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Environnement

Samedi 11 mai 2013 6 11 /05 /Mai /2013 17:46

Une récente étude parue dans la revue Current Biology met en relief le lent déclin des récifs de coraux qui, s'il est déjà entamé, n'est pas pour autant inévitable. Des solutions sont possibles à condition de s'y mettre rapidement et avec le plus grand sérieux, selon les experts. Le récif corallien est une des merveilles de la nature. Coloré, divers et riche, il présente une biodiversité incomparable. Structure naturelle bioconstruite par un minéral durable (carbonate de calcium), il est aujourd'hui un écosystème qu'il convient de préserver. De nombreux scientifiques se sont ainsi donnés la mission de mener à bien cette préservation, mais également de sensibiliser les populations.

 

Bien qu'en danger, le récif n'est pas une victime, mieux encore, il peut continuer à se développer à condition que tout le monde se mobilise. C'est ce que propose l'analyse parue le 9 mai dans la revue Current Biology qui met en avant les dispositifs à mettre en place pour sauver les barrières de coraux. Pour ces travaux, chercheurs et climatologues en tout genre ont mis au point un modèle informatique qui simule l'activité du récif et montre de ce fait comment celui-ci fonctionne. Le projet a vu le jour après 2 ans de recherches et se base sur une centaine d'études collectées sur 40 ans.

Combinant modèles de récifs ainsi que modèles climatiques, le programme est désormais capable de faire des prédictions sur l'équilibre des forces qui permettront au récif de continuer à se développer mais également celles qui pourraient le réduire comme les ouragans, l'érosion, l'acidification de l'eau de mer, les engrais chimiques ou encore la pression démographique.

 

Une préservation locale

 

D'après cette recherche, ces résultats sont sans appel. Si nous désirons préserver les récifs coralliens, une prise en charge locale est nécessaire. Peter Mumby des Universités de Queensland et Exeter explique qu'il faudrait un budget en carbonate et une protection locale, utile et active ainsi qu'une limitation accrue des gaz à effet de serre.

 

L'analyse met également l'accent sur les diverses fonctions des récifs.

Celles-ci incluent un apport non négligeable à l'économie ou encore l'activité de brise-lame qu'il réalise, empêchant les tsunamis ou encore les grosses vagues de s'échouer sur le rivage.

Il est également un fantastique habitat pour toutes les espèces marines qui dépendent de lui en tant que refuge et abris. "La bonne nouvelle est qu'il semble possible de préserver le récif, nous avons juste à être sérieux sur les actions à mener.

Cela veut également dire que la gestion local du récif - comme le contrôle de la pollution et de la pêche intensive- se légitime" rapporte Mumby.

 "De nombreuses personnes ont dit que les changements climatiques étaient trop importants pour que la gestion locale soit utile, nous montrons justement qu'il n'en est rien". De plus, des centaines de millions de personnes dépendraient directement du récif pour se nourrir, gagner leur vie ou dans la construction des littoraux. "S'il devient difficile pour les gens des tropiques de vivre près des récifs de coraux, cela pourrait augmenter la pauvreté" détaille Emma Kennedy, auteur de l'étude.

 

Un constat alarmant

 

Il est ainsi dans l'intérêt de tous de conserver et protéger les récifs. Un des plus connus, la Grande Barrière de Corail long de plus de 2.000 kilomètres compterait environ 1.500 espèces de poissons, une trentaine de baleines, dauphins ou marsouins. Les récifs coralliens sont de vrais niches écologiques et l'on enregistre 600.000 kilomètres de récifs dans plus de 100 pays partout dans le monde.

 

Seulement, beaucoup sont en passe de disparaître. En 2008, 19% des récifs coralliens ont disparu et 54% demeurent menacés.Aujourd'hui, les spécialistes estiment qu'une action globale sur le climat ainsi qu'une préservation locale permettraient de ralentir le déclin de cette merveille écologique. Mais ceci peine à être mis en place. 1997 fut l'année internationale des récifs coralliens et plusieurs initiatives sont nées entre 1999 et 2000. Les récifs de Nouvelle Calédonie ont ainsi été classé dans le Patrimoine Mondial de l'Humanité et des aires protégées ont été mises en place. Reste que les constats inquiétants demeurent. Désormais, les experts suggèrent donc de mettre un coup d'accélérateur dans les actions entreprises afin d'inverser la tendance.

Publié par Camille Carlier
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Par Dav - Publié dans : Environnement
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Mardi 30 avril 2013 2 30 /04 /Avr /2013 07:13
D'après le Scripps Institution of Oceanography, qui travaille avec l'observatoire de Mauna Loa, la concentration de CO2 pourrait dépasser les 400 ppm en mai, pour la première fois de l'histoire humaine.

La responsable de l'ONU pour le climat, Christiana Figueres, a exprimé lundi à Bonn son inquiétude et appelé à une action urgente devant l'évolution de la concentration de CO2 dans l'atmosphère, sur le point de passer le seuil symbolique des 400 ppm (parties par million).

Selon l'observatoire Mauna Loa d'Hawaï, qui dépend de l'Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA), la concentration de CO2 sur notre planète a atteint 399,72 ppm, le 25 avril.

«Nous sommes tout près de dépasser le seuil de 400 ppm», a déclaré Mme Figueres aux délégations de plus de 190 pays réunies pour préparer les négociations annuelles sur la lutte contre le changement climatique, qui se tiendra en fin d'année à Varsovie, selon un communiqué de l'ONU.

