Environnement

Samedi 12 avril 2014 6 12 /04 /Avr /2014 23:29

Dans la région désertique du Néguev au sud d'Israël s’est produit un drôle de phénomène que l’on pourrait presque qualifier de miraculeux. À sec depuis des années, le lit d’une ancienne rivière a subitement été à nouveau rempli par une eau venue directement des montagnes après une saison de pluies diluviennes.

L'eau revient en abondance dans le lit de la rivière Zin

 

Couvrant une superficie de 13 000 km2, le désert de Néguev qui s’étend sur la plus grande partie du district sud d'Israël, est une région particulièrement aride où l’eau se fait souvent rare. Limité à l'ouest par le désert de la péninsule du Sinaï et à l'est par la vallée de l'Arabah, ce désert à la végétation quasi inexistante ne voit que très rarement la pluie tomber et ses rivières se remplir totalement. Voilà ce qui explique la sécheresse presque permanente du lit de la rivière Zin qui pourtant revient à la vie de manière épisodique et spectaculaire.

Une eau venue des montagnes

Depuis les temps bibliques, cette rivière, qui il y a des siècles servait déjà à délimiter la frontière israélienne, s’assèche et se renfloue selon des périodes plus ou moins espacées. Bordé de canyons, le lit de cette rivière voit en effet selon les périodes, l’eau revenir en masse puis s’évaporer à nouveau pour ne laisser place qu’à la terre et à la poussière. Un véritable cycle naturel que les tour-opérateurs sont même parvenus à transformer en business en laissant entendre aux touristes que ceux-ci pourraient avoir la chance d’assister au retour de la rivière lors de leur passage sur le site.

Un parcours qui se termine au bord de la Mer Morte

Cependant, le retour de l’eau dans le lit de la rivière Zin reste toujours très difficile à anticiper. Pour que le phénomène s’accomplisse, il faut que des pluies abondantes aient lieu bien en amont, au-dessus du Crater Ramon (Makhtesh Ramon) situé sur le mont Negev à 85km au sud de la ville de Beersheba. Si l'eau est tombée en quantité abondante durant les mois d’hiver, alors vers le mois d’avril celle-ci se déverse naturellement dans le lit asséché de la rivière. Quelques kilomètres plus loin encore, la rivière Zin stoppe finalement sa course qui prend fin sur les rivages de la Mer Morte.

Copyright © Gentside

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Dimanche 6 avril 2014 7 06 /04 /Avr /2014 14:16
bourdon fleurBourdon en Bretagne
© C. Magdelaine / notre-planete.info

Selon une étude récente qui évalue le statut des espèces au niveau européen, 24% des espèces de bourdons d'Europe sont menacées d'extinction sur la Liste rouge des espèces menacées de l'UICN™. L'étude porte sur les 68 espèces de bourdons présentes en Europe. Elle fait partie du projet Statut et tendances des pollinisateurs européens (STEP) et de la Liste rouge européenne des pollinisateurs, tous deux financés par la Commission européenne.

Les bourdons, à l'instar des autres pollinisateurs, jouent un rôle crucial dans la production alimentaire. Ils permettent la reproduction des végétaux et améliorent la production agricole, notamment celle d'aliments tels que les tomates, les poivrons et de nombreux autres fruits, légumes et graines que nous consommons. Sur les cinq principaux pollinisateurs des cultures européennes, trois sont des bourdons. Avec d'autres pollinisateurs, les bourdons rapportent à l'agriculture européenne plus de 22 milliards d'euros par an.

"Nous sommes très préoccupés par ces conclusions. Une proportion si élevée de bourdons menacés peut avoir des conséquences graves pour notre production alimentaire", dit Ana Nieto, spécialiste de la biodiversité européenne à l'UICN et coordinatrice de l'étude. "Il faut protéger les espèces de bourdons et leurs habitats, restaurer les écosystèmes dégradés et promouvoir des pratiques agricoles respectueuses de la biodiversité afin d'inverser ces tendances négatives chez les populations européennes de bourdons."

D'après l'étude, les effectifs de 46% des espèces de bourdons d'Europe sont en déclin, 29% sont stables et 13% en croissance. Le changement climatique, l'intensification de l'agriculture et les changements dans l'utilisation des terres agricoles sont les menaces principales auxquelles ces espèces sont confrontées. La pollution découlant des déchets agricoles et la destruction de leurs habitats liée à l'urbanisation contribuent aussi à leur régression.

