Environnement

Lundi 21 avril 2014 1 21 /04 /Avr /2014 21:25

Six OGM différents ont été détectés dans des semences de maïs « certifiées sans OGM » vendues en France en 2013 et 2014 par le semencier espagnol Semillas Fitó ! Une situation inacceptable que nous dénonçons, alors que la loi sur l'interdiction du maïs OGM en France est en débat cet après-midi même à l'Assemblée nationale.
 
Mise à jour du 16 avril 2014, 16h20 - Le cabinet de M. Stéphane Le Foll a pris contact avec Greenpeace pour avoir plus de renseignements et mener son enquête, en lien avec la répression des fraudes. Nous resterons vigilants quant aux suites de cette affaire.
 
Six OGM détectés dans des semences de maïs « certifiées sans OGM »
 
Nous avons fait tester par le laboratoire indépendant Eurofins, 3 échantillons aléatoires de semences de maïs d'environ 3 kilos, commercialisés en 2013 et 2014. Le laboratoire y a détecté les OGM suivants :
 
 • 3 OGM différents dans l'échantillon de maïs ORDINO de 2014 : les TC1507, MIR604 et DAS-59122 ;
 
 • 6 OGM différents dans l'échantillon de maïs ORDINO de 2013 : les MON810, MON863, NK603, TC1507, MON88017, DAS-59122 ;
 
 • 2 OGM différents, dans l'échantillon de maïs TAUSTE de 2013 : les TC1507, DAS-59122.
 
Des agriculteurs français floués
 
Ces OGM ont été vendus, semés et cultivés dans les champs, on ne sait où en France, à l'insu d'agriculteurs qui ne souhaitaient pas planter d'OGM ! Ils ont été trompés par ce semencier, et ce maïs contenant des OGM se retrouve donc potentiellement dans notre alimentation.
 
Notre demande est claire : les semences de maïs incriminées doivent être immédiatement retirées du marché, le gouvernement doit mettre en place de réelles mesures de contrôle, et sanctionner sévèrement les infractions à ces règles. Nous le répétons : la coexistence entre cultures OGM et non OGM est impossible !
 
La loi interdisant la culture de maïs OGM en France, en débat cet après-midi à l'assemblée nationale, est à la fois une nécessité et une urgence. Mais cette loi ne sera pas suffisante : pour lutter efficacement contre les OGM, la France doit agir au niveau européen pour renforcer l'évaluation des OGM et s'assurer qu'elle prenne en compte l'ensemble des impacts sanitaires à long terme, environnementaux et socio-économiques.
 
Les semenciers sont manipulateurs et peu scrupuleux. En effet, dans certains cas comme au Brésil, les semenciers et lobbies pro - OGM ont introduit ces cultures dans les champs, contaminant les cultures alentour, et utilisant la contamination pour obtenir, de fait, l'autorisation de mise en culture ! S'agit-il d'une man?uvre de plus des semenciers et lobbies pro-OGM pour les faire entrer coûte que coûte les OGM dans les pays qui n'en veulent pas ?
 
Nous refusons cette fatalité ! Et nous vous donnons le pouvoir de dire non en commençant par interpeller les marques qui utilisent encore des OGM dans la fabrication de leurs produits !
 
Source Greenpeace

  

Lu chez le veilleurNP-le-nouveau-paradigme-copie-1


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Dimanche 20 avril 2014 7 20 /04 /Avr /2014 20:07

Une épidemie de jaunisse fusarienne menace la production mondiale de bananesLa communauté internationale se penche de près sur les bananes, menacées par une épidémie mondiale de jaunisse fusarienne, également appelée maladie de Panama. Pour la première fois, des cas de jaunisse ont été détectés en Afrique de l’Est et au Moyen-Orient, faisant craindre une propagation vers le reste de l'Afrique et l'Amérique Latine.