«Je vous accueille avec une inquiétude plus vive», a-t-elle lancé aux négociateurs, exprimant aussi un «sens de l'urgence plus fort». Il s'agit de la première réunion des délégations depuis la conférence de Doha, fin 2012.

La communauté internationale s'est fixé comme objectif de parvenir en 2015 à un accord obligeant tous les pays, dont les deux grands pollueurs que sont la Chine et les États-Unis, à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre (GES). Il entrerait en vigueur en 2020.


L'objectif est de contenir la hausse du thermomètre à 2°C par rapport aux niveaux préindustriels, seuil au-delà duquel les scientifiques estiment que le système climatique s'emballerait.

Pour parvenir à une température entre 2°C et 2,4°C, il faudrait que la concentration de CO2 plafonne à 350-400 ppm (ou entre 445 et 490 ppm pour la totalité des GES), selon le dernier rapport du groupe d'experts de l'ONU sur le climat, le GIEC.


D'après le Scripps Institution of Oceanography, qui travaille avec l'observatoire de Mauna Loa, la concentration de CO2 pourrait dépasser les 400 ppm en mai, pour la première fois de l'histoire humaine.

Les premières données observées en mars 1958 s'établissaient à 316 ppm. Avant la période industrielle, et le recours aux énergies fossiles, la concentration de CO2 était estimée à 280 ppm.

Le taux de CO2, le principal GES, était probablement de 400 ppm durant la période géologique du pliocène, il y a entre 3,2 millions et 5 millions d'années, quand la terre faisait de 2 à 3 degrés de plus, indique le Scripps dans un communiqué.


Source © lapresse.ca


 
 
Nature Alerte
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Jeudi 25 avril 2013 4 25 /04 /Avr /2013 09:59

2755575_uru01-645915-01-02-new.jpgUn groupe de scientifiques uruguayens, en partenariat avec l'Institut Pasteur de Montevideo, a annoncé mercredi la naissance de moutons génétiquement modifiés phosphorescents, premiers du genre en Amérique latine.

 

La transgenèse sur cette espèce n'était pas disponible en Amérique latine et cette réussite positionne l'Uruguay au plus haut niveau scientifique mondial, se sont félicités l'Institut de reproduction animale Uruguay (IRAUy) et l'Institut Pasteur dans un communiqué.

Les précédents dans la région sont une vache transgénique produisant des protéines humaines dans son lait, créée en Argentine en 2011, et des chèvres génétiquement modifiées au Brésil, qui produisent également des protéines à usage humain.

 

Les moutons uruguayens sont nés en octobre 2012 à l'IRAUy, où ils se sont développés normalement, sans présenter de différences avec leurs homologues non-transgéniques, a indiqué à l'AFP Alejo Menchaca, président de l'Institut.

Leur seule spécificité visible est d'être phosphorescents lorsqu'ils sont placés sous une lumière ultra-violette, en raison de l'introduction dans leur ADN du gène d'une méduse.

L'opération n'a pas de but en soi, si ce n'est de vérifier l'efficacité de la méthode d'introduction d'un gène étranger dans l'ADN de ces animaux.

 

C'est une technique très efficace, car tous ceux qui sont nés sont positifs. Maintenant, nous pouvons travailler avec un autre gène, qui sera d'un plus grand intérêt, pour produire une protéine spécifique, a poursuivi M. Menchaca.

Les recherches étudient par exemple la possibilité de prendre un gène responsable de la production d'une protéine manquante dans certaines pathologies humaines (comme l'insuline dans le cas des diabétiques), de l'incorporer dans le génome d'une brebis, qui à sa naissance le produira dans son lait. Il serait ensuite possible d'isoler cette protéine pour fabriquer des médicaments plus facilement qu'avec les méthodes actuelles, d'après les chercheurs.

Romandie avec AFP /

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Mardi 23 avril 2013 2 23 /04 /Avr /2013 07:24

    Le projet de «verdissement», rue Portalis dans le VIIIe. On perdrait 46 places de stationnement et on gagnerait 30 arbres!Le projet de «verdissement», rue Portalis dans le VIIIe. On perdrait 46 places de stationnement et on gagnerait 30 arbres!

    Après avoir supprimé 85.615 places de stationnement depuis 2001, la Mairie de Paris veut aller plus loin. Elle projette désormais de « végétaliser » certaines rues…

      

    Il tourne, il tourne le Parisien… Dans la capitale, trouver une place où garer sa voiture est devenu une véritable gageure. Et ce n'est pas fini. Dernière lubie antivoiture de la Mairie de Paris: semer du gazon sur les places de stationnement, voire y installer des commerces mobiles. Non, ce n'est pas un poisson d'avril tardif… Si, pour l'heure, rien n'est encore arrêté, une «réflexion» a toutefois été engagée par la direction de la voirie et des déplacements, comme l'explique l'appel à projets sur les végétalisations innovantes lancé la semaine dernière. «Dans une ville dense comme Paris, où l'espace public est contraint, la bande de stationnement entre le trottoir et la chaussée offre une réelle opportunité pour y insérer, par endroits, végétaux, terrasses, lieux de halte…», énumère le document. Ne dites plus places de parking, mais espace «multiusage»…

    Déjà en juin dernier, l'Atelier parisien d'urbanisme (Apur), financé en grande partie par la Ville, avait consacré une étude à l'espace public dans laquelle l'organisme constatait que «le stationnement de surface constitue le principal levier d'action, parfois le seul» pour permettre de nouveaux usages et renforcer la place de la nature dans la capitale.

