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Témoignage : «J'ai vu un charnier de milliers d'ailerons de requins»

Publié par Dav sur 10 Janvier 2013, 13:19pm

Catégories : #Environnement

 

 

 

TÉMOIGNAGE - En escale à Hong Kong pendant un tour du monde, Olivier F a eu vent de l'existence d'un immeuble où étaient stockés des milliers d'ailerons de requins. Sur place, il a photographié le produit d'un massacre toujours aussi controversé.

 

Sur le blog d’un photographe, Alex Hofford, j’ai découvert un «post» dans lequel il indiquait l’emplacement exact d’un immeuble où séchaient des milliers d’ailerons de requins.

 

 

Le 3 janvier dernier, je m’y suis donc rendu afin de voir ce fameux toit, conscient que cela présentait quelques risques, car le sujet des ailerons de requins est assez épineux ici. À quelques minutes à pied du terminus du tramway de Kennedy Town, l’immeuble se situe au 64 Victoria Road, dans un building appelé «Kwong Ga Factory Building».

Arrivé au vingtième étage, je demande à deux personnes si je peux aller sur le toit, mais elles ne parlent pas anglais… L’une des deux me fait un signe de la tête, je décide donc d'avancer et de franchir la porte.

 

Des ailerons longs comme le bras 

 

C’est alors avec stupéfaction que je découvre des milliers d’ailerons de requins en train de sécher sur ce toit d’immeuble. Les bras m'en tombent littéralement : c’est un véritable charnier ! Certains sont disposés sur des bâches en plastiques, d’autres sur des palettes en bois, et d’autres accrochés par des trombones (suspendus sur une sorte de grande cage en métal).

 

La taille des ailerons est incroyable : certains sont de la taille de mon bras ! Le toit est fait de deux niveaux, et le niveau supérieur n’est accessible que par une échelle métallique dépliable bloquée par un cadenas. J’escalade cette échelle afin d’avoir une vue sur tout le toit : la vue y est encore plus impressionnante.

 

Quinze minutes plus tard, j’entends du bruit. Dans un petit moment de panique, j'imagine que d’autres «gardiens» vont venir pour me faire descendre, et confisquer mes cartes mémoires d’appareil photo. Par chance, un groupe de sept personnes, venues elles aussi immortaliser la scène, me rejoignent : parmi elles, Alex Hofford, le photographe grâce à qui j'ai découvert cet immeuble, et d'autres faisant partie du réseau très fermé de photographes ou d'activistes sensibilisés sur ce sujet environnemental à Hong Kong. La plupart d'entre eux se connaissent, et certains étaient déjà venus la veille.

 

Après vingt minutes de photos et de films, le ton monte : notre groupe est surpris par deux autres personnes qui nous demandent de redescendre. Quelques heures plus tard, je constate sur Internet qu’il y a déjà des articles au sujet de ce toit couvert d’ailerons de requins (à l’approche du Nouvel An chinois). Cette scène est inédite et n'a jamais été photographiée en Asie, ni probablement dans le monde.

 

En publiant ces photos, je veux dénoncer ces actes de barbarie que sont le «shark finning» (pratique de la pêche aux requins, dont on découpe les ailerons à bord du bateau, avant de les relâcher vivants dans l'eau) et l’horrible commerce de ces ailerons à Hong-Kong, plateforme mondiale de ce type de produit, et en Chine, principal pays demandeur de ces ailerons

Auteur Anonyme le Figaro.fr

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Le Verseau 11/01/2013 16:53


Le sordide ne tue pas hélas, on devrait couper les parties intimes des gens qui font çà, et çà serait justice..

Isa 11/01/2013 13:09


Quel gaspillage! Seulement pour leurs ailerons et les relâcher comme ça! La chair de requin doit être bonne, alors pourquoi pas une pêche "normale" ou tout serait utilisé? C'est effectivement du
massacre. Avec le commerce de l'ivoire, la bile des ours, et ces connards de japs qui continuent la chasse à la baleine pour des pseudo motifs scientifiques... Ils sont où les résultats de leurs
soit disant recherches?  On a jamais vu des crimes pour motif scientifique. A part dans les labos, si tout se
savait... Il y avait certes Mengele dans les camps de concentration, mais c'est encore une autre histoire.. Raz-le-bol de ces dégénérés!

christian 10/01/2013 18:52


n importe comment les chinois dans quelques années n auront plus rien a bouffer, comme les mers se vident d année en année alors le calcul se fais vite....

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