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Données scientifiques

Dimanche 19 mai 2013 7 19 /05 /Mai /2013 10:53

Par exemple, le désinvolte Concerto n° 1 pour flute en sol majeur de Mozart est le plus souvent associé au jaune vif et à l’orange, alors que son austère Requiem en ré mineur est plus susceptible d’être lié au gris foncé bleuté.

 

Stephen Palmer et Karen Schloss de l’Université de Californie à Berkeley ont mené cette étude avec 100 hommes et femmes américains et mexicains.

 

À partir d’une palette de 37 couleurs, les participants avaient tendance à associer la musique rapide en mode majeur à des couleurs plus claires, plus vives et plus proches du jaune alors que la musique plus lente en mode mineur était associée à des couleurs plus foncées, plus proches du gris et du bleu. La musique triste ou joyeuse permettait de prédire avec une exactitude de 95% les couleurs tristes ou joyeuses associées.

Dans une deuxième expérience, la musique était associée à des expressions faciales d’émotions puis ces expressions faciales étaient associées dans un deuxième temps à des couleurs. Les résultats ont confirmé l’hypothèse que les émotions sont responsables de l’association musique-couleur.

 

Ces résultats peuvent avoir plusieurs implications pour les thérapies créatives et la publicité, soulignent les chercheurs. Une application de ces résultats dans le domaine de la technologie pourrait, par exemple, être l’amélioration des visualiseurs électroniques de musique qui utilisent actuellement des couleurs au hasard.

Une prochaine étude sera menée avec des participants en Turquie où la musique traditionnelle utilise d’autres gammes que les seules mineures et majeures de la musique occidentale.

 

 
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Samedi 11 mai 2013 6 11 /05 /Mai /2013 20:40

 

 

moustique23

 

Les moustiques vecteurs du paludisme s’approchent avec prudence avant d’atterrir sur la peau humaine pour la percer. Juste avant qu’un moustique se pose, il réagit à la fois aux odeurs et à la chaleur dégagée par le corps humain.

Des chercheurs de l’Université de Wageningen (Pays-Bas) sont arrivés à cette conclusion après avoir étudié des images obtenues par des caméras infrarouges. En soit, le fait que le moustique nous traque par notre odeur, par le dioxyde de carbone que nous expirons n’est pas nouveau pour le Guru vous n’avez qu’à consulter son article “sur les préférences humaines du moustique”, mais cette recherche apporte beaucoup plus de détails sur cette technique couplée avec la chaleur employée par ce suceur de sang.

La plupart des moustiques vecteurs du paludisme préfèrent le sang humain. Ils volent dans l’obscurité (même par pluie battante) tandis que leur victime dort. Afin de localiser leur cible, ils se concentrent sur les traces de dioxyde de carbone libéré par tous les animaux, et sur les odeurs humaines caractéristiques. À une distance de 1,5 m de leur hôte, ils suivent principalement les odeurs corporelles. Juste avant leur atterrissage, cependant, la chaleur rayonnant à partir du corps humain joue également un rôle important.

Les chercheurs et techniciens de l’Université de Wageningen se sont aidés d’enregistrements vidéo et des analyses automatisées d’images 3D pour préciser la façon dont les moustiques trouvent leur hôte.

Afin d’étudier le comportement de chasse des moustiques, les chercheurs ont placé les insectes dans un obscur tunnel de vent mesurant 60 par 60 cm et d’une longueur de 1,6 m. Le courant d’air était a une température et une humidité constante, et à une vitesse de 20 cm / seconde. Le vol de chaque moustique (Anopheles gambiae) dans le tunnel a été filmé par des caméras infrarouges.

 

Schéma du dispositif, à partir de l’étude (lien plus bas)
 

tunnel de vent Université de Wageningen

 

Lorsque les odeurs humaines étaient absentes, les moustiques ont continué à voler dans le vent à travers le tunnel. Dès que les chercheurs ont ajouté une odeur dans le flux d’air, les moustiques ont suivi un parcours complexe pour remonter à la source, et cela a pris environ deux fois plus longtemps sans odeurs. L’ajout d’une source de chaleur (34°C, la même que la peau humaine) a également doublé la durée de la recherche et a été crucial pour trouver la source de l’odeur. L’ajout de chaleur a causé la trajectoire de vol à changer radicalement lorsque les moustiques se sont rapprochés de la source (environ 20 cm) . L’odeur utilisée est celle des pieds humains, qui attire les moustiques, mais aussi leurs prédatrices, les araignées vampires.