    «Ce que nous propose M. Delanoë, c'est Paris-Plages tout au long de l'année »

     

    Pierre Chasseray délégué général de l'association 40 Millions d'automobilistes

     

    Outre le «verdissement des rues», donc, l'objectif affiché serait «l'extension de terrasses et d'étalages», la création de stationnements réservés aux artisans comme les plombiers, la mise en place également de commerces non sédentaires ou encore «l'amélioration de l'ambiance urbaine pour la convivialité et les loisirs»… Un argumentaire qui fait bondir Pierre Chasseray, le délégué général de l'association 40 Millions d'automobilistes: «À nouveau, ce que nous propose M. Delanoë, c'est Paris-Plages tout au long de l'année, ironise-t-il. Mais à quoi cela sert-il de créer des terrasses et des activités supplémentaires si, faute de pouvoir se garer, personnes ne peut y accéder? Ceux qui font le dynamisme de la capitale, ce ne sont pas seulement les Parisiens, mais aussi les touristes et surtout les banlieusards.» Sous-entendu, des automobilistes.

     

    Du côté de la Mairie, on répond que la réappropriation de l'espace public par les citoyens suscite actuellement chez ces derniers une «effervescence intellectuelle». Et de citer en exemple le succès de l'opération Parking Day, incitant les habitants à transformer des places de stationnement en potager, en œuvre d'art, en pelouse. À ce petit détail près que cette sympathique opération dure seulement vingt-quatre heures.

    Au contraire, les pistes de réflexion avancées par la municipalité envisagent plutôt des dispositifs permanents. Ce qui signifie encore et toujours moins de places de parking dans la capitale, qui en a pourtant déjà perdu beaucoup: 85.615 très exactement.

    La rue Portalis actuellement.

    La rue Portalis actuellement.

    «Depuis 2001, le nombre de places de stationnement pour voiture a été réduit d'un tiers, passant de 235.000 en 2001 à 149.385 en 2011», avait assumé Bertrand Delanoë en novembre dernier, avant de justifier: «L'espace dégagé a permis de créer 20.000 places de stationnement pour vélo auxquelles s'ajoutent 25.000 places de stationnement pour les deux-roues motorisés et 15.700 places mixtes vélos/deux-roues.» Sans oublier les stations Vélib'et Autolib' ainsi qu'un triplement des aires réservées aux personnes à mobilité réduite. Certes. Pas de quoi pour autant réjouir les automobilistes: «Deux conducteurs sur dix qui circulent dans Paris cherchent à se garer», indique Pierre Chasseray. Ce qui contribue à amplifier les embouteillages et, par contrecoup, la pollution atmosphérique, déjà bien au-dessus des normes autorisées. «En 2006 l'exécutif socialiste a fait supprimer du plan local d'urbanisme l'obligation de construire des parkings lors de l'édification de nouveaux immeubles, rappelle Jean-François Legaret, à la tête des élus UMP de la capitale. À force, on va rendre la vie des Parisiens encore plus impossible», dénonce-t-il. «Pourquoi ne pas offrir une demi-heure de gratuité aux automobilistes, qui cherchent souvent une solution de courte durée et n'utilisent pas les parkings souterrains, trop chers et moins accessibles?», propose Pierre Chasseray. Car qui dit moins de places dans les rues dit aussi souvent conducteurs garés en double file et amendes à la clé. L'an passé, quatre millions de PV ont ainsi été dressés pour stationnement gênant. Soit près de la moitié des verbalisations de l'Hexagone pour ce type d'infraction.

     

     

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    Dimanche 21 avril 2013 7 21 /04 /Avr /2013 19:57

     

    •  porte enfers

    C'est le weekend ! Et si nous partions tous en balade ?
    Ça tombe bien, j'ai une super destination à vous proposer : la Porte de l'enfer !
    Chaud devant, ou plutôt...chaud dedans !

     
    Le cratère de Darvaza

    Voilà 42 ans que, perdu en plein désert du Karaboum, au Turkéminstan, le cratère de Darvaza brûle de 1000 feux, en une sorte de combustion infernale.
    Ce gros trou d'une cinquantaine de mètres de diamètre, malgré son surnom local, ne vous mènera pas aux Enfers, bien évidemment. Ou alors complètement carbonisé (Ce qui revient au même, peut-être ?)
    En 1970,  une prospection minière soviétique, forant le sol à la recherche d'un gisement, a percé accidentellement une cavité souterraine, provoquant l'effondrement de la tour de forage, et laissant dans le sol un trou béant.
    Trou béant qu'il a fallu embraser à cause des gaz qui en émanent, pour éviter les risques d'explosion et de pollution atmosphérique.