"Le déclin des bourdons européens est un problème qui doit être abordé sur tous les fronts. L'Union européenne a interdit récemment l'usage de certains pesticides qui sont dangereux pour les abeilles, et elle finance des recherches sur le statut de conservation des pollinisateurs", dit Janez Potoċnik, Commissaire européen à l'environnement. "Cependant, il est clair qu'il faut intensifier les efforts à travers, entre autres, une meilleure intégration de l'environnement dans les autres politiques, mais aussi en sensibilisant aux avantages apportés par les pollinisateurs."

"Un grand nombre de ces espèces vivent dans des zones très restreintes et leurs effectifs sont faibles", dit Pierre Rasmont, membre de l'équipe de l'étude STEP et du Groupe de spécialistes des bourdons de la Commission de la sauvegarde des espèces de l'UICN. "Elles sont souvent extrêmement spécialisées sur leurs plantes hôtes, ce qui les rend vulnérables à tout changement environnemental."

Le changement climatique

Le changement climatique, avec des températures en hausse et de longues périodes de sécheresse, est à l'origine de modifications importantes de l'habitat des bourdons. Bombus hyperboreus, le deuxième bourdon d'Europe par la taille, classé dans la catégorie Vulnérable sur la Liste rouge de l'UICN et strictement limité aux régions arctiques et subarctiques, ne vit que dans la toundra scandinave et dans l'extrême nord de la Russie. Le changement climatique risque de réduire considérablement l'étendue de son habitat, ce qui aurait pour conséquence un déclin de sa population.

L'occupation du sol

Les modifications dans l'utilisation des sols et des pratiques agricoles ayant pour résultat la destruction de l'environnement naturel des espèces représentent aussi une menace grave pour de nombreux bourdons du continent européen. La zone de répartition géographique de Bombus cullumanus, une espèce classée En danger critique d'extinction, a été énormément réduite depuis dix ans en raison de la fragmentation de son habitat et des modifications des pratiques agricoles, dont la disparition des emblavures de trèfle, la plante fourragère que l'espèce butine principalement. En conséquence, la population a subi un déclin de plus de 80% pendant la décennie écoulée. Très répandue dans le passé, elle n'est plus présente que dans un petit nombre de sites dispersés en Europe.

Le bourdon le plus grand d'Europe, Bombus fragrans, classé En danger, est aussi menacé par l'intensification de l'agriculture, qui détruit ses habitats naturels dans les steppes d'Ukraine et de Russie.

"Le rôle joué par les bourdons en matière de sécurité alimentaire et de maintien de la biodiversité végétale dans son ensemble est un élément très important du capital européen", dit Simon Potts, coordinateur du projet STEP. "Or, ce capital est exposé à des menaces croissantes et les résultats de cette évaluation de la Liste rouge représentent un outil important pour aider à protéger une composante indispensable de la biodiversité."

Un certain nombre de mesures, notamment la mise en place de bordures et de bandes-tampons autour des terres agricoles riches en fleurs et en espèces sauvages, ainsi que la préservation des prairies, sont considérées comme des outils efficaces pour contrecarrer le déclin rapide des espèces de bourdons. Elles peuvent permettre aux abeilles de butiner et aider à maintenir des populations stables de pollinisateurs, dont la survie est essentielle pour la sécurité alimentaire européenne.

Cette étude est publiée alors que l'on examine l'avancement de la mise en œuvre de la stratégie européenne destinée à arrêter la perte de biodiversité. Elle souligne qu'il est nécessaire d'intensifier les efforts de conservation et de mettre pleinement en œuvre la Stratégie européenne pour la biodiversité à l'horizon 2020, afin d'atteindre l'objectif 2020 d'arrêt de la perte de biodiversité et de la dégradation des services des écosystèmes, défini par les dirigeants européens en mars 2010.

Auteur

Union internationale pour la conservation de la nature

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Jeudi 3 avril 2014 4 03 /04 /Avr /2014 18:25

L'eau radioactive en provenance de la centrale nucléaire de Fukushima, est arrivée en février 2014 sur les côtes canadiennes, peu de jours avant la date anniversaire de la catastrophe de Fukushima, le 11 mars 2011 Fukushima : l'eau radioactive est arrivée au large du Canada. Les déchets devraient suivreLe tsunami du 11 mars 2011 qui a frappé le nord-est du Japon, a donné naissance à un continent de déchets qui se déplace vers la côte Ouest des Etats-Unis. © Photo

Archives AFP

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elon certains scientifiques, les eaux contaminées de Fukushima devaient  atteindre, en 2014, les côtes nord-américaines. Pour d'autres, c'est un véritable continent de déchets potentiellement radioactifs, issus du tsunami du 11 mars 2011, qui est attendu sur la côte ouest des Etats-Unis.