 

 

 

 

 

 

  
Le fruit préféré des Français va-t-il déserter les rayons des supermarchés ? Peut-être bien, si l’épidémie de jaunisse fusarienne continue à se développer et atteint l’Amérique Latine. Cette maladie ravageuse pour les plantations de bananier fait l’objet d’une alerte mondiale lancée par la FAO, l'Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture.Dans un communiqué, celle-ci "exhorte les pays à intensifier la surveillance, la notification et la prévention de la jaunisse fusarienne, une des maladies les plus destructrices de la planète pour les bananiers", rapporte Le Monde. La maladie sévit depuis environ 20 ans en Asie. Pour la première fois, elle s’est propagée vers l’Afrique de l’est où des cas ont été repérés au Mozambique, et vers le Moyen-Orient. La FAO craint qu’elle ne s’étende à l’Amérique Latine, première région de production mondiale. Et pour ne rien arranger, elle touche principalement les bananes de la variété Cavendish, la plus cultivée et consommée dans le monde.

Un champignon dévastateur

Également connue sous le nom de maladie de Panama, la jaunisse fusarienne apparait après infection de la banane par un champignon vivant dans le sol, le Fusarium oxysporum. Pour les experts, il a forcément été introduit accidentellement par l’humain, puisque ce champignon ne se génère pas spontanément. Des voyageurs ou producteurs pourraient l’avoir rapporté d’Asie sous leurs semelles. Après contamination des plants par la souche du champignon dite Tropical Race 4 (TR4), les bananiers se dessèchent, jaunissent et finissent par dépérir. La maladie étant impossible à traiter, il ne reste plus qu’aux producteurs de bananes à mettre en place des mesures de précaution pour protéger leurs plantations et poursuivre leur production. La FAO recommande ainsi "la mise en quarantaine, l’utilisation de matériel végétal indemne de la maladie, des précautions pour éviter que des particules de sol ou de matériel végétal entrent ou sortent des exploitations, la désinfection des véhicules entrants et sortants".

Un fruit très apprécié

Massivement consommée en Europe depuis son introduction par les Portugais au 16e siècle, la banane est la 4ème plante alimentaire d’importance au niveau mondial, après le riz, le blé et le maïs. Plus de 400 millions d’habitants des pays tropicaux en consomment régulièrement. Toutefois, les scientifiques mettent en garde contre toute dramatisation exagérée de cette épidémie et n’envisagent pas une destruction totale des plants de bananiers à travers le monde.Denis Loeillet, du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement, explique au Monde que l’alerte de la FAO permet "d’attirer l’attention de la communauté internationale sur une culture qui est à la base de l’alimentation d’une grande partie de l’humanité, notamment en Asie et en Afrique de l’Ouest". Dans les années 1940-50, la principale variété de banane, la Gros Michel, avait été décimée par d’autres formes de ce champignon. C’est pour remédier à cette épidémie que la variété Cavendish avait été développée. Depuis plusieurs décennies, des scientifiques travaillent sur une nouvelle espèce de banane génétiquement modifiée, appelée banane Goldfinger. Elle est notamment résistante à la maladie de Panama mais aurait plutôt un arôme de pomme. Présente sur quelques marchés, en Australie par exemple, elle n’a pas encore réussi à percer en Europe ni en Amérique du Nord.

En savoir plus: http://www.maxisciences.com/banane/la-banane-risque-t-elle-de-disparaitre-de-nos-etals_art32413.html
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Dimanche 20 avril 2014 7 20 /04 /Avr /2014 20:02

Des rats mutants dans les rues de Liverpool et de la banlieue de Londres ? Les médias britanniques s'enflamment, photos - impressionnantes - à l'appui. Photo d'illustration.P

hoto d'illustration. © CEN / CATERS NEWS / SIPA

Source Sipa Media

 

 

Depuis la mi-avril, c'est le branle-bas de combat dans les médias anglais. Le Daily Mirror, le Daily Star, le Huffington Post, Metro, le Liverpool Echo : tous relatent la présence de rats géants aux quatre coins du royaume. Dans le même temps, des internautes anglais postent des clichés impressionnants de rongeurs aux dimensions hors norme. Ils signalent des rats géants à Oxford, à Birmingham, à Liverpool, à Radford, dans la banlieue de Londres...

"Ils sont vraiment en train de grandir. Il faut absolument garder la situation sous contrôle", s'inquiète Colin Watts, le responsable de la lutte contre les nuisibles à Birmingham, au centre du pays. Dans la ville, on a en effet enregistré plus de 5 000 alertes aux rats en 2013, contre 300 l'an précédent. L'homme raconte, dans le Daily Mail, avoir observé un rongeur de 35 centimètres de long, queue non comprise...

Des rats devenus résistants au poison ?