    Mais alors que les réserves éstimées devaient s'épuiser en quelques semaines,  le puits brûle sans interruption depuis 1971....
    Une intervention du Malin ?

    http://www.seniorevasion.fr/la-photo-de-la-semaine/2013/04/20/la-porte-de-l-enfer
    NP le nouveau paradigme
    Par Dav - Publié dans : Environnement
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    Samedi 20 avril 2013 6 20 /04 /Avr /2013 13:57

     

     Une compagnie minière canadienne, l’East Asia Minerals Corporation a annoncé qu'elle allait prochainement obtenir l'autorisation de détruire 1,6 million d'hectares de forêts en Indonésie pour procéder notamment à de nouvelles extractions minières. Une décision alarmante qui pourrait avoir un impact écologique désastreux. C'est ce qu'a annoncé dans un communiqué publié cette semaine, la compagnie minière East Asia Minerals Corporation.

     

    D'après ses dires, la société basée au Canada serait sur le point d'obtenir par le ministère indonésien des Forêts, l'autorisation de raser quelque 1,6 million d'hectares de végétation sur l'île de Sumatra. Vous aimez nos contenus ? Dites à vos amis sur Facebook que vous aimez Gentside Découvertes Comment ? en incitant le gouvernement à reclasser une forêt afin qu'elle ne soit plus protégée. Dans son communiqué, la société East Asia Minerals Corporation a affirmé être activement impliqué dans l'élaboration d'un nouveau plan d'aménagement dans la province d'Aceh. Concrètement, celui-ci consisterait à attribuer plus d'un million de nouveaux hectares à l'exploitation minière, quelque 400.000 nouveaux hectares à l'exploitation forestière et plus de 200.000 nouveaux hectares à des plantations d'huile de palme.

     

    Or, les modifications proposées concernent de vastes zones de forêts qui sont normalement classées comme protégées. Pour réaliser son projet, la société canadienne a donc décidé de travailler étroitement avec d'anciens responsables du gouvernement indonésien dont l’ancien ministre Fadel Muhammad afin que la forêt soit déclassée de son statut et soit considérée comme une forêt de production. "Quasiment 100% du projet" déjà approuvé "Dès que la forêt aura été reclassée, notre société se verra accorder la possibilité de poursuivre son programme de forage", a déclaré East Asia Minerals Corporation. Et selon elle, ce serait malheureusement en très bonne voie : le ministère des Forêts aurait déjà approuvé "quasiment 100%" du projet. Une position dont se sont réjouis les dirigeants de la société. "Ce développement marque un progrès et une bonne nouvelle pour l'extraction minière dans la région", a estimé le PDG de la compagnie canadienne, Edward Rochette cité par l'AFP.La nouvelle est sans surprise accueillie avec colère par les défenseurs de l'environnement. Car accorder le permis d'exploitation signifierait la fin du moratoire décrété par le gouvernement et qui visait à mettre un terme à la déforestation massive de l'Indonésie. La province d'Aceh abrite de nombreux animaux comme les orangs-outans, rhinocéros et éléphants de Sumatra qui ont, au cours des dernières décennies subi des pertes critiques et sont désormais classés comme en danger critique d'extinction.

     

     

    Mais cet argument ne semble pas suffire à faire reculer la société. "La lenteur de la reclassification serait imputable à une coalition de groupes environnementaux et autres ONG", a clairement indiqué la compagnie minière. De son côté, le directeur du Programme de conservation des orangs-outans de Sumatra, Ian Singleton, s'est déclaré surpris par l'annonce de la compagnie, en particulier par le fait qu'elle était très fière d'annoncer que son lobbying avait porté ses fruits. Une position partagée par l'organisation Friends of the Earth Indonesia (WALHI).Un impact important sur l'économie locale ? "Les compagnies étrangères s'ingèrent dans la politique locale et la dirigent", a accusé un de ses responsables, Dedi Ratih cité par l'AFP.

     

    Au gouvernement, le secrétaire général du ministère des Forêts, Hadi Daryanto, a indiqué que son ministère approuverait certainement le dézonage dans quelques semaines et que ce serait ensuite le tour du Parlement d'Aceh de rendre sa décision. Mais ce dernier pourrait très bien ne pas s'y opposer. En effet, le gouvernement d'Aceh a répété que le projet avait pour but d'aider les populations. Néanmoins, d'après certains biologistes et scientifiques, ce serait tout sauf le cas, bien au contraire même. "Les forêts d'Aceh sont essentielles pour la sécurité alimentaire, la régulation des flux d'eau durant la mousson et les périodes de sécheresse pour irriguer les champs de riz et autres cultures", a déclaré l'Association pour la Conservation de la Biologie Tropicale (ATBC) qui affirme que la végétation est donc d'une importance cruciale pour l'économie de la province comme pour les habitants. Plus sérieux encore, "la perturbation de la forêt des zones hautes d'Aceh augmentera le risque d'inondations destructrices pour les Indonésiens qui vivent en aval dans les plaines côtières", a ajouté l'ATBC citée par le Guardian. Pour sa part, East Asia Minerals a ajouté qu'il avait une politique de responsabilité sociale pour traiter toutes les questions environnementales.

    En savoir plus: http://www.maxisciences.com/d%e9forestation/une-compagnie-miniere-compte-detruire-1-6-million-d-039-hectares-de-forets-en-indonesie_art29292.html
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    Publié par Emmanuel Perrin

    NP le nouveau paradigme

    Par Dav - Publié dans : Environnement
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    Jeudi 18 avril 2013 4 18 /04 /Avr /2013 22:22

     

     

    La capitale du Mexique, réputée pour être l’une des villes d’Amérique du Sud les plus polluées du monde, a mis en place des solutions convaincantes et efficaces qui devraient montrer l’exemple !

