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Un ver plat d'une espèce inconnue en Europe envahit la France

Publié par David Jarry - Webmaster sur 5 Mars 2014, 18:15pm

Catégories : #Environnement

Des scientifiques ont découvert à Caen, un ver plat d'une espèce jusqu'ici inconnue en Europe. Originaire de Nouvelle-Guinée, le plathelminthe est classé parmi les espèces envahissantes les plus néfastes au monde.

 

Après le frelon asiatique et l'écureuil de Corée, la France se retrouve face à une autre espèce exotique envahissante : un ver de Nouvelle-Guinée connu sous le nom de Platydemus manokwari. Une équipe de chercheurs internationale vient de constater sa présence à Caen, plus précisément dans une serre du Jardin des Plantes de la ville de Basse-Normandie. C'est la première fois que l'espèce est repérée en France et même en Europe, et cette présence inquiète.Le plathelminthe de Nouvelle-Guinée est un ver très plat, il mesure 5 centimètres de long pour 5 millimètres de large. Son dos est sombre (couleur olive noire) avec une bande centrale claire, son ventre est également plus clair. Il possède une tête allongée avec deux yeux noirs bien visibles, sa bouche elle se trouve sous le corps. Malgré cette apparence qui ne paie pas de mine, ce ver est redoutable. Il est même classé parmi les "100 espèces exotiques envahissantes les plus néfastes au monde", d'après le CNRS.

 

 

Une menace pour les écosystèmes

 

Le péché mignon de ce ver : les escargots terrestres. Et pour se nourrir, le plathelminthe est capable de beaucoup, de pister les escargots, d'attaquer en "bande organisée" et même de grimper aux arbres pour les atteindre. De fait, il peut causer des ravages parmi les espèces endémiques. "On sait de manière certaine que partout où Platydemus manokwari s'est installé, il a détruit toute la faune d'escargots autour de lui", explique Jean-Lou Justine du Muséum national d'Histoire naturelle de Paris."Mais c'est pire que ça, parce qu'il va manger d'abord les escargots, puis après tout ce qui se trouve sur le sol et qui est mou, comme les vers de terre", poursuit ce spécialiste des Plathelminthes terrestres, dans un entretien avec l'AFP. Jean-Lou Justine a dirigé l'équipe qui publie aujourd'hui sa découverte dans la revue Peer J et pour lui, la situation nécessite une action urgente afin de prévenir la prolifération de l'espèce menaçant la biodiversité.Le plathelminthe de Nouvelle-Guinée a été introduit, parfois volontairement, dans plus de quinze territoires du Pacifique. Dans certains, il devait alors jouer le rôle d'agent biologique, en contrôlant des foyers d'un escargot ravageur. Toutefois, le ver plat en a largement profité pour proliférer jusqu'à devenir envahissant. "Il a manifestement eu un impact grave sur la biodiversité des populations d'escargots indigènes dans la région du Pacifique", estiment les scientifiques.Le ver habite les régions montagneuses de la Nouvelle-Guinée à une altitude de 3000 mètres. Il peut donc survivre à des températures relativement fraiches allant jusqu'à 0°C. Il peut donc aussi bien prospérer dans des zones tempérées fraiches et chaudes que dans des climats tropicaux. "Ainsi, il n’est pas impossible que l’espèce puisse se répandre dans le milieu naturel en France et dans une grande partie de l’Europe", commente le CNRS dans un communiqué. D'autant plus que le régime alimentaire du ver est diversifié comprenant une dizaine d'espèces.

 

D'autres vers envahissants

Néanmoins, Platydemus manokwari n'est pas le premier de son genre à envahir des territoires. Des vers plats terrestres non-indigènes, principalement des espèces de l'hémisphère sud, ont été signalés dans 13 pays européens. On compte notamment dans la liste le ver plat, Arthurdendyus triangulatus, originaire de Nouvelle-Zélande. Ce dernier est responsable "d'importantes diminutions des populations de vers de terre", d'après les spécialistes. Heureusement, le ver ne supporte pas les températures élevées, ce qui permet de limiter sa prolifération. Mais il a déjà conquis tout le nord des Îles britanniques, notamment l'Ecosse et l'Irlande du nord. D'après les scientifiques, ces envahisseurs doivent leur arrivée à la mondialisation. "La vraie cause des invasions biologiques, c'est le transport effréné de marchandises, avec des contrôles insuffisants, d'un bout à l'autre de la planète", souligne Jean-Lou Justine qui tient un blog sur ces vers.Ainsi, en France, on compte aujourd'hui, six espèces invasives de ver en plus du plathelminthe de Nouvelle-Guinée, d'après le spécialiste. La plus répandue, désignée comme "marron-plate", mange des vers de terre "très activement". "Elle est présente dans plus de 20 départements. On ne l'arrêtera plus. Elle risque d'être un problème majeur", ajoute t-il repris par l'AFP. Alors que le Platydemus manokwari vient juste d'être repéré, "il est donc important de réfléchir à la mise en place de mesures d’éradication et de contrôle", conclut le CNRS.La vidéo ci-dessus montre un autre type de ver plat (Plathelminthe), un ver planaire d'une espèce non précisée, attaquer un escargot.

 

 

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ummite 05/03/2014 18:57


je crois bien que ce soit la limace à hollande !

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