Le Nouveau Paradigme

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Commencer à penser par soi même c'est déjà faire partie de la solution


Stonehenge aurait été inspiré par des illusions sonores

Publié par Dav sur 21 Février 2012, 12:51pm

Catégories : #Mythologies - Civilisations anciennes

Les mégalithes de Stonehenge dans la plaine de Salisbury, dans le sud de l'Angleterre. Crédits photo: AP/Chris Ison
Les mégalithes de Stonehenge dans la plaine de Salisbury, dans le sud de l'Angleterre. Crédits photo: AP/Chris IsonCrédits photo : Chris Ison/AP
  • La disposition du cercle de pierre du Néolithique a été conçue pour reproduire d'étranges effets musicaux.

Un chercheur américain a proposé une hypothèse très originale pour expliquer l'arrangement des mégalithes géants de Stonehenge dans le sud de l'Angleterre. L'acousticien Steven Waller estime que le monument préhistorique a été construit pour reproduire l'effet d'illusions sonores que l'on entend en présence de deux instruments jouant la même note de musique.

Le rôle précis et la signification du célèbre cercle de pierre érigé il y a 4500 ans font encore l'objet de nombreux débats, avec des interprétations allant d'un lieu de culte druidique à un usage purement astronomique. Cette nouvelle hypothèse ne mettra sûrement pas tout le monde d'accord. Steven Waller, qui est chercheur indépendant en Californie, s'appuie tout de même sur une série d'expériences qu'il a réalisée avec des cobayes, et qu'il a présentée cette semaine à Vancouver à l'occasion du grand congrès scientifique de la société américaine pour l'avancement des sciences (AAAS).

L'effet que décrit le chercheur se produit en présence de deux instruments qui jouent la même note en même temps. Selon l'endroit où on se place par rapport aux deux instruments, les interférences entre les ondes sonores font varier l'intensité, avec des pics plus forts par endroits et d'autres où la note est au contraire très atténuée.

Pour son expérience, le chercheur a placé deux flûtes à deux mètres d'écart dans un champ et les a reliées à une pompe à air qui leur faisait jouer la même note en continu, un do à la fréquence de 1100 Hz. En évitant soigneusement de parler de Stonehenge ou d'effets acoustiques aux personnes faisant office de cobayes pour ne pas les influencer, il les a ensuite fait tourner autour des deux flûtes, yeux bandés. Quand il leur demandait ensuite de reconstruire l'environnement en fonction de ce qu'ils avaient entendu, ils ont évoqué la présence de gros obstacles régulièrement espacés en cercle qui occultaient la musique, récréant sans le savoir le plan de base du cercle intérieur de Stonehenge. «Quand les gens enlevaient leur bandeau et découvraient qu'ils étaient dans un champ totalement vide, ils étaient sidérés» a raconté Steven Waller à BBC News.

«Pour des personnes qui ne connaissent pas les effets d'atténuation et d'amplification des ondes, l'alternance si régulière des zones silencieuses et des zones bruyantes devait être totalement mystérieuse, et paraître magique», explique le scientifique dans sa présentation du phénomène.

«Je ne suis pas surpris par l'idée que les créateurs de Stonehenge aient pu avoir des considérations acoustiques et musicales en concevant le monument», estime Damian Murphy, chercheur à l'université de York qui a participé à un programme de reconstition des environnements acoustiques dans plusieurs sites historiques en Grande-Bretagne, dont Stonehenge, où ont été constatés d'importants effets de résonnances sonores. «Mais de la même manière qu'une cathédrale ou une grande église a des qualités indéniables pour faire résonner la musique, on peut tout de même se demander si l'acoustique était le premier souci des architectes lors de leur création», poursuit le chercheur britannique.

 

Par Cyrille Vanlerberghe
Grand reporter au service Sciences, LE FIGARO.fr

 

publi 3-4"Vers un nouveau paradigme"

2012 et après

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lasorciererouge 11/10/2012 21:30


72 dessins découverts sur les
pierres de Stonehenge


 


Une étude détaillée au scanner laser de l'ensemble du monument
a permis la découverte de 72 gravures de l'âge de bronze ancien dans 5 des pierres géantes.






Toutes ces œuvres d'art préhistoriques qui viennent d'être découvertes sont invisibles à l'œil nu; elles n'ont été mises en lumière qu'à la suite d'une étude au scanner laser qui a enregistré des
milliards de micro-points de la topographie des surfaces des 83 pierres restantes du monument.

Au total, ce sont près de 850 giga-octets de données qui ont été recueillies.

L'analyse détaillée de ces données - réalisée pour le compte de l'English Heritage- a révélé que des formes avaient été gravées sur les pierres
afin de créer des images de différentes tailles.


72 images découvertes !

Sur l'ensemble de ces dessins gravés qui viennent d'être découverts par l'analyse des données, 71 dépeignent des têtes de hache de l'Âge du Bronze haches et une concerne une dague de l'Age du
Bronze.
Avant ces étude au laser, 46 autres dessins gravés (également des têtes de hache et des poignards) sont connus ou soupçonnés à Stonehenge; pour la plupart, ils ont été
identifiés visuellement dans les années 1950.

