Magnétosphère

Dimanche 30 mars 2014 7 30 /03 /Mars /2014 15:35

 plasma soleil Terre
Lorsque les jets de particules chargées émises par le Soleil parviennent à franchir la barrière du champ magnétique terrestre à la suite d'une éruption solaire, la plasmasphère (une région constituée de particules chargées située à l’intérieur du champ magnétique terrestre) génère un jet de particules en direction de l’endroit où sont entrées les particules solaires, ce qui atténue les conséquences magnétiques induites par l’éruption solaire. Crédits : NASA/Goddard Space Flight Center
Des scientifiques de la NASA ont découvert l'existence d'un mécanisme qui nous protège naturellement des effets magnétiques produits par les éruptions solaires.

C'est un fait connu depuis longtemps, le champ magnétique de la Terre (dit aussi « magnétosphère ») nous protège des puissants jets de particules chargées émis par le Soleil lors des éruptions solaires (on parle souvent « d’orages magnétiques »).

Toutefois, lorsque ces orages magnétiques sont particulièrement puissants, les particules chargées en provenance du Soleil parviennent à passer cette barrière naturelle qu’est le champ magnétique terrestre, ce qui induit alors de nombreuses perturbations : fonctionnement des satellites, télécommunications, navigation des avions...

Le franchissement de la magnétosphère terrestre par les particules solaires se produit lorsque la magnétosphère terrestre entre en contact avec le champ magnétique du Soleil : lors de ce processus appelé « reconnexion magnétique », les particules émises par le Soleil peuvent alors entrer massivement dans la magnétosphère terrestre. De forts courants électriques se mettent alors à circuler le long des lignes du champ magnétique terrestre, provoquant de nombreux dysfonctionnements dans le fonctionnement des appareils électroniques.

Or, des scientifiques du Goddard Space Flight Center de la NASA (Greenbelt, États-Unis) ont découvert l'existence d'un mécanisme naturel, qui atténue considérablement les effets de cette reconnexion magnétique : la plasmasphère. La plasmasphère ? Il s’agit d’une région en forme d’anneau située à l’intérieur de la magnétosphère, constituée de particules chargées.  

Lorsqu’un phénomène de reconnection magnétique se produit, un flux de particules chargées issues de la plasmasphère s'étire alors brusquement vers le ciel, tel un bras démesuré, jusqu’au point de la magnétosphère où les particules solaires sont entrées. Ce vent de particules issu de la plasmasphère, propulsé à des dizaines de milliers de kilomètres au-dessus de la surface de la terre jusqu’au niveau de la partie externe de la magnétosphère terrestre, a alors pour effet de ralentir le processus de reconnexion magnétique. Ee qui atténue considérablement les effets induits par l'irruption de ces particules solaires dans la magnétosphère terrestre.

Cette découverte a été publiée le 7 mars 2014 dans la revue Science sous le titre «Simultaneous Ground- and Space-Based Observations of the Plasmaspheric Plume and Reconnection ».

 

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Lundi 3 mars 2014 1 03 /03 /Mars /2014 10:43

Superbe aurore boréale dans le ciel britannique

 

Le phénomène lumineux était visible en Grande-Bretagne et en Irlande jeudi dernier.

L'aurore boréale était visible de l'Ecosse jusqu'au Sussex, à la pointe sud de l'île et a donné naissance à des images à couper le souffle (ici en accéléré).

Les aurores boréales sont généralement visibles dans les régions comme le Groenland, l'Alaska, le Canada ou encore l'Islande, plus rarement dans notre partie du globe.

 

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Samedi 1 mars 2014 6 01 /03 /Mars /2014 12:46

Swarm, des satellites pour percer les secrets du champ magnétique terrestre

Les trois satellites Swarm ont été conçus pour mieux comprendre le champ magnétique de la Terre et ses variations

 

La mission européenne Swarm débutera la semaine prochaine. Elle consiste à lancer trois satellites qui iront étudier le champ magnétique terrestre.

 

 

Le champ magnétique terrestre, quoique découvert il y a 2.000 ans après l'invention de la boussole en Chine, reste un phénomène complexe encore assez mal connu. Sa compréhension théorique est pourtant relativement simple. Le champ magnétique terrestre est dû au noyau terrestre, situé à 3.000 km sous terre, où fer et nickel en fusion fonctionnent comme une gigantesque dynamo grâce aux courants qui le traversent.