     

    MEXICO : le succès inattendu de l'éco-transport !

     

    On a tous en tête la vision d’un Mexico gangrenée par un smog indécrottable, envahie par des files de voitures crachant leur fumée noire derrière les feux rouges. Certes, cela n’est pas totalement faux. Pourtant, des améliorations récentes ont eu lieu, notamment grâce à la mise en place d’un solide réseau de transports en commun. Et il était temps ! Car Mexico ce n’est pas moins de 6 millions de voitures pour 18 millions d’habitants. De plus, chaque jour, 600 nouveaux véhicules sont mis en circulation.

    Un habitant témoignait récemment dans un journal local : « Aux heures de pointe et le week-end, entre les embouteillages et les cris des vendeurs ambulants, l’air est souvent difficilement respirable. Il faut absolument que nos enfants apprennent à utiliser les transports en commun. Cela doit faire partie de leur ville. »

    Une prise de conscience semble avoir eu lieu depuis 2011, année où Mexico avait reçu la pire note mondiale de l’étude menée tous les ans par IBM, « driver pain » (mesure du degré d’inconfort ressenti par le chauffeur d’un véhicule en circulation). En 2012, la qualité de l’air a été qualifiée de « bonne » par les agences de surveillance, sur 248 jours. Un record pour cette ville qui n’avait pas eu lieu depuis bien longtemps (en 1992, seules 8 « bonnes » journées avaient été comptabilisées).

    Il faut souligner que la situation géographique de Mexico ne permet pas, a priori, d’arranger son cas. Prise au piège dans une vallée de haute altitude, l’air y est particulièrement stagnant du fait que le vent s’y fait rare. On aurait pu croire que son destin était scellé.

    Pourtant, ainsi que le New York Times le rapporte [http://green.blogs.nytimes.com/2013/01/11/in-its-clean-air-marathon-mexsicko-city-turns-a-corner/], « Mexico s’est positionnée parmi les villes exemplaires en matière d’écologie environnementale. Ces dernières années, le gouvernement de gauche local a mis en place un système de bike-sharing (l’équivalent du vélib), ainsi que des couloirs de bus où circulent des véhicules à zéro émission de CO2. Ces solutions sont réellement efficaces. »

    La ville (qui bénéficie également d’un taux de natalité moins élevé) a depuis quelques années engagé pas moins de 2 milliards de dollars pour remédier aux problèmes causés par la pollution. Un programme de collaboration avec EMBARQ [http://www.embarq.org/en/project/mexico-city-metrobus], une organisation non-gouvernementale à but non-lucratif (qui participe notamment à la dépollution des villes au Brésil, en Chine, en Inde ou en Turquie, grâce à l’installation de solutions de transports durables) a été mis en place avec succès. Un an après la mauvaise note d’IBM, voilà que Mexico vient de recevoir un prix de transport durable.

    Étudions leur programme qui pourrait être un exemple pour beaucoup de pays.

    En premier lieu a été installé un solide réseau en bus, « Métrobus », grâce à une subvention de la Banque Mondiale s’élevant à 49 millions de dollars. Lancé en 2005, le réseau s’est développé de plus en plus, menant ses usagers toujours plus loin. Aujourd’hui, on recense 315 000 passagers par jour.

     

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    Chaque année, Métrobus (qui exploite des véhicules hybrides et Euro V Diesel propres – 95 % d’émissions de particules en moins que les bus classiques !), réduit ses émissions d’oxyde d’azote de 2,8 tonnes, et ses émissions d’hydrocarbures de 144 tonnes par an.

    Mais ce n’est pas tout ! Non seulement la ville est moins polluée, mais encore moins dangereuse. Les accidents ont réduit de 30 %, puisque 6 % des usagers quotidiens de la voiture ont dès lors décidé de ne plus prendre que le bus pour leur déplacements intra-muros.

    Autre solution efficace : le service de vélos partagés, Ecocibi, dont la côte de popularité a rapidement grimpé, à tel point qu’il a fallu instauré un système de liste d’attente. La ville a également mis au point le « Hoy No Circula », qui limite le déplacement des personnes âgés grâce à un système de transports qui leur est exclusivement réservé. La ministre de l’environnement, Tanya Garcia Müller est elle-même étonnée des succès de ces initiatives : « C’est dingue ! Depuis le début du programme Ecocibi en 2010, 205 tonnes d’émissions de carbone ont été évitées. »

     

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    Autre amélioration : la mise en place d’un programme pilote, ecoParq. Ce parcmètre est conçu pour limiter le temps passé sur une place de parking, afin de permettre un meilleur turn-over des véhicules et d’éviter que les conducteurs perdent trop de temps à se garer.

    Enfin, le réseau métropolitain a été agrandi.

    Grâce à EMBARQ, les temps de trajets quotidiens des citadins ont été en moyenne réduits de moitié.

    Cette vidéo, qui présente les programmes mis en place par EMBARQ est éloquente :

    https://vimeo.com/11365944

    On peut donc se réjouir de cette avancée : certains pays qui semblaient ne pas pouvoir sortir de leur crise écologique sont sur une bonne lancée. Espérons que celle-ci ne soit pas un cas isolé !