Toujours dans le Daily Mail, un dératiseur affirme qu'il n'a jamais vu pareille chose en plus de vingt ans de carrière. Encore plus inquiétant, ces rats géants ont selon lui "développé une résistance particulière aux poisons utilisés habituellement". Quant aux Anglais, ils postent sur Twitter des clichés édifiants de rats - parfois gros comme des chats - attrapés dans leur jardin ou leur maison.

Pourtant, comme le relève Arrêt sur images, les journaux anglais auraient donné dans le sensationnalisme. Pour illustrer un article sobrement intitulé "Les super rats mutants envahissent Liverpool", le Liverpool Echo a en effet utilisé et recadré une photo datant de 2013. Un autre site britannique, le Liverpool Confidential, rapporte de son côté un démenti du conseil municipal de Liverpool, selon lequel "il est vrai que le nombre d'interventions de dératisation a quelque peu augmenté l'année dernière", cependant, "nous n'avons pas remarqué que les rats étaient plus gros qu'auparavant, ni qu'ils résistaient au poison que l'on utilise".

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Samedi 19 avril 2014 6 19 /04 /Avr /2014 11:43

Une toundra restée intacte depuis 2,7 millions d’années gît à 3 kilomètres sous les glaces du Groenland, révèle une étude publiée dans Science.

 

 

Sous la calotte glaciaire du Groenland, à quelques 3 km de profondeur, gît une toundra qui s’est formée avant même que les ancêtres de l'Homme moderne ne foulent la surface de notre planète. Et pour cause, puisque ce paysage végétal est âgé de quelques 2,7 millions d'années.

Cette découverte fait l'objet d'une publication le 17 avril 2014 dans la revue Science, sous le titre « Preservation of a Preglacial Landscape Under the Center of the Greenland Ice Sheet ».

  

 

 

La Toundra

La toundra se compose de fleurs et de petits arbustes, de mousses et de lichens. La toundra encercle le pôle Nord et s'étend au Sud jusqu'aux forêts de Conifères de la taïga, en Amérique du nord, en Russie et en Europe. La croissance et la reproduction végétales se produisent soudainement pendant les courts étés.

 

 

La présence de ce paysage ancien sous les glaces du Groenland a des implications qui sont loin d'être négligeables : en effet, cette découverte signifie que la couche de glace surmontant ce paysage est restée en grande partie intacte durant 2,7 millions d'années, et ce malgré les phases de réchauffement survenues depuis cette date.

Ce résultat est d'autant plus surprenant que, en général, les calottes glaciaires produisent un important effet d'érosion sur les sols qu'elles surmontent. Or ici, ce n'est pas le cas : cette toundra vieille de 2,7 millions d'années est restée parfaitement intacte sous l'épaisse couche de glace.

Pour réaliser cette découverte, le géologue américain Paul Bierman (Université du Vermont à Burlington, États-Unis) et ses collègues ont analysé la composition chimique d’une carotte glaciaire longue de 3000 mètres, prélevée à Summit, une station scientifique installée sur la calotte glaciaire du Groenland. Un prélèvement effectué... en 1993. Comment se fait-il que la découverte n'ait pas été effectuée plus tôt ? Selon les auteurs de l'étude, l'explication est simple : jusqu'à très récemment, très peu de scientifiques avaient pris la peine d'analyser la partie la plus profonde de la carotte glaciaire.

Selon Paul Bierman et ses collègues, cette ancienne toundra enfouie sous la glace a été exposée à l'air libre durant 200 000 ans à 1 million d'années, avant d'être recouverte par la couche de glace. Il semble que cet antique paysage végétal soit assez proche de la toundra d’Alaska d'aujourd'hui : un paysage verdoyant, doté de zones forestières.

 

Ce résultat suggère bien évidemment que des paysages similaires se trouvent peut-être enfouis sous les autres calottes glaciaires de la planète, comme celle de l'Antarctique par exemple.

 

 

http://www.journaldelascience.frNP-le-nouveau-paradigme-copie-1


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Jeudi 17 avril 2014 4 17 /04 /Avr /2014 23:48

La récolte d'oranges devrait chuter à son plus bas depuis 29 ans et le prix du jus est à son plus...