 

A ce mécanisme de base, s’ajoutent le magnétisme des roches aimantées de la croûte terrestre et des sources externes telles que la ionosphère et la magnétosphère (parties de l'atmosphère électriquement excitée par les rayonnements solaires). C’est d’ailleurs en partie le champ magnétique terrestre qui nous protège des vents solaires et de ses particules. "C'est un phénomène très complexe qui varie dans l'espace et le temps", souligne Mioara Mandea, experte à l'agence spatiale française (CNES).

 

"On sait bien qu'il existe différentes sources mais, en un point donné à la surface, tout est mélangé", explique la spécialiste citée par l'AFP. C’est donc pour mieux connaître le champ magnétique terrestre que l'agence spatiale européenne (ESA) a démarré une nouvelle mission baptisée Swarm ("essaim" en anglais). Pour la première fois, trois satellites de 470 kg strictement identiques vont évoluer ensemble à une orbite basse, une performance rendue possible grâce à leurs capacités aérodynamiques.

 

Lancement réussi

 

Le projet Swarm a débuté vendredi 22 novembre avec le lancement de la fusée Rockot depuis la base russe de Plessetsk. L'engin a décollé à 12h02 UTC et injecté les trois satellites sur une orbite quasi polaire, à une altitude de 490 km. Mais ils ne resteront pas là très longtemps. Dans les semaines à venir, les scientifiques vont procéder à quelques manoeuvres pour envoyer les satellites sur des trajectoires légèrement différentes : deux à 460 km (Swarm A et B) et le troisième à 530 km (Swarm C). "Cette configuration sera atteinte 4 mois après le lancement", a précisé le CNES. Cela permettra aux scientifiques de bien distinguer les différentes sources magnétiques et de cartographier en détail leurs variations dans l'espace et dans le temps. Les trois jours suivant le lancement ont été consacrés à une phase cruciale : LEOP qui a consisté notamment à déployer les mâts, ainsi qu'à mettre en route, vérifier et configurer les équipements vitaux.

 

"Cette phase "LEOP" s'est terminée avec succès, les satellites sont maintenant dans une configuration stable et sécurisée", avec tous les équipements nécessaires déployés et vérifiés.Afin d’obtenir des résultats extrêmement précis, les scientifiques ont tenu compte de la "propreté magnétique" des satellites en privilégiant des matériaux les plus neutres possible. Quant aux magnétomètres embarqués, ils sont placés à distance du corps des satellites et de leurs parasites électromagnétiques par le biais de mâts déployables de quatre mètres, explique Isabelle Fratter, qui a piloté pour le CNES le projet de magnétomètre "absolu" ASM. Il s’agit d’un instrument exceptionnellement précis, capable de mesurer l'intensité du champ magnétique tout en calibrant les magnétomètres "vectoriels" qui mesurent l'orientation du champ dans les trois directions.

 

 

Des mystères à percer

Grâce aux données récoltées par Swarm durant au moins quatre ans, les scientifiques espèrent pouvoir mieux comprendre l'évolution du champ magnétique. Ils espèrent notamment percer le mystère de "l'anomalie de l'Atlantique sud", cette zone située au-dessus du Brésil où le champ magnétique est particulièrement faible et où il continue à baisser pour des raisons aujourd’hui encore inexpliquées. Selon les scientifiques, en survolant cette zone, les satellites pourront subir des dysfonctionnements car ils ne seront plus protégés par le champ magnétique et ils recevront donc davantage de particules en provenance de l'espace. Mais les engins pourraient tout de même permettre de mieux comprendre ce phénomène et trouver d'éventuelles mesures de protection. Selon Gauthier Hulot du CNRS (Institut de Physique du Globe de Paris) cité par l'AFP, les données collectées par Swarm serviront également aux cartes et modèles qui servent à l'aviation civile ou aux boussoles des smartphones. Cette cartographie sera d'autant plus importante que la boussole n'indique pas le nord géographique mais le nord magnétique, lequel se déplace très rapidement.(crédits photo : ESA/AOES Medialab)

 

Copyright © Gentside Découverte

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En savoir plus sur le magnétiseme c'est ici