Les 72 nouveaux dessins découverts ont «presque triplé le nombre de sculptures connues à Stonehenge. Et, cette galerie d'art du monument, en grande partie, constitue
aujourd'hui la plus importante collection de gravures rupestres préhistoriques dans le sud de la Grande-Bretagne.

Bien qu'elles soient aujourd'hui en grande partie invisible à l'œil nu, à l'Âge du Bronze, Ces images gravées dans la pierre non altérée (et donc de couleur plus claires) étaient clairement
visibles.

Ces révélations sont susceptibles d'avoir d'une grande importance pour la compréhension d'une partie essentielle de la vie de Stonehenge en tant que temple
préhistorique.
On sait déjà que, lors de la phase principale de la construction du monument au milieu du troisième millénaire avant JC, il avait été conçu avant tout comme un temple solaire, aligné sur les
solstices d'hiver et d'été.

Mais, comme Stonehenge évoluait au cours des siècles suivants, la mesure dans laquelle d'autres fonctions religieuses ont pu être ajoutées n'est pas encore connue.
Certes, dans la période 1800-1500 avant JC, un grand nombre de tombes monumentales individuelles ont été construites dans le paysage autour deStonehenge. Des structures
supplémentaires, comme des fosses rituelles circulaires, ont été disposées autour du monument.


La signification folklorique des haches et des poignards

Les têtes de hache taillées et les poignards appartiennent aussi à cette période énigmatique et peuvent représenter une sorte d'expansion ou de changement dans la fonction religieuse du grand
cercle de pierres.

Dans la tradition indo-européenne, les haches sont souvent associées aux divinités des tempêtes. Et, certaines croyances folkloriques européennes suggèrent que lorsque la lame de la hache est
tournée vers le haut, elle sert de talisman magique pour protéger les cultures, les personnes et les biens contre la foudre et les tempêtes.

Il doit donc donc y avoir potentiellement une explication si chacune des têtes de hache de Stonehenge pointent leur lame vers le ciels, tandis que les poignards
pointent vers le bas.
Les têtes de hache ont pu être gravées comme offrande votive pour apaiser un dieu de la tempête et ainsi protéger les
cultures.

Il doit aussi y avoir une raison si la majorités des dessins gravés se trouvent face à un ensemble de tombes à proximité (aux environs de la même période) ou le centre
de Stonehenge lui-même.

De rares indices provenant d'ailleurs en Grande-Bretagne suggèrent que les sculptures de têtes de hache et de poignards pourraient avoir des associations funéraires.

Les données du scanner laser montre que la plupart des images de têtes de hache ont exactement les mêmes dimensions que presque une demi-douzaine d'autres images de la "galerie d'art"
préhistorique de Stonehenge.
Ceci suggère que de véritables haches ont été utilisées comme pochoirs pour produire ces images.
Si c'est le cas, les plus grandes haches dépeintes, jusqu'à 46 centimètres de long, représentent des objets qui étaient beaucoup plus grands que ce que les archéologues ont déjà trouvé. ces
haches devaient être destinées a un usage purement cérémoniel ou rituel.

"Ces nouvelles découvertes sont d'une importance énorme. elles montrent également comment les nouvelles technologies peuvent extraire des informations cruciales et jusque là insoupçonnées
d'un monument comme Stonehenge", a déclaré Marcus Abbott, chef de la géomatique et de la visualisation àArcHeritage.

"Alors que les images jusqu'alors invisibles ont commencé à apparaître sur nos écrans d'ordinateur, nous avons regardé avec incrédulité la quantité considérable de sculptures révélées",
a-t-il ajouté.


L'étude a également apporté de nouvelles connaissances sur Stonehenge.

Elle a révélé, grâce à l'examen de la façon dont les surfaces des pierres ont été finement travaillées, que le temple préhistorique tout entier a été construit pour être vu, à l'origine, depuis
le du nord-est.
C'est d'ailleurs le côté du monument qui est approché par ce que les archéologues ont longtemps cru être une voie processionnelle, alignée avec les solstices.
Il semble maintenant que Stonehenge a été construit pour être vu de cette direction; cela suggère qu'une sorte de procession religieuse faisait son chemin vers le
monument, le long de cette route, sans doute au milieu de l'hiver et de l'été.

L'analyse détaillée des données montre également que l'une des pierres du côté sud-ouest du monument a également été délibérément travaillée et façonnée pour permettre une ligne de vue jusqu'au
soleil couchant le jour du solstice d'hiver.
Ceci, suggère que le côté sud-ouest du monument fut entièrement fonctionnel, mettant à mal les théories arguant que Stonehenge ne fut jamais achevé.

Cela implique donc, qu'à un certain stade de son histoire, il y a eu une tentative délibérée de sa destruction.

Ce qui est particulièrement étonnant, est la découverte grâce au scanner laser que les tailleurs de pierre préhistoriques, qui ont participé à la création deStonehenge, ont
utilisé deux techniques

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