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Strasbourg : les abris d'urgence pour SDF inventés par deux architectes

Publié par David Jarry - Webmaster sur 27 Janvier 2014, 07:26am

Catégories : #Société

 

Les architectes Nicolas Wojcik et Nicolas Roth présentent le prototype de leur capsule pourt les sans abris. AFP PHOTO/FREDERICK FLORIN 

Les architectes Nicolas Wojcik et Nicolas Roth présentent le prototype de leur capsule pourt les sans abris. AFP PHOTO/FREDERICK FLORIN

Une porte, un toit et un lit individuel, le tout installé dans une capsule fermée aussi grande qu’une demi-place de parking, c’est le pari de deux Strasbourgeois qui veulent proposer une solution aux SDF notamment en période de froid. Un projet récemment récompensé par le dispositif « Alsace Terre de Jeunes Talents ».

«C’est comme une tente mais en plus solide», expliquent Nicolas Roth, 24 ans, et Nicolas Wojcik, 23 ans, deux jeunes architectes formés à Strasbourg, en retirant sous la pluie la bâche qui recouvre le prototype de ce box visible sur le parking de l’association Emmaüs. Un projet récemment récompensé par le dispositif « Alsace Terre de Jeunes Talents ».

Sur une surface de 3,75 mètres carrés, le plus petit modèle qui comprend un lit en hamac, une porte fermée à clé, des rangements et une fenêtre, a vocation d’abriter une personne et un chien. Quatre panneaux de particules en bois forment la structure de ce toit au confort certes spartiate, mais raccordable à l’électricité.

«C’est un abri d’urgence, notamment pour les périodes de grand froid (...) Sa fonction principale, c’est de dormir, avec la possibilité d’installer un petit chauffage», précise Nicolas Roth.

Les deux Nicolas y voient un moyen de «sécuriser» les personnes à la rue. «Ces personnes peuvent se faire voler dans les dortoirs. Ici l’idée est de créer un cocon intime», souligne le duo assis au sec dans sa capsule.
Selon Emmaüs, la France comptait fin 2013, 141.500 personnes privées de domicile fixe.

D’un coût de fabrication estimé entre 2.400 et 2.600 euros, ces abris ont vocation à être empruntés successivement par plusieurs personnes.

Les deux hommes ont aussi dans leurs tiroirs des modèles plus grands et modulables, d’une surface de 12 m2, pouvant être équipés de sanitaires, d’une kitchenette, d’un bureau ou d’un deuxième lit.

Malgré l’accueil favorable de sans-abri, ils ont aussi rencontré des réserves. «Certains nous on dit qu’à force de dormir dehors, il leur serait difficile de dormir dans un endroit clos.»

 

Un compromis entre la rue et le foyer

 
Leur idée, quoi qu’il en soit, tombe à pic eu égard à la situation de l’hébergement d’urgence qui fait partie des priorités de la ministre du Logement, Cécile Duflot. Un projet de loi visant à réformer l’hébergement d’urgence attend actuellement le feu vert définitif de l’Assemblée nationale. Le texte consacre une place aux idées innovantes pour lesquelles l’Etat lancerait un appel à projet.

Selon la Fédération nationale des associations de réinsertion sociale (Fnars), plusieurs sociétés développent actuellement des abris d’urgence.

A Lille et à Lyon, des constructions en préfabriqués ont permis de mettre en place des «villages d’insertion» pour personnes en détresse. A Marseille, c’est un village de bungalows en bois pour grands marginaux qui a ouvert en 2009.

«Ce type d’initiative est toujours une bonne chose quand on connaît la tension aujourd’hui sur la situation de l’hébergement d’urgence», fait remarquer Laura Charrier, chargée de mission en veille sociale et hébergement auprès de la Fnars.

Une récente enquête a montré que les sans domicile fixe étaient nombreux en effet à trouver porte close devant les foyers d’hébergement. En décembre, 43% des sans-abri qui avaient sollicité le 115, numéro d’appel d’urgence, n’avaient pas obtenu de place à Paris, et 61% en province, selon la Fnars.