 

 

 

http://0z.fr/ELntQ

http://0z.fr/TlqXB

http://0z.fr/U-6AP

http://0z.fr/KPGft

http://0z.fr/MfTzw

http://0z.fr/brCZX

http://0z.fr/WFos5

 


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Samedi 1 mars 2014 6 01 /03 /Mars /2014 12:02

 

 Solar wind entry at low latitudes 

 Le vent solaire pénètre aux basses latitudes

 

 

 

La magnétosphère de la terre se comporte comme une passoire

 

La mission Cluster de l'Esa comporte quatre satellites (lancés par deux fusées russes au cours de l'été 2000). Ces satellites transmettent des données en trois dimensions d'une précision inédite concernant l'influence du vent solaire sur notre planète.

 

Cette étude a permis de découvrir que le champ magnétique protecteur permet au vent solaire de le traverser sur un plus large éventail de conditions qu'on le croyait auparavant.

 

Le champ magnétique de la terre est la première ligne de défense contre le bombardement du vent solaire de notre planète. Ce flux de plasma est lancé par le soleil  et voyage à travers le système solaire en transportant son propre champ magnétique avec lui.

 

Selon la façon dont champ magnétique interplanétaire du vent solaire - IMF - est aligné avec le champ magnétique terrestre, différents phénomènes peuvent se produire dans l'environnement immédiat de la Terre.

 

Un procédé bien connu est la reconnexion magnétique, où les lignes de champ magnétique pointant dans des directions opposées se brisent spontanément et se reconnectent avec d'autres lignes de champ à proximité.

Cela redirige leur charge de plasma dans la magnétosphère, ouvrant la porte au vent solaire et lui permettant d'atteindre la Terre.

 

Dans certaines circonstances, cela peut affécter la "météo spatiale", générant des aurores spectaculaires, interrompant les signaux GPS et affectant les systèmes électriques terrestres.

 

 

Le systéme Cluster

 

En 2006, Cluster a fait une découverte aussi surprenante qu'énorme: un tourbillon de plasma de 40 000 km situé à la limite de la magnétosphère - magnétopause, pourrait permettre au vent solaire d'entrer, même lorsque le champ magnétique terrestre et le champ IMF sont alignés.

 

Ces tourbillons ont été trouvés aux basses latitudes équatoriales, où les champs magnétiques sont le plus étroitement alignés.

Ces tourbillons géants sont entraînés par un processus connu sous le nom d'éffet Kelvin-Helmholtz (KH), qui peut se produire n'importe où dans la nature lorsque deux flux adjacents glissent les uns sur les autres à des vitesses différentes.

 

Les exemples incluent des vagues fouettées par le vent glissant sur la surface de l'océan, ou dans les nuages atmosphériques.

L'analyse des données du systéme Cluster a maintenant déterminé que les ondes KH peuvent également survenir dans un plus grand nombre d'emplacements de la magnétopause et quand les IMF sont disposés dans un certain nombre d'autres configurations, fournissant un mécanisme pour le transport continu du vent solaire dans la magnétosphère terrestre.

 

"Nous avons constaté que lorsque le champ magnétique interplanétaire est orienté vers l'ouest ou vers l'est, les couches limites de la magnétopause à des latitudes plus élevées deviennent plus sujettes à des instabilités KH, à des régions assez éloignées des observations antérieures de ces ondes», explique Kyoung-Joo Hwang du Goddard Space Flight Center de la NASA et principal auteur de l'étude publiée dans le Journal of Geophysical Research.

 

«En fait, il est très difficile d'imaginer une situation où le plasma du vent solaire ne pourrait pas pénétrer dans la magnétosphère, puisque ce n'est pas une bulle magnétique parfaite."

 

Les résultats confirment les prédictions théoriques et sont reproduites par les simulations présentées par les auteurs de la nouvelle étude.

 

"Le vent solaire peut entrer dans la magnétosphère à différents endroits et sous des conditions de champ magnétique que nous n'avions pas connue avant," dit le co-auteur Melvyn Goldstein, également du Goddard Space Flight Center.

 

"Cela suggère qu'il existe un  tamis comme propriété de la magnétopause permettant au vent solaire de s'écouler en continu dans la magnétosphère."