Ci-dessous, trajectoire de vol des moustiques testés : A – C : Sans indices, les moustiques ont volé contre le vent. D – F Avec la chaleur, les vols étaient courts et directs. G – I : en revanche, la présence de l’odeur humaine a engendré un modèle de vol beaucoup plus complexe. Les moustiques qui ont atterri près du centre de l’écran contre le vent, dans un cercle d’un diamètre de 5 cm, ont été enregistrés comme ayant atteins la source.
 

piste-moustiques Université de Wageningen

 

Le mécanisme exact de l’atterrissage sera l’objet d’une future enquête.

Cette recherche démontre que l’interaction entre l’odeur et la chaleur est efficace pour amener les moustiques vers leur proie. Cette étude est la première à rendre “visible” le comportement en vol du moustique dans l’obscurité et il démontre que les insectes s’orientent très bien vers leur hôte pendant la nuit. Cette découverte signifie que les pièges à odeurs existantes peuvent être amplifiés, par exemple, en ajoutant une source de chaleur, ou en changeant la position de l’amorce par rapport à l’ouverture de la trappe. C’est l’un des moyens de lutte contre le paludisme, encore une maladie grave qui affecte des millions de personnes dans de grandes parties du monde.

Leur recherche a été publiée dans la revue scientifique PLoS ONE ce mois-ci : A 3D Analysis of Flight Behavior of Anopheles gambiae sensu stricto Malaria Mosquitoes in Response to Human Odor and Heat.

 

GURUMED

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Jeudi 2 mai 2013 4 02 /05 /Mai /2013 01:43

Charger un téléphone en 30 secondes, une voiture électrique en l’espace de quelques minutes ne relève plus de la science fiction. Deux chercheurs américains ont mis au point un super-condensateur révolutionnaire à base de graphène. Ultra-puissant, super résistant, flexible et biodégradable, cette pile du futur offre des opportunités de développement très prometteuses.

 

Mines de crayon et prix Nobel

 

On côtoiPile du future le graphène depuis notre plus jeune âge sans le connaître vraiment. C’est un cristal de carbone que l’on retrouve notamment sous forme de graphite dans les mines de nos crayons à papier. Sa découverte par deux chercheurs de l’université de Californie remonte à 2004. Le duo de scientifiques s’est vu remettre le Nobel de physiquepour leurs travaux en 2010.

 

Découverte inattendue

 

Les plus grandes découvertes sont souvent le fruit du hasard, de l’erreur ou de l’accident. L’idée s’est vérifiée pour notre pile du futur. Après avoir déposé de l’oxyde de graphite liquide sur un CD, les chercheurs l’ont solidifié grâce au laser d’un graveur d’ordinateur. Ils s’aperçoivent alors en le testant avec un appareil électronique et une LED que celle-ci reste allumée plusieurs minutes après avoir chargé le graphène seulement quelques secondes. Eurêka !

 

 

Lire l'intégralité de l'article  "courant positif"NP le nouveau paradigme  

 

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Mardi 30 avril 2013 2 30 /04 /Avr /2013 16:13

Les aveux stupéfiants de Max Planck, pionnier de la physique quantique

 

nullMax Planck est un physicien allemand qui est incontestablement considéré comme l’un des plus grands scientifiques de tous les temps. Vu comme étant le pionnier de la mécanique et de la physique quantique, il reçut le prix Nobel de physique de 1918 pour ses travaux sur la théorie des quanta.

 

En 1900, il découvre la loi spectrale du rayonnement d’un corps noir et ses recherches, qui ont révolutionné notre compréhension du monde atomique, ont permis à Einstein de découvrir la fameuse équation E=mc2, cinq ans plus tard. Une constante physique, la constante de Planck, a même été nommée d’après son nom.

 

Lors d’un discours en 1944 à Florence en Italie, Max Planck déclara:

 

«En tant qu’homme qui a consacré toute sa vie à la science la plus lucide et à l’étude de la matière, je peux vous dire ceci en conclusion de mes recherches sur les atomes: Il n’y a pas de matière comme telle. Toute la matière est originaire et n’existe que par la vertu d’une force qui cause les particules d’un atome à vibrer et qui soutient tout ce système atomique ensemble. Nous devons supposer derrière cette force l’existence d’un esprit conscient et intelligent. Cet esprit est la matrice de toute matière» (Max plank,“La nature de la matière”, discours à Florence, Italie, 1944;tiré des archives de l’histoire de Max Plank, Rep. 11 N°1797)

 

 

St Augustin

 

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Dimanche 28 avril 2013 7 28 /04 /Avr /2013 14:37

 

 

Noyau-Terre1

 

Une nouvelle analyse aux rayons X du fer en fusion a révélé que le noyau interne de la Terre est de 1 000 degrés plus chaud qu’on ne le pensait précédemment.

