Jeudi 2 février 2012 4 02 /02 /Fév /2012 13:08
 

Modélisation du satellite d'observation Rosat, qui s'est écrasé sur Terre en octobre. EADS Astrium/dapd

En octobre 2011, le satellite allemand Rosat se désintégrait dans l'atmosphère et ses débris chutaient vertigineusement sur la planète Terre. En évitant de justesse une catastrophe – si tant est que leur plongeon final dans le golfe du Bengale n'en est pas une. Selon un scientifique de l'Agence spatiale européenne (ESA), si ces bolides, filant à 450 kilomètres/heure, étaient tombés "7 à 10 minutes" plus tard, ils auraient atteint Pékin et ses quelque 20 millions d'habitants. La capitale chinoise était pile dans leur trajectoire, rapporte Der Spiegel . En général, seulement 20 à 40 % d'un satellite qui sombre dans l'atmosphère atteint le sol. Dans le cas de Rosat, engin particulièrement résistant et pesant 2,5 tonnes, la proportion devait atteindre 60 %. On n'ose imaginer les cratères fumant dans les quartiers peuplés de la mégapole ou sur la vaste place Tiananmen.

Les scientifiques de l'ESA gardaient un œil sur le satellite depuis 1999, date à laquelle il cessa ses activités et commença à dévier de son orbite, échappant à tout contrôle. Mais cette surveillance a une efficacité limitée, le point de chute n'étant calculable qu'au dernier moment. Rosat avait pris son envol le 1er juin 1990, et l'Allemagne était fière de ce petit bijou composé des "technologies les plus modernes", s'émeut le quotidien allemand Der Spiegel. Pendant neuf ans, il a scanné l'univers en quête de rayons X, détectant des dizaines de milliers de sources de radiations, dont des galaxies lointaines et des trous noirs. Mais le destin de ces objets volants reste problématique.

En effet, nos rêves d'exploration spatiale ont jonché de débris l'orbite de la Terre. La NASA en a comptabilisé 22 000, auxquels viennent s'ajouter des millions de fragments trop petits pour être enregistrés. Cette décharge en apesanteur met en péril satellites et astronautes. Quand elle ne menace pas notre bas monde : en septembre, le suspense est monté autour d'un satellite de la NASA qui menaçait de tomber sur les Etats-Unis. En janvier, c'est un engin russo-chinois qui plongeait sur l'Amérique du Sud. Les deux ont finalement terminé leur course dans l'océan Pacifique. En France, l'armée de l'air veille en tout cas au grain. Dans les colonnes du Monde, le lieutenant-colonel Gardien rappelait les efforts déployés pour tenter de prévoir ces chutes aléatoires, très difficiles à suivre par les radars, et qui entraînent "impacts violents et incendies, parfois matières dangereuses".

 

Source: Big Browser

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2012 et après


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