 

L'effet KH est également observé dans les magnétosphères de Mercure et Saturne, et les nouveaux résultats suggèrent qu'il peut également fournir un mécanisme d'entrée possible et continu du vent solaire dans les magnétosphères de ces planétes.

 

"Les observations de ces ondes limites par Cluster ont fourni une grande avance sur notre compréhension du vent solaire et des interactions avec la magnétosphére, qui sont au cœur de la recherche météorologique de l'espace», explique Matt Taylor, scientifique à l'ESA sur le projet Cluster .

 

"Dans ce cas, la séparation relativement faible des quatre satellites Cluster pendant qu'ils passaient par la magnétopause diurne à de hautes latitudes a donné un aperçu sur les processus microscopiques de bréches de la magnétopause permettant l'entrée directe de particules solaires dans l'atmosphère."

 

ESA

Reécrit par David Jarry©     

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Notes:

 

La mission Cluster de l'Esa comporte quatre satellites lancés par deux fusées russes au cours de l'été 2000. Ces satellites volent à présent en formation autour de la Terre et transmettent des données en trois dimensions d'une précision inédite concernant l'influence du vent solaire sur notre planète. Le vent solaire est un flux continu de particules subatomiques en provenance du Soleil qui peut endommager les satellites de télécommunications, voire nos centrales électriques. La mission Cluster doit se poursuivre au moins jusqu'en 2012.

Cluster est l'une des missions du programme international « Vivre avec une étoile » (ILWS). Cette initiative, qui rassemble des agences spatiales du monde entier, vise à étudier la manière dont les variations de l'activité solaire affectent l'environnement de la Terre et d'autres planètes. Les recherches se concentreront plus particulièrement sur les aspects du système Soleil/Terre qui peuvent avoir une incidence sur la vie humaine et l'organisation de la société. L'ILWS est le fruit d'une collaboration entre l'Europe, les États-Unis, la Russie, le Japon et le Canada.

C'est le 9 novembre 2000 que Cluster a eu un premier aperçu de ce champ de bataille magnétique en constante évolution. À cette époque, le quatuor avait commencé à traverser à diverses reprises la magnétopause, frontière qui sépare l'espace interplanétaire (où le vent solaire règne en maître absolu) de la région dominée par le champ magnétique terrestre.

Ces intersections entre l'orbite des satellites et la magnétopause n'ont pas manqué de surprendre l'équipe scientifique de Cluster puisqu'elles se sont produites avec environ une semaine d'avance sur les prévisions.

Les données livrées par Cluster ont montré que les bourrasques de vent solaire entraînaient l'apparition de creux ou de bosses à la surface de la magnétosphère. Ces variations rapides des limites de la magnétosphère signifient que les satellites se sont trouvés alternativement à l'intérieur et à l'extérieur du champ magnétique terrestre. Pour la première fois, les chercheurs pouvaient recevoir simultanément des données provenant des deux côtés de la magnétopause, ce qui n'est possible qu'avec une mission associant plusieurs satellites.

 

Contact ESA: Pour de plus amples renseignements,


Markus Bauer

ESA Science et Exploration robotique responsable de la Communication
Tél.: + 31 71 565 6799
Mob: + 31 61 594 3 954
Courriel : markus.bauer@esa.int

Kyoung-Joo Hwang
NASA Goddard Space Flight Center
Courriel : kyoung-joo.hwang@nasa.gov

Matt Taylor
Responsable scientifique du projet Cluster ESA
Courriel : matt.taylor@esa.int


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Vendredi 28 février 2014 5 28 /02 /Fév /2014 18:25

Le champ magnétique de la Terre pourrait s'inverser dans 1.500 ans


 

 

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Zoom sur les changements d’intensité du champ magnétique terrestre entre 48.000 et 30.000 ans, reconstitués à partir de plusieurs archives géologiques. Les points sont les données volcaniques (les nouveaux points du Massif central sont en rouge, ceux des Canaries en rose et de Nouvelle-Zélande en turquoise). En gris, la courbe continue à haute résolution sédimentaire Glopis-75, et en bleu et vert, celles dérivées du béryllium 10 et du chlore 36 dans les glaces du Groenland. © Insu, CNRS

 

Grâce aux travaux de chercheurs français du Laboratoire des sciences du climat et de l'environnement (LSCE), notre connaissance des caractéristiques de l'évolution du champ magnétique de la Terre lors de ses deux dernières excursions géomagnétiques s'est améliorée. Bien que l'on ne puisse pas en être certain, les résultats obtenus suggèrent de prendre plus au sérieux l'hypothèse d'une inversion prochaine de la polarité du champ magnétique de la Terre. Au rythme de la décroissance du champ magnétique depuis plus d'un siècle, l’inversion pourrait survenir dans 1.500 ans.