Les nouvelles mesures, qui ont été effectuées par Agnès Dewaele du Commissariat à l’énergie atomique français, CEA, en collaboration avec les membres du Centre national français de la recherche scientifique (CNRS) et l’Installation Européenne de Rayonnement Synchrotron à Grenoble (ESRF), définit maintenant la température du noyau interne de la Terre à 6 000°C.

Hearth_5.ai
C’est un chiffre qui correspond à d’autres estimations suggérant une différence de température entre le noyau solide et le manteau au-dessus d’au moins 1500 degrés, un facteur contribuant à la présence du champ magnétique de la Terre.

Les précédentes estimations, qui ont été obtenues en mesurant les courbes de fusion du fer, ont placé la température du noyau à 5 000 °C. Mais la nouvelle technique, qui utilise la diffraction de rayons X a permis aux chercheurs de sonder de minuscules échantillons de fer à des pressions intenses pour comprendre la façon dont les cristaux de fer se forment et fondent.

En effet, le défi pour les chercheurs était de reproduire les monumentales pressions à la base du noyau, des pressions qui sont un million de fois supérieures à celle du niveau de la mer. Pour y parvenir, Dewaele et son équipe ont utilisé un appareil appelé cellule à enclume de diamant chauffée au laser statique, en représentation ci-dessous.

cellule à enclume de diamant

 Diamond_1.ai

Avec cet outil, les scientifiques ont placé un minuscule échantillon de fer entre les pointes de deux diamants synthétiques.Ensuite, le fer a été placé sous haute pression pour être touché par un laser. Dans les locaux de l’Installation Européenne de Rayonnement Synchrotron, les chercheurs ont analysé la façon dont les faisceaux de rayons X ont rebondi sur les noyaux des atomes de fer. Comme le fer s’est changé de l’état solide à l’état liquide, les chercheurs ont observé des modifications dans les modèles de diffraction, qui à leur tour ont fourni les données nécessaires pour mesurer les états partiellement fondus du fer.

Les chercheurs ont découvert que le fer a un point de fusion à 4800°C à une pression de 2,2 millions d’atmosphères (jusqu’à 200 GPa). En extrapolant ceci à 3,3 millions d’atmosphères, la pression estimée entre le noyau liquide et solide, les scientifiques ont obtenu leur estimation de 6 000°C (+ / – 500).

L‘étude publiée sur Sciensce : Melting of Iron at Earth’s Inner Core Boundary Based on Fast X-ray Diffraction.

 

Auteur :GuruMed

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Jeudi 25 avril 2013 4 25 /04 /Avr /2013 11:15

James Watson et Francis Harry Compton Crick © afp.

 

Voici 60 ans, le 25 avril 1953, Francis Crick et James Watson, décrivaient pour la première fois dans une étude la structure de l'ADN (acide désoxyribonucléique), molécule en forme de double hélice renfermant le patrimoine génétique de toute forme de vie.

© afp. © afp.

C'est avec un article d'une seule page, publié dans la revue scientifique britannique Nature, que les deux jeunes chercheurs (Crick avait 36 ans et Watson seulement 25) allaient bouleverser le monde de la biologie et de la génétique.

A l'époque, on connaît déjà l'ADN et, même si certains scientifiques ont eu du mal à l'accepter, on sait qu'il est le support de l'hérédité. Des études ont également déjà précisé sa nature chimique: une association de nucléotides (phosphate - désoxyribose - base azotée), assemblés en longues chaînes.

Mais si les chercheurs ont une idée des briques qui composent l'ADN, ils ignorent ce qui les relient et la façon dont elles sont assemblées dans l'espace, une partie des pièces du mécano mais pas la notice de montage.

Watson et Crick furent les premiers à résoudre l'équation et proposer un modèle en trois dimensions pour l'ADN, une "structure à deux chaînes hélicoïdales enroulées chacune autour du même axe", écrivaient-ils, imaginant du même coup "un possible mécanisme de copie du matériel génétique."

Théoriciens, les deux chercheurs avaient bénéficié des expériences de certains de leurs collègues qui cherchaient à observer cette structure grâce à la diffraction de rayons X à travers des cristaux d'ADN purifié, en particulier Maurice Wilkins et Rosalind Franklin.

C'est d'ailleurs avec Wilkins (Rosalind Franklin était morte entre-temps) qu'ils partageront en 1962 le prix Nobel de physiologie et de médecine pour leur découverte.

Francis Crick est décédé en juillet 2004, quelques mois avant Wilkins.

Quant à James Watson, il vient de fêter son 85e anniversaire.