AFP/Archives

La récolte d'oranges devrait chuter à son plus bas depuis 29 ans et le prix du jus est à son plus haut depuis deux ans à New York

AFP/Archives

La récolte d'oranges devrait chuter à son plus bas depuis 29 ans et le prix du jus est à son plus haut depuis deux ans à New York

 

La "maladie du dragon jaune" sévit plus que jamais dans les vergers d'agrumes en Floride. Résultat: la récolte d'oranges devrait chuter à son plus bas depuis 29 ans et le prix du jus est à son plus haut depuis deux ans à New York.

"J'ai l'impression qu'on est en train de perdre la bataille" face au "huanglongbing", autre nom de cette bactérie venue d'Asie qui rend les fruits amers et les fait tomber de l'arbre prématurément, se désole Ellis Hunt.

Ce chef d'une grosse exploitation familiale à Lake Wales, dans le centre de l'Etat, cultive des agrumes sur 2.000 hectares. A cause du microbe, sa production d'agrumes est passée en quelques années de 1 million à 750.000 caisses.

La propagation de cette maladie transmise par un insecte est telle cette année que les autorités ont abaissé par quatre fois leurs prévisions pour la récolte à venir.

Au dernier comptage diffusé début avril, le ministère de l'Agriculture (USDA) estimait qu'elle devrait atteindre 110 millions de caisses de fruits, ou 4,95 millions de tonnes. C'est 18% de moins que l'an dernier et le plus faible niveau depuis 1985, quand les vergers avaient été frappés de plein fouet par le gel. Et bien loin de la récolte record de 244 millions de caisses collectées en 1998.

Ces estimations "ont surpris les investisseurs qui ne s'attendaient pas à une telle révision à la baisse", remarque Joe Nikruto, stratège pour la maison de courtage RJO Futures.

Dans la foulée du rapport de l'USDA, le cours du jus d'orange congelé est monté à un niveau plus vu depuis fin mars 2012 sur la plateforme Inter Continental Exchange à New York: le contrat pour livraison en mai, le plus échangé, a pris 7% en trois séances pour grimper à 1,6680 dollars la livre.

Bien sûr cette hausse des cours est aussi alimentée par la sécheresse qui frappe le Brésil, premier producteur mondial de jus d'orange devant la Floride. "Mais les chiffres de l'USDA ont jeté de l'huile sur le feu", assure Joe Nikruto.

- Redonner le goût du jus d'orange -

Dans ses vergers, Ellis Hunt passe désormais de l'insecticide une fois toutes les quatre semaines. Mais "même en ajoutant des engrais, des nutriments, des minéraux pour tenter de renforcer l'arbre, cela ne suffit pas à enrayer la dissémination", ajoute-t-il.

Certains petits agriculteurs ont, de dépit, carrément abandonné leurs vergers car la hausse des cours ne suffit pas à compenser les pertes de production.

Les autorités se démènent pour aider l'industrie des agrumes, qui représente en Floride 9 milliards de dollars et 76.000 emplois, à garder la tête hors de l'eau.

Des millions de dollars sont consacrés à des recherches sur les façons de vaincre la bactérie. Tout en gardant à l'esprit qu'épandre des produits phytosanitaires sur les quelque 210.000 hectares et 70 millions d'arbres des vergers d'agrumes de Floride sera une tâche ardue.

"Nous verrons les gens commencer à replanter et accroitre la production dans les trois à cinq ans", assure pourtant Daniel Sleep, responsable au ministère de l'Agriculture de la Floride. "Avec l'éventail de ressources déployées, il n'y a pas d'autres issues possibles".

Mais une fois cette calamité surmontée, les exploitants devront s'atteler à une autre gageure: redonner aux Américains le goût du jus d'orange.

Les Etats-Unis restent de loin le premier consommateur mondial de la boisson mais sa consommation a baissé de 30% depuis 2003.

En cause: la multiplication de bouteilles en tous genres dans les rayons, dont l'eau et les sodas allégés, moins caloriques.

"Et puis le jus d'orange est étroitement associé au petit-déjeuner, et avec l'accélération du rythme de vie, nous avons tendance à sauter ce repas", souligne Daniel Sleep.

Cet aspect retient d'ailleurs les cours du jus d'orange de monter trop haut, relève Joe Nikruto. "Il est difficile de demander aux gens de payer plus pour un produit qu'ils consomment de moins en moins".