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  • Du césium-134 et du césium-137 au large du Canada

Deux isotopes radioactifs ont bien été découverts en février dernier au large de Vancouver, sur la côte Pacifique du Canada: du césium-134 et du césium-137 en provenance de Fukushima. Selon Radio-Canada, la côte Britanno-Colombienne baigne donc dans un océan qui affiche un faible niveau de radioactivité à la suite du désastre japonais. Pour l'océanographe et chimiste John Smith de l'Institut océanographique de Bedford en Nouvelle-Écosse, le césium-134 relevé au large du Canada, qui a une période de radioactivité d'environ deux ans, porte clairement la marque de la catastrophe de Fukushima. Le césium-137, lui, reste actif pendant une trentaine d'années.

  • Une carte interactive pour suivre les particules radioactives

Les particules radioactives issues de la pollution provoquée par la catastrophe nucléaire de Fukushima du 11 mars 2011, devraient errer durant une dizaine d'années dans les océans du monde, selon les chercheurs américains du Centre of Excellence for Climate System Science (CECSS) qui ont publié sur internet une étude sur le sujet, en août 2013. Les courants au large du Japon accélèrent la dilution des eaux radioactives, qui perdent donc en concentration radioactive et se dispersent, rapporte l'étude. "Les observateurs de la côte ouest des USA pourront mesurer une augmentation des matières radioactives trois ans après l'événement", estiment les scientifiques qui ont mis en place une carte interactive permettant de visualiser l'évolution d'un produit, quel qu'il soit, porté par les courants marins.

Ce graphique de la NOAA montre les concentrations en césium 137 à la surface des océans (entre 0 et - 200 mètres) en avril 2012 (a), avril 2014 (b), avril 2016 (c) et avril 2021 (d).© Photo NOAA

 

Selon leurs projections, les premières traces de la pollution radioactive de Fukushima présente dans les eaux de l'océan Pacifique devaient arriver en 2014 aux Etats-Unis. Elles ont donc atteint le nord du Canada. Des tests similaires effectués au large des côtes des Etats américains de Washington, de Californie et d'Hawaii n'auraient détecté à ce jour aucune contamination. Que deviendront les innombrables fuites d'eau contaminées qui s'échappent du site dans l'océan depuis la catastrophe (le 22 juillet dernier, l'opérateur Tepco parlait de 390 tonnes par jour) ? L'étude du CECSS n'aborde pas la question.

  • Y a-t-il un danger pour la population ?

Pas vraiment, d'après Erik van Sebille, co-auteur de l'étude américaine, qui précise : "Cependant, les habitants de ces côtes ne seront pas affectés par les concentration de matériaux radioactifs car elles resteront en dessous des normes de l'OMS une fois qu'elles quitteront les eaux japonaises". Les scientifiques canadiens confirment : les valeurs relevées, sont bien en dessous des seuils préconisés, ne constitueraient pas de danger pour la santé humaine.

  • Les déchets du tsunami japonais : le 51ème Etat américain

Selon un article publié par le site "Terra Eco" le 7 novembre 2013, la NOAA (administration américaine de protection des océans) s'attendait, elle, à voir un véritable continent de déchets venu du Japon aborder la côte ouest américaine à la fin de l'année 2013 ou au début 2014. Surnommée le 51e État des Etats-Unis, la plaque de détritus de la taille du Texas, une énorme masse flottante qui ressemble à un amas de rouille, est constituée d'une quantité phénoménale de débris dus au tsunami : véhicules, maisons, pontons, quais entiers... Avec, cadeau, des espèces animales invasives. Trois d'entre elles inquiètent plus particulièrement les chercheurs américains : la moule bleue, l'algue brune connue sous le nom de wakamé, et l'étoile de mer, "Asterias amurensis". Les deux dernières figurent sur la liste des cent espèces exotiques envahissantes parmi les plus néfastes au monde, établie en 2000 par l'Union internationale pour la conservation de la nature.