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    Par Dav - Publié dans : Environnement
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    Jeudi 18 avril 2013 4 18 /04 /Avr /2013 19:26
     
     

    Les algues, l’énergie du futur. La diminution des réserves d’hydrocarbures et les modifications environnementales climatiques rendent nécessaire le développement de nouvelles sources d’énergie. La crise énergétique actuelle est sans précédent car elle d'ordre géologique.

     

    L’idée de produire du pétrole, ou plutôt du carburant, à partir de matières organiques n’est pas nouvelle et il existe de très nombreuses méthodes plus ou moins efficaces et donc plus ou moins rentables en terme énergétique.

     

    Rappelons d’ailleurs en passant que le pétrole n’est lui même jamais que de la biomasse puisqu’il est  issu de matières organiques sédimentées et fermentées. Une nouvelle filière japonaise à partir du traitement d’algues vertes vise à obtenir un «pétrole» au pouvoir calorifique de près de 45.800 J/g soit autant que l’essence et le diesel. Ici un documentaire sur les Algues : l'énergie du futur

     

     

    source : http://www.lesoir-echos.com

     

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    Par Dav - Publié dans : Environnement
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    Jeudi 18 avril 2013 4 18 /04 /Avr /2013 19:15

     

    Des dirigeants et des systèmes d’information défaillants, les rapports de la Cour des comptes se suivent et se ressemblent. Mais rien ne change. Les nouveaux projets de l’agence de l’eau Seine Normandie et de l’Onema, dont les dérives financières et l’indigence des systèmes d’information ont défrayé la chronique, en sont une triste illustration. Et signent depuis quelques semaines le retour aux affaires de l’ex-directeur de l’Onema, M. Patrick Lavarde, nouveau membre du bureau du Partenariat français pour l’eau dont la première mission est « la mise en place d’un système mondial d’information sur l’eau » !

    Conflits d’intérêt, prévarication, trafic d’influence, dérives financières…, l’actualité politique de la période trouve une illustration saisissante avec l’impunité dont se prévaut l’oligarchie de l’eau française pour persévérer dans son être.

    Dérapages des coûts, non réalisation des projets, rémunérations irrégulières, manque de traçabilité et de fiabilité des comptes, délimitations des compétences incertaines, défaut de stratégie, défaillance des tutelles, absence de prise en compte des recommandations issues des contrôles précédents, le récent scandale de l’Onema a défrayé la chronique, en dépit du déni obstiné qu’y a, des mois durant, opposé notre oligarchie…

    Jusqu’à la saisine par la Cour des Comptes de la Cour de discipline budgétaire et financière, et la transmission du dossier de l’Onema à la justice pénale, une occurrence niée avec la dernière vigueur jusqu’à la dernière minute par nos oligarques, qui avaient juré à Delphine Batho que tout allait pour le mieux dans le meilleur des monde !

    Et les rapports de l’Inspection générale des finances ne sont pas en reste. En 2012, les agences de l’État ont été passées au peigne fin : coûts considérables engagés sans correspondance avec une amélioration de la qualité du service, rémunérations particulièrement élevées de certains dirigeants, difficultés d’ordre budgétaire, gouvernance défaillante,...

    L’analyse du pilotage et de l’audit des grands projets informatiques réalisée en 2011 est tout aussi accablante : coûts préoccupants, délais non maîtrisés, fonctionnalités déficientes, recours à des prestataires privés sur des champs stratégiques « mettant en péril la réussite du projet et ultérieurement, la maîtrise du produit et de ses évolutions ».

    La gestion des données sur l’eau n’a pas échappé à la critique.

    Mais la connaissance des milieux a beau être un enjeu majeur pour la gestion de la ressource, le ministère de l’Ecologie semble malheureusement s’être résigné à laisser les mêmes gestionnaires aux manettes d’une machine devenue folle.

    Ainsi, en octobre 2011, l’agence de l’eau Seine Normandie (AESN) était-elle mise en cause par Libération pour n’avoir pas fait payer aux industriels du bassin les taxes sur l’impact de leur pollution et la modernisation des réseaux de collecte, et ce depuis 2008. Le préjudice était évalué à une centaine de millions d’euros. M. Guy Fradin, directeur de l’agence, avait expliqué que cette situation était due au retard pris dans la mise en place de l’application informatique.

    Débarqué peu de temps après, il était alors nommé président du conseil d’administration de l’agence de l’eau Rhin Meuse.

    M. Patrick Lavarde, mis en cause pour les graves dérives de l’Onema, a lui aussi expliqué que les défaillances du Système d’information sur l’eau (SIE), étaient liées aux retards pris dans l’avancée des projets informatiques.

    Écarté avant même la sortie du rapport définitif de la Cour des comptes, il était recasé à la Commission des ressources naturelles au sein du Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD).

    Mme Odile Gauthier, qui a soutenu la thèse de la complexité des projets informatiques pour tenter de justifier les dérives de l’Onema, a été débarquée de la direction de l’eau et de la biodiversité (DEB), et nommée directrice du Conservatoire du littoral et des rivages lacustres.

    Les vice-présidents de l’Onema, MM. Daniel Marcovitch et Christian Lécussan, ont aussi accrédité cette thèse dans leur réponse à la Cour des comptes.

    Les projets informatiques ont bon dos ! Mais toutes ces tentatives de justification ne trompent pas grand monde, et certainement pas ceux qui passent les marchés publics, gèrent les projets informatiques et créent les bases de données. Ils l’ont dit et répété. Mais leur avis importe peu.

