Virus mutant H5N1: sa publication officielle fait trembler la communauté internationale!

Publié le 7 Mai 2012

Le virus mutant du H5N1 fait trembler la communauté internationale

 

Le virus mutant du H5N1 fait trembler la communauté internationale

 

Les recherches sur le virus mutant du H5N1 ont été publiées dans la revue scientifique Nature.

REUTERS

 

Après six mois de controverses, les découvertes de chercheurs sur la mutation du virus H5N1 ont finalement été publiées mercredi. Ce nouveau virus, aussi contagieux que la grippe, serait largement plus mortel. 

 

C'est une découverte qui fait trembler les autorités sanitaires et de sécurité. Ce mercredi a été publié dans la revue scientifique Nature un article portant sur la création d'un virus mutant du H5N1. Des chercheurs américains sont en effet parvenus à faire muter la souche, élargissant ainsi son mode de transmission. La grippe aviaire serait désormais capable de se transmettre facilement entre mammifères et êtres humains.  

 

Une découverte qui fait craindre aux autorités des risques de pandémie voire d'utilisation à des fins bio-terroristes. Car le taux de mortalité de ce virus est de 60% et il se transmet aussi facilement que la grippe saisonnière. "Je ne connais aucun organisme qui fasse aussi peur que celui-là" a déclaré Paul Keim, président de l'agence de biosécurité américaine (NSABB) au moment de l'annonce de cette découverte.  

 

 

Un virus hybride du H5N1 et du H1N1

 

Pourtant, à l'origine le but de ces recherches, financées par les Instituts nationaux américains de la santé, est plus que louable. Il s'agissait de comprendre si le virus H5N1 - qui a causé environ 350 décès depuis 2003 - pouvait muter en une version capable de se transmettre facilement par voie aérienne entre humains, en vue de la préparation d'un vaccin. A l'heure actuelle, il touche principalement les oiseaux sauvages et les animaux d'élevages.  

Pour en arriver là, les scientifiques néerlandais ont mené une expérience sur des furets, modèle animal dont le système respiratoire est le plus proche de l'homme. Les chercheurs ont d'abord travaillé sur un gène clé du H5N1 pour y ajouter une mutation afin de le rendre plus compatible avec les cellules du système respiratoire humain. Les chercheurs ont ensuite utilisé le virus de la grippe porcine H1N1 - qui avait causé une pandémie en 2009 - pour créer un "hybride H5/H1". Ils ont enfin constaté que ce nouveau virus pouvait dorénavant se transmettre par voie aérienne de furet à furet. Seule nouvelle rassurante: aucun des animaux infectés n'est mort.  

 

 

Controverse autour de la publication

 

Lors de l'annonce de la découverte, l'agence de biosécurité avait recommandé de ne pas publier les résultats de cette découverte, craignant de mauvaises utilisations. Cette nouvelle avait provoqué un véritable tollé dans la communauté scientifique, criant non seulement à la censure mais parlant également d'entrave au progrès scientifique. "Ne pas publier cette information ralentirait ou même bloquerait le développement de vaccins contre un virus qui a encore la capacité à muter naturellement vers une forme pandémique", indique un rapport d'une agence de bio-sécurité "non-américaine".  

L'agence américaine s'est finalement ravisée en mars, estimant que "les données (...) ne semblent pas fournir d'informations qui permettraient une utilisation nuisible (...) au point de mettre en danger la santé publique ni la sécurité nationale". La revue scientifique a indiqué ne pas avoir remanié l'article. Une nouvelle étude sur le même sujet, menée cette fois-ci aux Pays-Bas, devrait également être publiées dans une revue scientifique.  

 

Par

Lexpress.fr

 

"publi 3-4Vers un nouveau paradigme"

2012 et aprés

Rédigé par Dav

Publié dans #Société

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lasorciererouge 26/07/2012


Le retour de la
grippe aviare mortelle et plan de vaccination mondiale à venir.


 


Le 11 juillet dernier, le site Huffington Post publiait une dépêche
hallucinante de l'agence Reuters, une agence dont l'indépendance est bien sûr très loin d'être garantie... et pour cause, l'affaire semble être parfaitement "entendue", avec discussions des
scénarios possibles à l'insu des principaux intéressés, c'est à dire les citoyens.


 


Que dit cette dépêche en substance?


 


Que des grosses quantités de volailles ont dû être récemment abattues dans différents endroits du monde, que le virus aviaire n'est plus qu'à trois mutations d'une forme possiblement léthale
d'humain à humain et qu'étant donné le retard de plusieurs mois dans la fourniture des vaccins H1N1 par rapport au début de la (fausse) pandémie, il est nécessaire d'envisager une nouvelle
approche en préparation de la prochaine pandémie, à savoir celle d'une vaccination "pré-pandémique" qui pourrait consister à vacciner l'entièreté de la planète sur 3 à 5 ans de temps contre un
virus qui ne surviendra peut-être jamais!!


 


Voici en effet quelques passages de ladite dépêche:


 


"En 2009, durant la pandémie du virus porcin H1N1, les vaccins furent disponibles seulement des mois après que le virus se soit propagé à l'ensemble du monde- et même alors, il n'y en avait
que pour un cinquième de l'humanité.


 


La prochaine fois, les experts disent que nous aurons besoin d'une autre approche.





Les discussions portent sur une "


 


vaccination pré-pandémique", consistant à immuniser les gens des années à l'avance contre une pandémie grippale qui ne s'est pas encore produite et qui pourrait ne jamais advenir, plutôt que
de devoir créer des vaccins dans l'urgence, une fois que la nouvelle pandémie aura débuté."