 

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Samedi 12 avril 2014 6 12 /04 /Avr /2014 23:29

Dans la région désertique du Néguev au sud d'Israël s’est produit un drôle de phénomène que l’on pourrait presque qualifier de miraculeux. À sec depuis des années, le lit d’une ancienne rivière a subitement été à nouveau rempli par une eau venue directement des montagnes après une saison de pluies diluviennes.

L'eau revient en abondance dans le lit de la rivière Zin

 

Couvrant une superficie de 13 000 km2, le désert de Néguev qui s’étend sur la plus grande partie du district sud d'Israël, est une région particulièrement aride où l’eau se fait souvent rare. Limité à l'ouest par le désert de la péninsule du Sinaï et à l'est par la vallée de l'Arabah, ce désert à la végétation quasi inexistante ne voit que très rarement la pluie tomber et ses rivières se remplir totalement. Voilà ce qui explique la sécheresse presque permanente du lit de la rivière Zin qui pourtant revient à la vie de manière épisodique et spectaculaire.

Une eau venue des montagnes

Depuis les temps bibliques, cette rivière, qui il y a des siècles servait déjà à délimiter la frontière israélienne, s’assèche et se renfloue selon des périodes plus ou moins espacées. Bordé de canyons, le lit de cette rivière voit en effet selon les périodes, l’eau revenir en masse puis s’évaporer à nouveau pour ne laisser place qu’à la terre et à la poussière. Un véritable cycle naturel que les tour-opérateurs sont même parvenus à transformer en business en laissant entendre aux touristes que ceux-ci pourraient avoir la chance d’assister au retour de la rivière lors de leur passage sur le site.

Un parcours qui se termine au bord de la Mer Morte

Cependant, le retour de l’eau dans le lit de la rivière Zin reste toujours très difficile à anticiper. Pour que le phénomène s’accomplisse, il faut que des pluies abondantes aient lieu bien en amont, au-dessus du Crater Ramon (Makhtesh Ramon) situé sur le mont Negev à 85km au sud de la ville de Beersheba. Si l'eau est tombée en quantité abondante durant les mois d’hiver, alors vers le mois d’avril celle-ci se déverse naturellement dans le lit asséché de la rivière. Quelques kilomètres plus loin encore, la rivière Zin stoppe finalement sa course qui prend fin sur les rivages de la Mer Morte.

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Dimanche 6 avril 2014 7 06 /04 /Avr /2014 14:16
bourdon fleurBourdon en Bretagne
© C. Magdelaine / notre-planete.info

Selon une étude récente qui évalue le statut des espèces au niveau européen, 24% des espèces de bourdons d'Europe sont menacées d'extinction sur la Liste rouge des espèces menacées de l'UICN™. L'étude porte sur les 68 espèces de bourdons présentes en Europe. Elle fait partie du projet Statut et tendances des pollinisateurs européens (STEP) et de la Liste rouge européenne des pollinisateurs, tous deux financés par la Commission européenne.

Les bourdons, à l'instar des autres pollinisateurs, jouent un rôle crucial dans la production alimentaire. Ils permettent la reproduction des végétaux et améliorent la production agricole, notamment celle d'aliments tels que les tomates, les poivrons et de nombreux autres fruits, légumes et graines que nous consommons. Sur les cinq principaux pollinisateurs des cultures européennes, trois sont des bourdons. Avec d'autres pollinisateurs, les bourdons rapportent à l'agriculture européenne plus de 22 milliards d'euros par an.

"Nous sommes très préoccupés par ces conclusions. Une proportion si élevée de bourdons menacés peut avoir des conséquences graves pour notre production alimentaire", dit Ana Nieto, spécialiste de la biodiversité européenne à l'UICN et coordinatrice de l'étude. "Il faut protéger les espèces de bourdons et leurs habitats, restaurer les écosystèmes dégradés et promouvoir des pratiques agricoles respectueuses de la biodiversité afin d'inverser ces tendances négatives chez les populations européennes de bourdons."

D'après l'étude, les effectifs de 46% des espèces de bourdons d'Europe sont en déclin, 29% sont stables et 13% en croissance. Le changement climatique, l'intensification de l'agriculture et les changements dans l'utilisation des terres agricoles sont les menaces principales auxquelles ces espèces sont confrontées. La pollution découlant des déchets agricoles et la destruction de leurs habitats liée à l'urbanisation contribuent aussi à leur régression.