Mme Charrier y voit «une solution pertinente qui peut être mobilisée de manière ponctuelle face à des publics qui aujourd’hui sont à la rue et hébergés dans des hôtels et des gymnases».

«L’idée de la cabane n’est pas nouvelle, mais le fait de lui donner une vraie structure, ça c’est une très bonne chose», note Jean Olekhnovitch, responsable de l’Armée du Salut à Strasbourg. «La cabane est un bon compromis entre la rue et les quatre murs (du foyer) qui sont insupportables» pour une partie des sans-abri.
Mais des questions subsistent: «Où la poser?», s’interroge-il. A cela s’ajoute le volet accompagnement et encadrement. Sans protection, ces box risquent aussi de devenir des «lieux convoités pour lesquels on va se bagarrer», prévient-il.

Ces box pourraient trouver preneur parmi les marginaux isolés. A Strasbourg ils seraient une trentaine. A charge pour la société de faire «une petite place à ces +Indiens dans la ville+», souligne M. Olekhnovitch.  

 
 AFP
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Luc 28/01/2014 10:05


... Ou comment une société bourgeoise qui s'empifre à vomir tente de se donner bonne conscience en se camouflant derrière des rustines inefficaces.

gwendal 28/01/2014 03:20


Une bonne idée ...qui ne sera utile qu'à ceux qui ont du mal a dormir dans un lieu fermé, car ils pourront laisser la porte ouverte (au moins ils seront à l'abris du vent, s'ils peuvent 
pivoter la cabane à leur convenance).


Pour tous ceux qui n'ont pas de difficultés a dormir "enfermé", il y a des quantités de bureaux et autres locaux vides (et non promis à une utilisation à court terme), dans toutes les
viles


Miss dufflot aura-t-elle le courage politique de lancer une méga réquisition ...avant les grands froids Combien
vaut 10.000 m2 de moquette de bureau (basique et peu jolie) peut-êtte à changer ensuite, par rapport à la vies de milliers de personnes...


Si les services de MMe Dufflot ne sont pas capables d'installer des sanitaires provisoires, dans des bâtiments non prévus à usage d'habitation, en un temps record, je lui suggère d'embaucher des
gitans ...car eux savent le faire Ca me
fais penser qu'il faut que j'aille voir la partie gitanne de ma famille ...dont je ne connais que le nom)  pour qu'ils m'apprennent à jouer avec la guitarre de ma mère ...qui ne devrait pas prendre la poussière (même dans une housse, la poussière rentre)

Yann 27/01/2014 13:49


Je pense aussi que c'est une mauvaise idée qui part d'un bon sentiment. Et puis, qui en voudra en face de chez lui ? on a vu ce que donnait l'initiative des tentes sur le canal Saint-Martin, à
Paris. C'est aussi laid que la misère que ce dispositif voudrait accueillir.

Telumasinoz 27/01/2014 11:24


Bonjour,


c'est une bonne et ....une mauvaise idée également je trouve.


Le piège: que d'un solution dite d'urgence et provisoire , cela devienne quelque chose de courant et totalement acceptée,


plus encore que cela déculpabilise cette société pour qu'elle en vienne à se dire:  "il n'y a plus de problème, les sdfs ont un toit et on ne se pose pas la question de savoir lequel".


 


merci pour vote travail


 


Asm

ummite 27/01/2014 10:54


je ne la sent pas vraiment cette affaire ! je pense plus à une anticipation d'afflux d'étrangers .


qui va financer ces petits réduits ? comment vont payer les occupants provisoir , et avec quel argent ?


non vraiment je ne la sent pas cette affaire , partie sans aucun doute de bons sentiments de la part de ses concepteurs , mais qui servira pour d'autres objectifs .

colon 27/01/2014 09:28


bravo et encouragements,ne faisons pas comme les politiques qui eux,malgres


ce qu'ils disent font tout le contraire:il n'y a pas de veritable politique d'aides


aux SDF,aux plus demunis,c'est constamment un combat.............................


bravo a ces 2architectes !

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