Les macrodéchets du Tsunami dans le Pacifique nord.© Photo ONG Robin des Bois

 

  • Appel à la population

La NOAA minimise auprès de la population américaine le risque de la radioactivité éventuellement présente dans les débris en provenance du Japon. Elle a néanmoins lancé un appel dès le mois de mai 2012, afin que les promeneurs préviennent les autorités dès qu'ils trouvent un objet rejeté par les flots sur la côte Ouest. Certes, s'il est radioactif, mieux vaut ne pas le prendre, même avec des pincettes. A moins d'être armé d'un compteur Geiger, pour faire auparavant ses propres relevés...

 

D'après les calculs des scientifiques, la contamination de la côte ouest de l'Amérique du nord, devrait atteindre son point culminant vers 2016, mais les prévisions varient considérablement concernant le degré de contamination.

 

http://www.sudouest.fr

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Mercredi 2 avril 2014 3 02 /04 /Avr /2014 18:55

Le dégel du permafrost arctique suite au réchauffement climatique pourrait constituer une menace pour les décharges radioactives situées sur l'archipel de Nouvelle-Zemble, estime le ministère russe des Situations d'urgence.

« La dégradation du pergélisol sur l'archipel, dans les zones de stockage de déchets radioactifs, représente un danger particulier », lit-on dans une prévision établie par le ministère pour 2014.

Le document souligne également que la fonte du permafrost dans les régions arctiques de la Russie risque d'avoir des conséquences négatives pour les infrastructures pétrolières aménagées sur ces territoires qui recèlent plus de 70% des réserves prospectées de pétrole et environ 93% des réserves de gaz naturel.

Selon les spécialistes du ministère des Situations d'urgence, le dégel du permafrost sur les bords de la mer de Kara pourrait intensifier l'érosion du littoral qui recule de 2 à 4 mètres chaque année.

Les golfes de la mer de Kara abritent de nombreux objets ayant servi aux essais nucléaires effectués en Nouvelle-Zemble, des fragments du brise-glace atomique Lénine, ainsi que le sous-marin nucléaire K-27. D'après le ministère des Situations d'urgence, un abysse avoisinant l'archipel renferme près de 1.200 objets radioactifs dangereux.

Ces objets sous-marins sont consignés au registre tenu par le ministère. A l'heure actuelle, ce document compte plus de 24.000 objets. Il s'agit de déchets radioactifs stockés principalement à des profondeurs allant jusqu'à 500 mètres.


Source © la voix de la russie

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Mercredi 2 avril 2014 3 02 /04 /Avr /2014 18:49

Le Parlement costaricain a adopté un nouveau projet de loi de protection des cours d'eau, victimes d'une pollution croissante dans ce petit pays d'Amérique centrale pourtant réputé pour la richesse de son environnement.



Le texte, voté à une large majorité et qui devra être de nouveau adopté par les députés de l'Assemblée monocamérale avant sa promulgation par la présidente Laura Chinchilla, interdit la privatisation des ressources hydriques et érige en droit fondamental l'accès à une eau potable, a annoncé l'Assemblée sur son site internet.


La loi établit désormais que l'eau constitue un bien public qui doit être protégé par l'Etat et qui ne peut être exploité à des fins lucratives.


Le texte prévoit la création d'une Direction nationale des ressources hydriques, attachée au ministère de l'Environnement, qui aura pour mission de protéger les réserves du pays, de nettoyer les cours d'eau, de réguler le déversement des eaux de pluie et de traiter les eaux usées.


Le Costa Rica, connu pour ses plages paradisiaques, ses épaisses forêts tropicales et ses imposants volcans pâtit d'une administration déficiente de ses zones protégées et de la pollution croissante de l'air, des sols et des cours d'eau.


Selon le dernier rapport sur l'état de la Nation rédigé par des universités publiques, 96,4% des eaux usées sont rejetées dans la nature sans aucun traitement. La précédente loi de protection de l'eau datait de 1942.


Source: BelgNP-le-nouveau-paradigme-copie-1a

 


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Vendredi 28 mars 2014 5 28 /03 /Mars /2014 21:51

 

Voici une vidéo qui recensent les morts massives d'animaux à travers le monde de 2008 à 2014. 

Nature Alerte
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Mardi 25 mars 2014 2 25 /03 /Mars /2014 07:03
 
 
Le parquet de Paris vient d'ouvrir une enquête préliminaire après une plainte au pénal déposée par une ONG écologiste, une première destinée à dénoncer "le scandale sanitaire" de la pollution de l'air, a-t-on appris de source judiciaire. 