"Le déclin des bourdons européens est un problème qui doit être abordé sur tous les fronts. L'Union européenne a interdit récemment l'usage de certains pesticides qui sont dangereux pour les abeilles, et elle finance des recherches sur le statut de conservation des pollinisateurs", dit Janez Potoċnik, Commissaire européen à l'environnement. "Cependant, il est clair qu'il faut intensifier les efforts à travers, entre autres, une meilleure intégration de l'environnement dans les autres politiques, mais aussi en sensibilisant aux avantages apportés par les pollinisateurs."

"Un grand nombre de ces espèces vivent dans des zones très restreintes et leurs effectifs sont faibles", dit Pierre Rasmont, membre de l'équipe de l'étude STEP et du Groupe de spécialistes des bourdons de la Commission de la sauvegarde des espèces de l'UICN. "Elles sont souvent extrêmement spécialisées sur leurs plantes hôtes, ce qui les rend vulnérables à tout changement environnemental."

Le changement climatique

Le changement climatique, avec des températures en hausse et de longues périodes de sécheresse, est à l'origine de modifications importantes de l'habitat des bourdons. Bombus hyperboreus, le deuxième bourdon d'Europe par la taille, classé dans la catégorie Vulnérable sur la Liste rouge de l'UICN et strictement limité aux régions arctiques et subarctiques, ne vit que dans la toundra scandinave et dans l'extrême nord de la Russie. Le changement climatique risque de réduire considérablement l'étendue de son habitat, ce qui aurait pour conséquence un déclin de sa population.

L'occupation du sol

Les modifications dans l'utilisation des sols et des pratiques agricoles ayant pour résultat la destruction de l'environnement naturel des espèces représentent aussi une menace grave pour de nombreux bourdons du continent européen. La zone de répartition géographique de Bombus cullumanus, une espèce classée En danger critique d'extinction, a été énormément réduite depuis dix ans en raison de la fragmentation de son habitat et des modifications des pratiques agricoles, dont la disparition des emblavures de trèfle, la plante fourragère que l'espèce butine principalement. En conséquence, la population a subi un déclin de plus de 80% pendant la décennie écoulée. Très répandue dans le passé, elle n'est plus présente que dans un petit nombre de sites dispersés en Europe.

Le bourdon le plus grand d'Europe, Bombus fragrans, classé En danger, est aussi menacé par l'intensification de l'agriculture, qui détruit ses habitats naturels dans les steppes d'Ukraine et de Russie.

"Le rôle joué par les bourdons en matière de sécurité alimentaire et de maintien de la biodiversité végétale dans son ensemble est un élément très important du capital européen", dit Simon Potts, coordinateur du projet STEP. "Or, ce capital est exposé à des menaces croissantes et les résultats de cette évaluation de la Liste rouge représentent un outil important pour aider à protéger une composante indispensable de la biodiversité."

Un certain nombre de mesures, notamment la mise en place de bordures et de bandes-tampons autour des terres agricoles riches en fleurs et en espèces sauvages, ainsi que la préservation des prairies, sont considérées comme des outils efficaces pour contrecarrer le déclin rapide des espèces de bourdons. Elles peuvent permettre aux abeilles de butiner et aider à maintenir des populations stables de pollinisateurs, dont la survie est essentielle pour la sécurité alimentaire européenne.

Cette étude est publiée alors que l'on examine l'avancement de la mise en œuvre de la stratégie européenne destinée à arrêter la perte de biodiversité. Elle souligne qu'il est nécessaire d'intensifier les efforts de conservation et de mettre pleinement en œuvre la Stratégie européenne pour la biodiversité à l'horizon 2020, afin d'atteindre l'objectif 2020 d'arrêt de la perte de biodiversité et de la dégradation des services des écosystèmes, défini par les dirigeants européens en mars 2010.