 


"Même si vous modifiez la production à la faveur de technologies à haut rendement, vous allez encore en rester à devoir chasser le virus" estime David Salisbury, directeur de la
vaccination en Grande-Bretagne dont les conflits d'intérêts accablants ont déjà fait d'ailleurs couler beaucoup d'encre.


 


"En un mot, la production actuelle ne résoudra jamais le problème. Vous aurez toujours au moins une, si pas deux vagues d'infection avant que vous ne puissiez obtenir des quantités
suffisantes de vaccin pour pouvoir obtenir un effet significatif... Si vous voulez devancer le virus, vous devez adopter une stratégie différente."


"Les scientifiques et les fabricants de vaccins ont déjà produit des vaccins pré-pandémiques H5N1 et certains sont stockés par les pays riches comme les Etats-Unis et plusieurs gouvernements
européens, à destination de leurs personnels médicaux de première ligne."


"Les sociétés pharmaceutiques ont également beaucoup investi dans la grippe et leur capacité de production de vaccins est montée en puissance, en partie à cause de la pandémie de H1N1 mais
aussi en réponse aux appels de l'OMS pour une meilleure préparation aux prochaineS pandémieS."


 


" Des programmes annuels de vaccination anti-grippale ont également pris de l'ampleur ces dernières années, avec comme résultats que les campagnes saisonnières sont à présent bien établies
dans de nombreux pays développés et dans certains pays en développement et que les structures existent donc pour vacciner beaucoup de gens."
 


"Alors, pourquoi ne pas mettre tous ces éléments ensemble et exécuter une campagne de vaccination pré-pandémique pour prémunir les victimes potentielles avec une vaccination
pré-pandémique?"


La dépêche se poursuit alors de façon à la fois dramatisante (rappel des ravages de la grippe espagnole, rappel également d'une récente étude ayant prétendu que les décès dus à
la grippe H1N1 pourraient avoir été sous-estimés et se monter à 500 000 dans le monde, rappel du taux de létalité de 60% de la grippe H5N1 jusqu'à présent,..) et
pseudo-rassurante (ouf, il y a notre sacrosainte solution, la vaccination prépandémique qui va tout arranger!). C'est ce qu'on peut appeler le tandem "PEUR-PROTECTION": on fait peur
parce que cela va alors créer artificiellement un besoin de protection qui n'existerait pas sinon. C'est une technique marketing bien connue pour pousser à consommer.


 


Le communiqué rapporte alors les propos d'un scientifique de Novartis, Rino Rappuoli, qui avait écrit sur le scénario d'une pandémie de grippe aviaire dans le journal Science du mois dernier
-Novartis, Sanofi et GSK étant les fabricants de plusieurs vaccins anti-H5N1 déjà approuvés-:


 


"Etant donné que des vaccins anti-H5N1 disposant d'une autorisation sont déjà disponibles, nous avons l'option de vacciner les individus à haut risque ou de
vacciner plus largement, incluant les populations de pays individuels ou même de continents entiers, ou encore de vacciner l'entièreté de la planète." a-t-il écrit.


 


"Il s'agit seulement d'évaluer les coûts, la logistique et le risque d'implémenter une telle campagne de vaccination. Cela n'est pas impossible." a-t-il poursuivi.


 


"Une campagne mondiale pourrait prendre de 3 à 5 ans" a-t-il également estimé.


 


Dans la revue scientifique Expert Rev. Vaccines de févier 2012, les scientifiques italiens de l'Institut de Santé publique concluaient ainsi le compte-rendu de leur publication sur l'Aflunov, le dernier vaccin prépandémique en date de Novartis contre le H5N1: "En 2010, le Comité
des Médicaments à Usage Humain de l'Agence européenne du Médiament a émis une opinion positive sur l'Aflunov et en janvier 2011, l'Aflunov recevait son autorisation de mise sur le marché. Ce
vaccin pourrait être très utile dans l'éventualité d'une adaptation du virus H5N1 aux humains, ce qui pourrait causer une nouvelle pandémie."


 


Le Dr Albert Garcia, porte-parole du pôle "Préparation Pandémique" de Sanofi
Aventis, lui, n'est pas aussi enthousiaste au sujet de ces vaccins prépandémiques auxquels il dit "ne pas croire", bien que Sanofi avait pourtant présenté un vaccin prépandémique contre le H5N1
lors d'une conférence internationale, pour lequel ils n'ont finalement jamais demandé d'autorisation de mise sur le marché (AMM).


 


La dépêche de Reuters, qui ne donne toutefois pas du tout la parole au moindre scientifique circonspect se permet d'écrire que l'approche d'une vaccination pré-pandémique paraît sensée,
en se basant sur une précédente étude (probablement pas indépendante!) de l'Université de Leicester selon laquelle les gens déjà préalablement immunisés contre une souche différente de grippe
garderaient une "mémoire immunitaire" utile en cas de contact avec un autre virus grippal, des années plus tard. C'est ce qu'ils appellent "l'effet d'amorce" mais que d'autres scientifiques
appellent aussi le "péché originel", en expliquant au contraire que l'élaboration de futurs anticorps contre de futurs virus sera de moins en moins efficace au fil du temps, précisément parce que
le modèle de fabrication de ces anticorps reste calqué sur "l'empreinte virale initiale", un peu donc comme une clé qui serait de moins en moins adaptée à la serrure à force d'essayer de la
forcer. Par ailleurs, rien n'est non plus redit ici sur les autres r&eac