Les gendarmes de l'Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique (Oclaesp) auront pour première mission de préciser les contours de cette plainte déposée le 12 mars. Les enquêteurs tenteront notamment de s'assurer qu'une incrimination pénale est susceptible d'être trouvée, et à qui elle pourrait être éventuellement imputée.


Dans un premier temps, ils solliciteront l'Institut de veille sanitaire (InVS) et diverses administrations concernées. Ils se feront également préciser "des éléments de contexte et techniques sur les termes de la plainte" par l'association qui l'a déposée, a expliqué la source judiciaire. 


La plainte d'Écologie sans frontière est une démarche symbolique intervenue au moment où les seuils maximums sur les particules fines étaient dépassés dans plusieurs zones urbaines, notamment à Paris. "Si un magistrat prend ça à coeur, il peut aller perquisitionner dans les bureaux d'études des constructeurs (automobiles) ou dans les ministères", avait déclaré le vice-président de l'ONG Nadir Saïfi.


Cette plainte avait toutefois reçu un accueil mitigé parmi les associations de défense de l'environnement, beaucoup doutant de l'efficacité de la démarche. Quelques jours après son dépôt, le 17 mars, la circulation alternée avait été imposée dans la capitale et sa petite couronne, une mesure rarissime. En raison de dépassements trop fréquents des valeurs limites européennes pour ces particules fines, la France risque une condamnation et pourrait prochainement devoir régler des amendes de plusieurs dizaines de millions d'euros.
 
Nature Alerte
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Vendredi 21 mars 2014 5 21 /03 /Mars /2014 19:26
 
 
La perte dramatique et continue des espèces animales et végétales australiennes de ces dernières années a incité les scientifiques influents du pays à interpeller le gouvernements pour définir la priorité des espèces à sauvegarder des espèces qui doivent être désormais abandonner à leur extinction.

Cette proposition de trier les priorités de sauvegarde de la biodiversité de l'Australie vient des plus hauts conservateurs biologistes de la nation .


En Australie au moins 100 espèces endémiques ont déjà disparu depuis la colonisation européenne et aujourd'hui plus de 1500 autres sont désormais menacées d'extinction.


«J'ai peur de dire à tous mes concitoyens que nous sommes dans une situation apocalyptique. Nous sommes aujourd'hui confronté à une perte massive d'espèces sur le point d'être classé en voies critiques d'extinction », rappelle le professeur David Bowman , expert en changement environnemental à l'Université de Tasmanie .


Rien que dans le Parc national de Kakadu on constate une baisse de 95 pour cent des mammifères présents . C'est devenu un cas désespéré de sauvegarde la biodiversité », a déclaré le professeur Bradshaw .


La Grande barrière de corail quant à elle souffre d'un déclin de biodiversité sans précédent. 


"Nous constatons aujourd'hui que nous ne parvenons à préserver nos espèces endémiques dans les deux domaines les plus importants, les plus protégés et les mieux financés d'Australie , quel espoir avons-nous pour le reste de nos parcs nationaux ? "


Les actions nationales de préservation actuelles sont totalement débordés face au développement urbain, agricole et industrielle qui est devenu tentaculaire.


Nous croyons que la politique actuelle pour tenter de sauver les espèces menacées dans notre pays est désormais totalement obsolète, nous devons de toute urgence mettre davantage l'accent sur la sauvegarde de certain écosystèmes et sur certaines espèces les plus importants.


Cela signifie une modification urgente des lois actuelles rendant obligatoire les plans de rétablissement pour toutes les espèces du pays.


L'accent mis sur les espèces menacées semble vouée à l'échec , notamment en raison du changement climatique , rappelle Jeff Smith du Bureau des défenseurs de l'environnement du NSW .


"Nous devons axé nos priorité de sauvegarde sur des espèces clés" la difficulté actuelle est de se confronter à cette idée de trier des espèces en danger d'extinction.


" Si vous mettez dans un coin, un papillon rare et dans un autre coin, un diable de Tasmanie , aujourd'hui je dois comme biologiste de la conservation affirmer que le diable de Tasmanie est plus important à préserver - c'est un prédateur , il est à la fin d'une lignée évolutive , il est charismatique , c'est un mammifère et on ne peut donc pas se permettre de le perdre " .


Certains écologistes s'opposent eux fortement à choisir des gagnants et des perdants .