La découverte des inversions magnétiques a eu lieu voilà plus de 100 ans grâce au géophysicien Bernard Brunhes. Mais c’est vraiment à partir des années 1960 que l’on va saisir toute la portée de cette découverte, qui conduira à un changement de paradigme dans les sciences de la Terre : la théorie de la tectonique des plaques. L’étude du paléomagnétisme n’a cessé de se développer depuis, car elle permet de plonger dans les archives de la Terre et de les décoder en conjonctionavec d’autres disciplines comme la sédimentologie, la paléogéographie ou la paléoclimatologie.

L’origine des inversions magnétiques est de mieux en mieux comprise. On arrive même à simuler le phénomène en laboratoire, comme le prouve l’expérience VKS. On cherche à déterminer aussi leur influence sur l’évolution de la biosphère. En effet, le champ magnétique de la Terre nous protège des rayons cosmiques. Avant une inversion, ce champ s’affaiblit, ce qui veut dire que le taux de rayons augmente à la surface de la planète. On pourrait donc imaginer qu’il fait aussi augmenter le nombre de mutations génétiques. Une conséquence nettement mieux définie de l’affaiblissement du bouclier magnétique de la Terre concerne la couche d’ozone. Normalement, elle protège en grande partie la biosphère des UVB. Mais si la magnétosphère s’affaiblit, la quantité de rayons cosmiques(en particulier les protons en provenance du Soleil) qui atteint les couches hautes de l’atmosphère augmente. Ces particules vont déclencher des réactions chimiques en cascade qui aboutissent à la formation d'oxyde nitrique, lequel détruit la couche d'ozone.

 

 

Les laves, mémoires magnétiques de la Terre

 

Il se trouve qu’une équipe de chercheurs français du LSCE vient de publier un article concernant une nouvelle interprétation possible de la décroissance du champ magnétique de la Terre que l’on observe depuis 1840. Les observatoires du champ magnétique, mis en place au XIXe siècle, ont permis de découvrir que l’intensité de ce champ diminue en moyenne de 5 % par siècle. À ce rythme, la composante dipolaire de la magnétosphère serait nulle dans 1.500 ans, ne laissant plus que la composante rémanente de la croûte terrestre.


Toutefois, on ne peut pas extrapoler aussi facilement cette évolution du champ magnétique de la Terre. En effet, la valeur actuelle de la composante dipolaire est la plus importante depuis environ 50.000 ans, et rien ne prouvait jusqu’à maintenant que cette tendance à la baisse ne pouvait pas changer rapidement. Pour en avoir le cœur net, les chercheurs ont réussi à dater de nouvelles coulées de lave dans la chaîne des Puys, dans le Massif central. Cela leur a permis de dater plus précisément et de façon plus solide deux excursions magnétiques bien connues des paléomagnéticiens : celle du puy de Laschamp et celle associée au lac Mono, en Californie, l'un des plus vieux lacs du monde avec un âge estimé à 700.000 ans et des eaux plus salées que la mer. Les dates de ces excursions sont maintenant évaluées respectivement à 41,3 ± 0,6 milliers d’années et 34,2 ± 1,2 milliers d’années, et l’intensité du champ magnétique valait alors seulement 10 % de sa valeur actuelle.

 

 

Une excursion géomagnétique en cours ?

 

Rappelons qu’une excursion géomagnétique traduit simplement une instabilité rapide du champ magnétique. Celui-ci baisse très rapidement à l’échelle géologique (dont l’unité est le million d’années), s’inverse, mais revient tout aussi rapidement à sa polarité initiale. Ce type d’instabilités est répertorié comme une excursion quand elle est reconnue en différents points du globe, et la découverte d’une trace de celle du lac Mono pour la première fois dans la chaîne des Puys ne fait qu’affermir son existence.