Belga.be

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Jeudi 11 avril 2013 4 11 /04 /Avr /2013 16:53

 

    Une recherche révolutionnaire vantant les bénéfices de l'activation de la télomérase a été publiée dans la revue Aging Cell, la publication de référence en gériatrie et gérontologie. L'étude, intitulée « L'activateur de télomérase TA-65 (http://www.tasciences.com) rallonge les télomères trop courts et augmente la durée de vie des souris adultes/âgées sans accroître l'incidence de cancer » décrit le mécanisme d'action du TA-65 et la réponse de l'organisme.

     

    Plusieurs articles ont été publiés l'année dernière, qui démontraient que l'activation de la télomérase avait une véritable incidence sur la durée de vie sans que l'on dénote la moindre augmentation de la tumorigénèse ou d'autres effets secondaire négatifs. Publié dans le numéro de septembre 2010 de la revue Rejuvenation Research, un article évalué par les pairs intitulé « A Natural Product Telomerase Activator as Part of a Health Maintenance Program » (Un produit naturel activateur de télomérase comme élément d'un programme de santé) démontrait que le TA-65 activait transitoirement la télomérase, rallongeait les télomères trop courts, et réparait et restaurait le système immunitaire vieillissant chez l'humain.

     

    En novembre 2010, la publication par la Harvard Medical School d'un article exceptionnel expliquant que l'on était parvenu à inverser la sénescence de mammifères pour la toute première fois avait fait sensation. Il y était démontré que l'activation de la télomérase (TA) entraînait le rajeunissement de cellules du cerveau, de la rate et des organes de reproduction. L'âge biologique de souris âgées de 80 ans à échelle humaine avait ainsi été ramené à celui de jeunes adultes. Dans une étude plus récente, les chercheurs d'Harvard avaient annoncé qu'ils pensaient que le raccourcissement des télomères était à l'origine du vieillissement. Ils y décrivaient la façon dont des télomères raccourcis entraînaient l'activation de la protéine P53 conduisant à une dégradation des mitochondries, signe d'un vieillissement des cellules.

    Dans cette étude, Maria Blasco, directrice du centre espagnol de recherche sur le cancer, a démontré avec ses collègues que le TA-65, une molécule naturelle dérivée de l'astragale, activait l'enzyme de télomérase, rallongeait les télomères trop courts, réparait les cellules de différents systèmes d'organes et accroissait la durée de vie. Aucune de ces manifestations n'a été signalée dans le groupe de contrôle. Il est affirmé dans l'étude de Blasco qu'« un apport de TA-65 dans l'alimentation d'une souris femelle entraîne une amélioration de certains indicateurs de durée de vie, notamment une meilleure tolérance au glucose, à l'ostéoporose et un rajeunissement de la peau sans accroître l'incidence globale de cancer de façon significative ».

    Selon Noel Thomas Patton, fondateur de TA Sciences, « Cette étude prouve l'efficacité et la légitimité du TA-65. Pour la première fois dans l'histoire de la médecine, nous détenons quelque chose qui a le potentiel de réduire efficacement, voire d'éliminer les effets invalidants du vieillissement et la dégradation causée par une télomérase insuffisante et des télomères trop courts ».

     

    RTFLASH

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    Mardi 9 avril 2013 2 09 /04 /Avr /2013 17:19

     © thinkstock.

    Les scientifiques ont mis au point un matériau ultra-mince qui masque les objets, on peut donc espérer la création future d'un tissu permettant une totale invisibilité. Jusqu'à présent, les capes d'invisibilité créées par les scientifiques étaient très volumineuses - un défaut évident pour ceux qui rêvent d'enfiler la cape magique de Harry Potter.

    Avec cette nouvelle invention, tous les espoirs sont permis puisque le matériau ne fait que quelques micromètres d'épaisseur et parvient à masquer des objets tridimensionnels, dans toutes les directions et dans toutes les positions. Une invention que l'on doit aux chercheurs de l'Université du Texas, aux États-Unis, et qui l'ont appelée "metascreen".

    Celui-ci a été créé en attachant des bandes de ruban de cuivre à un film souple en polycarbonate. Les objets sont détectés lorsque les ondes - qu'elles soient sonores, lumineuses, des rayons X ou des micro-ondes - rebondissent sur sa surface.

    Lorsque cette cape est frappée par un rayonnement électromagnétique, elle génère un champ électromagnétique en opposition avec le rayonnement diffusé par l'objet incident, rendant ainsi l'objet invisible. Co-auteur de l'étude, le Professeur Andrea Alu explique: "Quand les champs électromagnétiques diffusés par la cape et l'objet interfèrent, ils s'annulent avec pour effet la transparence et l'invisibilité dans tous les angles d'observation".