Auteur

Union internationale pour la conservation de la nature

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Jeudi 3 avril 2014 4 03 /04 /Avr /2014 18:25

L'eau radioactive en provenance de la centrale nucléaire de Fukushima, est arrivée en février 2014 sur les côtes canadiennes, peu de jours avant la date anniversaire de la catastrophe de Fukushima, le 11 mars 2011 Fukushima : l'eau radioactive est arrivée au large du Canada. Les déchets devraient suivreLe tsunami du 11 mars 2011 qui a frappé le nord-est du Japon, a donné naissance à un continent de déchets qui se déplace vers la côte Ouest des Etats-Unis. © Photo

Archives AFP

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elon certains scientifiques, les eaux contaminées de Fukushima devaient  atteindre, en 2014, les côtes nord-américaines. Pour d'autres, c'est un véritable continent de déchets potentiellement radioactifs, issus du tsunami du 11 mars 2011, qui est attendu sur la côte ouest des Etats-Unis.

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  • Du césium-134 et du césium-137 au large du Canada

Deux isotopes radioactifs ont bien été découverts en février dernier au large de Vancouver, sur la côte Pacifique du Canada: du césium-134 et du césium-137 en provenance de Fukushima. Selon Radio-Canada, la côte Britanno-Colombienne baigne donc dans un océan qui affiche un faible niveau de radioactivité à la suite du désastre japonais. Pour l'océanographe et chimiste John Smith de l'Institut océanographique de Bedford en Nouvelle-Écosse, le césium-134 relevé au large du Canada, qui a une période de radioactivité d'environ deux ans, porte clairement la marque de la catastrophe de Fukushima. Le césium-137, lui, reste actif pendant une trentaine d'années.

  • Une carte interactive pour suivre les particules radioactives

Les particules radioactives issues de la pollution provoquée par la catastrophe nucléaire de Fukushima du 11 mars 2011, devraient errer durant une dizaine d'années dans les océans du monde, selon les chercheurs américains du Centre of Excellence for Climate System Science (CECSS) qui ont publié sur internet une étude sur le sujet, en août 2013. Les courants au large du Japon accélèrent la dilution des eaux radioactives, qui perdent donc en concentration radioactive et se dispersent, rapporte l'étude. "Les observateurs de la côte ouest des USA pourront mesurer une augmentation des matières radioactives trois ans après l'événement", estiment les scientifiques qui ont mis en place une carte interactive permettant de visualiser l'évolution d'un produit, quel qu'il soit, porté par les courants marins.

Ce graphique de la NOAA montre les concentrations en césium 137 à la surface des océans (entre 0 et - 200 mètres) en avril 2012 (a), avril 2014 (b), avril 2016 (c) et avril 2021 (d).© Photo NOAA

 

Selon leurs projections, les premières traces de la pollution radioactive de Fukushima présente dans les eaux de l'océan Pacifique devaient arriver en 2014 aux Etats-Unis. Elles ont donc atteint le nord du Canada. Des tests similaires effectués au large des côtes des Etats américains de Washington, de Californie et d'Hawaii n'auraient détecté à ce jour aucune contamination. Que deviendront les innombrables fuites d'eau contaminées qui s'échappent du site dans l'océan depuis la catastrophe (le 22 juillet dernier, l'opérateur Tepco parlait de 390 tonnes par jour) ? L'étude du CECSS n'aborde pas la question.

  • Y a-t-il un danger pour la population ?

Pas vraiment, d'après Erik van Sebille, co-auteur de l'étude américaine, qui précise : "Cependant, les habitants de ces côtes ne seront pas affectés par les concentration de matériaux radioactifs car elles resteront en dessous des normes de l'OMS une fois qu'elles quitteront les eaux japonaises". Les scientifiques canadiens confirment : les valeurs relevées, sont bien en dessous des seuils préconisés, ne constitueraient pas de danger pour la santé humaine.

  • Les déchets du tsunami japonais : le 51ème Etat américain

Selon un article publié par le site "Terra Eco" le 7 novembre 2013, la NOAA (administration américaine de protection des océans) s'attendait, elle, à voir un véritable continent de déchets venu du Japon aborder la côte ouest américaine à la fin de l'année 2013 ou au début 2014. Surnommée le 51e État des Etats-Unis, la plaque de détritus de la taille du Texas, une énorme masse flottante qui ressemble à un amas de rouille, est constituée d'une quantité phénoménale de débris dus au tsunami : véhicules, maisons, pontons, quais entiers... Avec, cadeau, des espèces animales invasives. Trois d'entre elles inquiètent plus particulièrement les chercheurs américains : la moule bleue, l'algue brune connue sous le nom de wakamé, et l'étoile de mer, "Asterias amurensis". Les deux dernières figurent sur la liste des cent espèces exotiques envahissantes parmi les plus néfastes au monde, établie en 2000 par l'Union internationale pour la conservation de la nature.