Il a été possible de corréler ces nouvelles données avec d’autres issues des sédiments marins et des glaces polaires. On trouve par exemple dans ces glaces des modulations des taux d’isotopescomme le béryllium 10 et le chlore 36. Ceux-ci sont directement liés aux modulations des rayons cosmiques frappant les noyaux de la haute atmosphère, et donc aux modulations de l’intensité du champ magnétique global de la Terre. Un schéma cohérent a émergé, montrant qu’entre les deux excursions, le champ magnétique s’était rétabli rapidement et possédait une intensité presque normale.

 

La conclusion principale que l’on peut tirer des travaux des chercheurs publiés dans Earth and Planetary Science Letters concerne la vitesse de décroissance de l’intensité du champ magnétique au moment de l’établissement de l’excursion de Laschamp. Elle est nettement plus élevée que celle mesurée lors d’une baisse comparable observée voilà environ 65.000 ans, mais à laquelle n’était associée aucune inversion magnétique. Sans pouvoir en être sûr, on peut donc penser que nous sommes bel et bien en train de nous diriger vers une excursion magnétique d’ici 1.500 ans.

 

Laurent Sacco, Futura-Sciences

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Vendredi 28 février 2014 5 28 /02 /Fév /2014 07:01

 

Un orage géomagnétique qui a débuté le 27 février, faisant suite à une CME à pris en écharpe le champ magnétique terrestre.

À son apogée, la tempête a été de puissance G2 sur l'échelle de la NOAA et a suscité des aurores lumineuses jusque sur l'Europe du Nord, du Groenland et de l'Islande.

 

 

 

 

 

 

Tryggvi Már Gunnarsson

"Comme je conduisais de Reykjavik en Islande du Nord j'ai vu ce halo rouge dans le ciel. Ma première pensée a été : un volcan doit être en éruption!, » dit Gunnarsson. » Puis, comme les couleurs sont passées au vert, j'ai réalisé que c'était les aurores boréales. Il fut l'un des shows les plus magnifique que j'ai jamais vu".

 

David Jarry ©2014

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Mercredi 26 février 2014 3 26 /02 /Fév /2014 13:17

Les percées et découvertes scientifiques concernant notre planète se font de plus en plus nombreuses. La science mainstream commence à découvrir de nouveaux concepts de la réalité qui pourraient nous offrir la possibilité d’améliorer la perception de notre planète et de tout son environnement extraplanétaire, présent depuis toujours. Les théories concernant les trous de vers et les portails magnétiques sont qualifiées de conspirationnistes depuis des dizaines d’années, mais cette perception perd en crédibilité en même temps que s’élèvent notre vision et notre compréhension de la nature et de la réalité.

 

Découverte de portails cachés dans le champ magnétique de la Terre

 

En physique, les trous de verre feraient de manière hypothétique entièrement partie de l’espace-temps et seraient des raccourcis au sein même de l’espace-temps. Pour les plus curieux d’entre nous et ceux qui pensent qu’il existe une vie ailleurs, il nous est souvent arrivé de nous demander comment des êtres extraplanétaires pouvaient voyager si loin dans l’univers, et ceci serait une partie de l’explication. Bien que les scientifiques ne comprennent toujours pas ce qu’ils ont trouvé, cela ouvre l’esprit à de nouvelles possibilités de compréhension.

 

Convertir de la science-fiction en faits scientifiques semble se produire de plus en plus souvent de nos jours, et la NASA a fait un pas dans ce sens en annonçant la découverte d’un portail dans le champ magnétique de la Terre. La NASA les a appelés « X-points » ou « régions de diffusion d’électrons ». Ils sont placés exactement là où le champ magnétique terrestre se connecte et flirte avec le champ magnétique du soleil, ce qui, en tournant, crée un chemin ininterrompu de premier plan depuis notre planète jusqu’à l’atmosphère du soleil, qui se trouve à 150 millions de kilomètres.