    Et pour éviter de s’attarder sur les responsabilités, rien de tel qu’un bon débat sur la future Agence française de la biodiversité. Les mânes de Buffon peuvent trembler.

    Car pendant ce temps, dans les coulisses de l’Onema, se prépare un nouveau « contrat d’objectifs » consacrant la collaboration accrue de l’établissement avec le « Partenariat français pour l’eau » (PFE).


    A l’origine simple "plateforme d’échanges", en fait un instrument de lobbying international pour Veolia et Suez, qui ont réussi l’exploit d’y agréger, sous la présidence Sarkozy, toutes les institutions PUBLIQUES françaises, le PFE a pris son envol lors du dernier Forum mondial de l’eau de Marseille, puis a adopté ses statuts "d’association" le 11 juillet dernier.

    Le PFE se fait fort de rassembler tous les amoureux désintéressés de la biodiversité, les véritables héritiers des admirables naturalistes d’antan : Veolia, Suez, la FP2E, l’ASTEE, l’AFEID, l’Académie de l’eau, mais aussi la Direction de l’eau et de la biodiversité, les Agences de l’eau, l’OIEau, l’Onema, l’Irstea (ex-Cemagref), le BRGM... Un peu plus de 130 membres répartis en 6 collèges, des actions transversales, des groupes de travail, un agenda international, des plateformes d’engagements, des objectifs cibles,...

    Les ambitions du PFE sont grandes.

    - Mise en œuvre opérationnelle du droit d’accès à l’eau et à l’assainissement (notamment pour les plus démunis), rôle central des autorités locales, atteinte des OMD,

    - Prise en compte de l’ensemble des filières assainissement dans les politiques internationales,

    - Intégration des politiques de l’eau et de l’énergie,

    - Eau et sécurité alimentaire,

    - Prise en compte de l’eau dans les négociations liées à l’adaptation au changement climatique,

    - Développement de mécanismes de solidarité internes aux États et internationaux comme modes de financements innovants, synergies entre coopérations gouvernementale et décentralisée,

    - Eau, urgence, reconstruction, développement,

    - Prise en compte des objectifs précités dans la politique internationale de l’Union européenne. »

    Le conseil d’administration de l’Onema n’a pas tardé à se féliciter de cette collaboration renforcée. MM. Marcovitch et Lécussan, les deux vice-présidents de l’Onema, sont également membres du PFE, le premier en qualité de représentant de l’Association française des établissements publics territoriaux de bassin (AFEPTB), le second de la Fédération nationale des associations de riverains et utilisateurs industriels de l’eau (FENARIVE).

    Le 3 juillet 2012, était d’ailleurs signée une convention de partenariat entre l’Onema et l’AFEPTB.

    M. Marcovitch est en outre administrateur et membre du bureau du PFE en tant que représentant des collectivités territoriales et des parlementaires.

    Et devinez qui siège à ses côtés depuis le 26 février dernier pour représenter l’État français et ses établissements publics ? M. Lavarde ! Qui sera suppléé en cas de besoin par M. Fradin ! Les vieux amis à nouveau réunis...

    Outre MM. Lavarde et Marcovitch, le bureau du PFE comprend quatre autres membres titulaires : Mme Kristel Malegue (Coalition Eau), M. Igor Semo (FP2E), M. Pierre-Alain Roche (ASTEE) et M. Gérard Payen (Aquafed). Le bureau est présidé par M. Henri Bégorre, président du PFE.

    On croit rêver. Trois semaines auparavant Mme Delphine Batho déclarait dans Le Monde à propos de l’Onema : « Ce qui frappe, c’est le caractère récurrent des dérives constatées, cette situation incroyable qui a perduré » et dix jours plus tard elle expliquait qu’elle avait décidé de « répondre à l’urgence de la situation avec fermeté » en écartant M. Lavarde de son poste de directeur général !

    Quant au siège du PFE, c’est tout naturellement à l’Agence de l’eau Seine Normandie (AESN), établissement public financé par la facture d’eau des usagers, faut-il le rappeler, que l’association a décidé d’établir ses quartiers. Juste retour des choses pour l’agence qui a financé sans compter l’organisation du Forum mondial de l’eau ayant permis l’avènement du PFE.

    Ce choix est bien pratique, car l’AESN héberge déjà, gracieusement, toujours par le biais de la facture d’eau de l’usager, l’ASTEE et l’Académie de l’eau, dont les membres composent la grande majorité du conseil d’administration et du bureau du PFE.

    Très pratique aussi pour M. Marcovitch, qui, quand il ne siège pas à Paris, au SIAAP, à l’Onema, à l’Académie de l’eau, au PFE ou à l’AFEPTB, est aussi administrateur de l’AESN et membre de sa commission des programmes et de la prospective, et pour M. Lécussan, administrateur de l’agence et membre de sa commission des aides, de sa commission des finances, de sa commission des programmes et de la prospective et de sa commission des milieux aquatiques…

    Très opportun également ce siège à l’AESN pour la promotion de l’outil Strateau.

    Produit-phare du Forum mondial de l’eau - commandée par l’Ambassade de l’eau et financée par les agences de l’eau, l’Onema, Suez et Veolia - cet outil va permettre de « modéliser les usages de l’eau et aider les décideurs à gérer la ressource ».