     


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    Mardi 9 avril 2013 2 09 /04 /Avr /2013 14:43

    Le rêve que l'on fait, souvent on l'oublie au réveil, même si on tente de le reconstituer. Chacun d'entre nous, dans sa vie, a déjà vécu cette expérience. Le rêve et son secret, bientôt, pourraient être décryptables. Des chercheurs japonais sont en effet parvenus à décoder partiellement le contenu des rêves.

    Parvenir à décrypter les images perçues par un individu pendant son sommeil est une grande première. L'objectif des auteurs de cette étude est de parvenir à analyser l'état psychique de la personne, expliquer ses maladies psychologiques. Une expérience plutôt intrigante puisque désormais la science pourrait percer le secret de nos rêves les plus intimes.

    C'est dans un laboratoire de Yukiyasu Kamitani de l'Institut international de recherche en télécommunications avancées (ATR) que ces scientifiques japonais ont mené leur expérience. Ils ont fait une approche neuronale de décodage. Le principe est d'enregistrer l'activité cérébrale de l'individu pendant qu'il dort. Une fois qu'un signal correspondant à une phase de rêve apparaît sur le moniteur, celui-ci est volontairement réveillé pour parler des images qu'il vient de voir dans son sommeil. Puis, il se rendort. L'opération se répète environ 200 fois.

    Les données ainsi récoltées des images des rêves ont permis d'élaborer des modèles pouvant prédire automatiquement le contenu de l'imagerie visuelle pendant la période d'endormissement à partir des mesures de l'activité cérébrale, en découvrant les liens entre les modes d'IRMf (Imagerie par résonance magnétique fonctionnelle) de l'homme et des rapports verbaux avec l'aide de bases de données lexicales et de l'image. A la grande surprise des chercheurs, 60 à 70% des prédictions se sont avérées justes.

    Référence:

    "Neural Decoding of Visual Imagery During Sleep" ; T. Horikawa, M. Tamaki1, Y. Miyawaki, Y. Kamitani ; Science DOI: 10.1126/science.1234330 ; 4 avril 2013.

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    Jeudi 4 avril 2013 4 04 /04 /Avr /2013 21:23
      L'eau est présente sur la planète Terre en grande quantité, et sous trois états: solide, liquide, gazeux. L'eau située dans la croûte terrestre a des propriétés très inhabituelles qui apparaissent lorsqu'elle est soumise à de fortes pressions (supérieures à 22 MPa) et de hautes températures (supérieures à 374°C), c'est-à-dire les conditions naturelles que l'on retrouve dans les profondeurs de la Terre . L'eau se transforme alors en un solvant très agressif, essentiel aux réactions physico-chimiques du manteau et de la croûte. Une équipe franco-germano-finlandaise a publié une étude sur des expériences reproduisant ces conditions extrêmes dans le dernier numéro de Proceedings of the National Academy of Science (PNAS).

    "Sans eau dans le manteau, il n'y aurait pas de cycles des matières", a déclaré le Dr Max Wilke du Centre de recherche allemand pour les géosciences (GFZ) à Potsdam (Brandebourg), qui, avec l'aide d'une équipe de l'Université technique de Dortmund (Rhénanie du nord-Westphalie), a effectué ces expériences.

    Les scientifiques ont d'abord observé la structure microscopique de l'eau en fonction de la pression et de la température au moyen de spectrométrie utilisant l'effet de Raman (1). Ensuite, d'autres mesures ont été réalisées à l'Installation Européenne de Rayonnement Synchrotron de Grenoble (ESRF) grâce à la cellule à enclume de diamant du GFZ dans laquelle de minuscules échantillons d'eau ont été soumis à des pressions et des températures extrêmes. L'analyse des données a été réalisée avec l'aide du simulateur de la dynamique moléculaire utilisé par le GFZ.

    L'étude a montré que sous de telles conditions, la structure de l'eau passe continuellement d'un état ordonné à un état totalement désordonné. Ces résultats permettent de mieux comprendre les processus géochimiques et géologiques se déroulant dans les couches métamorphiques et magmatiques.

    Note:

    (1) La diffusion Raman, ou effet Raman, est un phénomène optique découvert indépendamment en 1928 par les physiciens Chandrashekhara Venkata Râman et Leonid Mandelstam. Cet effet consiste en la diffusion inélastique d'un photon , c'est-à-dire le phénomène physique par lequel un milieu peut modifier légèrement la fréquence de la lumière qui y circule. Ce décalage en fréquence correspond à un échange d'énergie entre le rayon lumineux et le milieu.
     
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