" Je ne peux pas supporter l'idée que nous devrions renoncer à nos espèces australiennes emblématiques et je ne peux pas supporter l'idée que nous soyons obligés de trier des priorités, " rappelle la sénateur Vert Larissa Waters.


De son coté le Ministre de l'Environnement Greg Hunt s'engage à préserver " autant d'espèces que possible "


Le gouvernement a un plan en trois volets pour les espèces menacées :


  • «Tout d'abord , la nomination d'un commissaire aux espèces menacées dont le travail est d'obtenir des équipes sur le terrain , à s'engager réellement pour le rétablissement des espèces , »



  • " Deuxièmement , la réforme du programme de protection des terres nationales , appelle les agriculteurs et les industrielles à se concentrer sur le rétablissement des espèces , qu'il s'agisse de wombats ou de quolls ou d'autres animaux .

  • " Troisièmement , nous allons constituer une équipe de 15 000 jeunes Australiens pour former une armée verte dont l'action principale sera la réhabilitation des terres pour les espèces en danger  . "



En bref la situation est désormais critique


© Nature Alerte

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Vendredi 21 mars 2014 5 21 /03 /Mars /2014 19:18

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Les terres boisées continuent à régresser à l'échelle mondiale, l'Amérique du Sud et l'Afrique accusant les plus fortes pertes, a révélé la FAO vendredi à l'occasion de la journée internationale des forêts.

"L'amélioration des données sur les ressources forestières est fondamentale pour freiner la déforestation illicite et la dégradation des forêts", précise dans un communiqué l'Organisation des Nations unies pour l'agriculture et l'alimentation (FAO), dont le siège est à Rome.

La nouvelle évaluation des changements intervenus dans les forêts de la planète montre le recul des utilisations de terres forestières entre 1990 et 2010. Selon cette étude - la première montrant l'évolution de l'utilisation des terres forestières au cours des 20 dernières années -, les superficies forestières ont diminué de quelque 5,3 millions d'hectares par an, ce qui correspond, pour la période 1990-2010, à une perte nette équivalant à près de 4 fois la taille de l'Italie ou une fois celle de la Colombie.

Les conclusions d'une enquête mondiale de télédétection montrent que les superficies boisées totales en 2010 s'élèvent à 3,89 milliards d'hectares, soit 30% des terres émergées de la planète.

A l'échelle mondiale, la réduction brute d'utilisation des terres forestières causée par la déforestation et les catastrophes naturelles au cours de la période (15,5 millions d'hectares par an) a été partiellement compensée par des gains de superficies forestières obtenus grâce au boisement et à l'expansion des forêts naturelles (10,2 millions d'hectares par an).

Selon la FAO, "les forêts tropicales ont diminué en Amérique du Sud, en Afrique et en Asie, l'Amérique du Sud tropicale accusant la plus grosse perte en termes absolus, suivie de l'Afrique tropicale, tandis que l'Asie subtropicale et tempérée a affiché des gains de superficies boisées", souligne le communiqué.

http://www.7sur7.be/

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Vendredi 21 mars 2014 5 21 /03 /Mars /2014 07:12

Des molécules neuro-toxiques ont été retrouvées dans des ruches catalanes dont les abeilles étaient atteintes de surmortalité. Les apiculteurs pointent du doigt les pesticides. Les agriculteurs réclament des analyses plus poussées. Elles sont en cours.

Les abeilles meurent en masse dans les ruches des Pyrénées-Orientales © F3 LR
© F3 LR Les abeilles meurent en masse dans les ruches des Pyrénées-Orientales
Dans les Pyrénées-Orientales, la surmortalité des abeilles atteint un tel taux que les apiculteurs ont réclamé des analyses. Leur résultat est sans appel : des molécules neuro-toxiques ont été retrouvées dans les ruches. Un millier d'entre elles ont déjà été décimées.

Nouvelles analyses en cours

Pointés du doigt par la profession : les pesticides. Alertée, la chambre d'agriculture prône des recherches plus poussées avant d'envisager des mesures. Elles sont en cours.
Nors reporters Céline Llambrich et Alain Sabatier sont allés enquêter sur place.

Un millier de ruches perdues dans les Pyrénées-Orientales
De récentes analyses lient la surmortalité des abeilles catalanes à la présence de molécules neuro-toxiques dans les ruches. Les apiculteurs pointent du doigt les pesticides, les agriculteurs réclament de nouvelles recherches.
Par Valérie Luxey
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