Les macrodéchets du Tsunami dans le Pacifique nord.© Photo ONG Robin des Bois

 

  • Appel à la population

La NOAA minimise auprès de la population américaine le risque de la radioactivité éventuellement présente dans les débris en provenance du Japon. Elle a néanmoins lancé un appel dès le mois de mai 2012, afin que les promeneurs préviennent les autorités dès qu'ils trouvent un objet rejeté par les flots sur la côte Ouest. Certes, s'il est radioactif, mieux vaut ne pas le prendre, même avec des pincettes. A moins d'être armé d'un compteur Geiger, pour faire auparavant ses propres relevés...

 

D'après les calculs des scientifiques, la contamination de la côte ouest de l'Amérique du nord, devrait atteindre son point culminant vers 2016, mais les prévisions varient considérablement concernant le degré de contamination.

 

http://www.sudouest.fr

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Mercredi 2 avril 2014 3 02 /04 /Avr /2014 18:55

Le dégel du permafrost arctique suite au réchauffement climatique pourrait constituer une menace pour les décharges radioactives situées sur l'archipel de Nouvelle-Zemble, estime le ministère russe des Situations d'urgence.

« La dégradation du pergélisol sur l'archipel, dans les zones de stockage de déchets radioactifs, représente un danger particulier », lit-on dans une prévision établie par le ministère pour 2014.

Le document souligne également que la fonte du permafrost dans les régions arctiques de la Russie risque d'avoir des conséquences négatives pour les infrastructures pétrolières aménagées sur ces territoires qui recèlent plus de 70% des réserves prospectées de pétrole et environ 93% des réserves de gaz naturel.

Selon les spécialistes du ministère des Situations d'urgence, le dégel du permafrost sur les bords de la mer de Kara pourrait intensifier l'érosion du littoral qui recule de 2 à 4 mètres chaque année.

Les golfes de la mer de Kara abritent de nombreux objets ayant servi aux essais nucléaires effectués en Nouvelle-Zemble, des fragments du brise-glace atomique Lénine, ainsi que le sous-marin nucléaire K-27. D'après le ministère des Situations d'urgence, un abysse avoisinant l'archipel renferme près de 1.200 objets radioactifs dangereux.

Ces objets sous-marins sont consignés au registre tenu par le ministère. A l'heure actuelle, ce document compte plus de 24.000 objets. Il s'agit de déchets radioactifs stockés principalement à des profondeurs allant jusqu'à 500 mètres.


Source © la voix de la russie

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Mercredi 2 avril 2014 3 02 /04 /Avr /2014 18:49

Le Parlement costaricain a adopté un nouveau projet de loi de protection des cours d'eau, victimes d'une pollution croissante dans ce petit pays d'Amérique centrale pourtant réputé pour la richesse de son environnement.



Le texte, voté à une large majorité et qui devra être de nouveau adopté par les députés de l'Assemblée monocamérale avant sa promulgation par la présidente Laura Chinchilla, interdit la privatisation des ressources hydriques et érige en droit fondamental l'accès à une eau potable, a annoncé l'Assemblée sur son site internet.


La loi établit désormais que l'eau constitue un bien public qui doit être protégé par l'Etat et qui ne peut être exploité à des fins lucratives.


Le texte prévoit la création d'une Direction nationale des ressources hydriques, attachée au ministère de l'Environnement, qui aura pour mission de protéger les réserves du pays, de nettoyer les cours d'eau, de réguler le déversement des eaux de pluie et de traiter les eaux usées.


Le Costa Rica, connu pour ses plages paradisiaques, ses épaisses forêts tropicales et ses imposants volcans pâtit d'une administration déficiente de ses zones protégées et de la pollution croissante de l'air, des sols et des cours d'eau.


Selon le dernier rapport sur l'état de la Nation rédigé par des universités publiques, 96,4% des eaux usées sont rejetées dans la nature sans aucun traitement. La précédente loi de protection de l'eau datait de 1942.


Source: BelgNP-le-nouveau-paradigme-copie-1a

 


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