    La présidente de l’Ambassade de l’eau, Mme Jeannette Prétot, étant elle aussi administratrice de l’AESN et membre de sa commission des aides, de sa commission des finances et de sa commission permanente des programmes et de la prospective, c’est là encore fort pratique !

    Rien de tel pour renforcer la coopération avec les pays méditerranéens et asseoir les ambitions internationales du PFE...

    La collaboration Onema-AESN-PFE prend également tout son sens avec la montée en puissance de l’Observatoire national des services d’eau et d’assainissement (SISPEA). Les entreprises de l’eau, on le sait, s’inquiètent beaucoup pour leurs futurs contrats de délégation et militent ardemment pour labelliser leurs nouveaux procédés d’ingénierie environnementale. Elles doivent être compétitives et proposer une valeur ajoutée. La démarche initiée en ce sens par l’Onema et la Lyonnaise des eaux depuis 2010 va pouvoir dès lors se déployer en toute facilité : des collaborations sans contrat et sans contrainte. Les partenariats publics privés remplacés par des dirigeants publics-privés œuvrant en gestion intégrée !

    C’est là le mandat fixé par les fondateurs du PFE :

    « Élaborer et promouvoir des messages communs et diffuser les savoir-faire des membres du PFE sur différentes thématiques prioritaires dans les évènements, les enceintes et les réseaux européens et internationaux,

    Contribuer à faire avancer dans ces lieux différents objectifs stratégiques,

    Constituer un lieu de réflexion prospective, d’échanges d’informations, d’expériences et de savoir-faire,

    Constituer une porte d’entrée multi-acteurs vis-à-vis des sollicitations européennes et internationales,

    Contribuer à l’inscription de l’eau dans les priorités de l’agenda politique européen et international, en promouvant les grands principes de la gestion de l’eau,

    Contribuer à améliorer la sensibilisation de l’opinion publique aux problèmes de l’eau, notamment en favorisant la médiatisation des enjeux européens et internationaux. »

    Le scandale de l’Onema a bien failli gâcher la fête.

    La révélation des défaillances du SIEau ne pouvait plus mal tomber, surtout quand on sait que la première mission du PFE est justement « la mise en place d’un système mondial d’information sur l’eau » !

    Heureusement les amis veillent.

    M. Jean-Luc Touly adresse une lettre ouverte aux membres du Comité national de l’eau (CNE) les alertant sur la fiabilité des données et les dysfonctionnements du SIE.

    Les fidèles serviteurs de l’Onema, MM. François Lacroix et René Lalement, organisent fissa un déjeuner avec des élus d’EELV pour calmer l’énervé.

    Mme Batho demande un audit sur les données, le CNE s’en charge.

    La vie est bien faite, ses deux vice-présidents sont justement MM. Marcovitch et Lécussan !

    Comme M. Marcovitch est aussi président du comité consultatif sur le prix et la qualité des services et M. Lécussan, président du comité permanent des usagers du SIE, les fondateurs du PFE peuvent dormir tranquille car cette fois-ci, ça ne se passera pas au restaurant mais tout à fait officiellement.

    Des gestionnaires publics qui financent des structures privées auxquelles ils appartiennent, qui leur font bénéficier d’avantages indus et leur accordent des libéralités en toute impunité.


    On comprend que les rapports de la Cour des comptes se suivent et se ressemblent.


    A ce degré de conflits d’intérêts permanents, il devient urgent de renommer « Douma » le Comité national de l’eau, succursale et vitrine "officielle" du PFE, car, comme à Moscou aujourd’hui, les individus qui siègent et agissent dans l’ensemble de ces instances n’y défendent évidemment pas l’intérêt général et le bien commun, ça on l’a compris depuis longtemps, mais, pire, n’y représentent pas davantage les institutions, publiques comme privées, dont ils se prévalent. Ils n’y défendent que leurs intérêts personnels bien compris, qui échappent on le voit, au contrôle de toute tutelle.

    Pareille privatisation du bien public ne pouvait jusqu’ici s’identifier que par la figure des boyards sous Catherine II, ou celle des fermiers généraux sous l’ancien Régime.

    A l’heure où la "moralisation" de la politique et de la vie publique font figure d’impératif catégorique, que fait le gouvernement ?


    Source © eauxglacees
    NP le nouveau paradigme
    Par Dav - Publié dans : Environnement
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    Jeudi 18 avril 2013 4 18 /04 /Avr /2013 07:15

     

    À propos de faire beaucoup mieux que Cahuzac, selon une étude de la Fédération Française des Télécoms, Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft auraient payé 22 fois plus d'IS si leurs activités de production étaient localisées – et donc taxées – en France, soit 828 millions d'euros au lieu de... 37,5 millions.

     

    À propos d'avoir chaud, selon l'Agence Internationale de l'Energie (AIE), la quantité de CO2 émise par notre production d'énergie n'a baissé que de 1% en 23 ans. Or, pour éviter que le réchauffement climatique ne dépasse le seuil d'alerte de 2° à la fin du siècle, cette baisse devrait être de 5,7% d'ici 2020 et de 64% d'ici 2050.

     

    À propos d'avoir chaud (bis), l'Autorité de sûreté nucléaire a recensé 830 incidents l'an dernier dans les 58 réacteurs d'EDF, soit 10% de plus sur un an.

     

    A lire sur TimeToSignOff

     

    NP le nouveau paradigme

    Par Dav - Publié dans : Environnement
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