peler les ... les choses, les organisations comme le commissariat général à la stratégie, ou le laboratoire de l'égalité !


NON, bordel, les hommes et les femmes ne sont pas égaux !


Loin de là !


Et ce n'est pas avec des conneries de lois et de règlements que ces idiots vont rendre subitement les femmes et les hommes identiques  !


Bonne nuit quand même...

Caroline.D 16/01/2014 00:41


C'est super de vouloir valoriser autant les filles que les garçons dans tous les sujets à l'école.


C'est autre chose de dénoncer les stéréotypes comme quelque chose de mauvais. Demandez à un psychologue ce qu'il en pense avant de demander aux clients U. Les stéréotypes sont des modèles clefs
des attentes de la communauté aucquels se réfèrent les enfants pour se projeter et se développer pour trouver une future place dans cette communauté. Les stéréotypes ne sont ni bon ni mauvais
mais correspondent à l'image que la communauté fait de sa société dans le présent.


A  vouloir trop protéger son enfant des stéréotypes on lui fait vivre un rêve et on le conditionne à ne pas être en phase avec sa communauté, voir à en être rejeté. C'est bien de vouloir
changer le monde, mais garder un pieds dans la réalité ne fait pas de mal.

gwendal 15/01/2014 23:29


C'est une frontière quasi théologique (ou dogmatique) que décrit cet article, alors que la frontière physique est elle sans équivoque: une femme, même sportive, bouzillera ses articulations et affaiblira sa musculature en quelques années à peine en exercant
un métier d'homme...


Au fait, quelle a été la santé des femmes qui ont justement exercé des métiers d'hommes dans l'industrie de l'armement et l'agroalimentaire pendant, et surtout après, la dernière guerre
mondiale (donc pendant 6 ans et un peu plus) Il y a des études sur tout, alors on ne me fera pas
croire qu'il n'y en aurait pas sur elles...

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