 

La NASA a remarqué que les portails s’ouvraient et se fermaient des dizaines de fois par jour. C’est amusant, car il y a un grand nombre de preuves qui nous permettent de penser qu’au cours des millénaires et des civilisations qui nous ont précédés, le soleil a toujours été considéré comme une porte des étoiles géantes pour permettre aux « dieux » d’aller et venir dans l’univers. Les portails que la NASA a découverts sont en grande partie situés à des dizaines de milliers de kilomètres de la Terre, et la plupart d’entre eux ont des durées de vie limitées, parfois très courtes. D’autres sont immenses, vastes et durables dans le temps.

 

Note 1 : Ci-dessous, deux artefacts mayas rendus public par le gouvernement mexicain au cours de l’été 2012. Inutile de vous décrire ce que l’on y voit :

 

 


Sur le deuxième artefact, on voit clairement un engin spatial jaillir du Soleil (à gauche) et se dirigeant, via une « route » énergétique, vers une planète que l’on pourrait considérer comme étant la Terre. Une autre planète plus petite se trouve au dessus. Peut-être s’agit-il de la Lune. Deux engins spatiaux sont également visibles et semblent naviguer dans notre système solaire. Notez la tâche triangulaire au cœur de l’astre duquel jaillit l’engin spatial au centre de l’artefact. On retrouve cette tâche sur une photo du Soleil prise et relayée par la NASA le 12 mars 2012 :

 

Retour à l’article :

D’après ce que les scientifiques ont pu déterminer, ces portails permettent le transfert de centaines de milliers de tonnes de particules magnétiques qui affluent depuis le Soleil, ce qui cause, entre autres, les aurores boréales aux pôles et une grande partie des tornades, tempêtes et ouragans. Ils permettent également le transfert et l’échange de champs magnétiques entre la Terre et le Soleil. Courant 2014, l’US Space Agency lancera une nouvelle mission appelée Magnetospheric Multi Scale Mission (MMS), qui comprendra 4 engins spatiaux qui orbiteront autour de la planète pour y loger et y étudier de plus près ces portails. Ils sont, pour une grande partie d’entre eux, situés là où les champs magnétiques de la Terre et du Soleil se connectent en formant ces portails inexpliqués.

Pour l’instant, la seule chose dont la NASA soit certaine est que ces portails causent des phénomènes électromagnétiques dans l’atmosphère terrestre.

« Les portails magnétiques sont invisibles, instables et insaisissables, ils s’ouvrent et se ferment sans prévenir et il n’y a aucune signalisation pour se guider à l’intérieur. »

 — Dr Scudder, Université de l’Iowa

La science mainstream continue d’avancer, mais elle est très souvent perturbée entre la science officielle et la science underground. Il semblerait que l’information et la découverte ne soient pas totalement vérifiées tant qu’elles ne sont pas appuyées par le type de preuves nécessaire pour convaincre la race humaine. L’information provenant de grands organismes n’est jamais totalement sûre ; elle peut très facilement être supprimée, voire modifiée et travestie afin de déformer les preuves et « d’éviter » de les communiquer dans l’ensemble de leur réalité à la population.

Il n’est pas secret, par exemple, que le département de recherche américain reçoit plusieurs milliards de dollars pas toujours officiellement, et tout ce qui est développé en collaboration avec la United States Air For Space Agency demeure classé et top secret. Ils ont la capacité de classer secret tout ce qu’ils souhaitent en invoquant simplement le motif de « sécurité nationale ». Depuis des années, plusieurs preuves ont émergé concernant un grand nombre de phénomènes qui ont émanés de groupes de recherche ou de physiciens, scientifiques et chercheurs non affiliés à des organismes officiels et détachés de toute la science mainstream.

« Nous avons la technologie pour nous rendre chez les extraterrestres, tout ce que vous pouvez imaginer, nous l’avons. Mais ces technologies sont bloquées dans des projets étatiques secrets et non déclarés. Il faudrait une intervention de Dieu lui-même pour espérer un jour que tout cela soit utilisé pour le bien de notre humanité. » 

— Benjamin Robert Rich, ancien Directeur de Lockheed Martin Skunk Works, 1975-1991. Considéré comme le « père de la furtivité », il était chargé du développement du F-117, la première production d’avions furtifs. Il a également travaillé sur les modèles F-104, U-2, SR-71 , A-12 et F-22, entre autres.

Article paru le 13 novembre 2013 sur le site The Mind Unleashed
Traduction et notes d’Astu Bardamu

Note 2 :

Il serait inexact d’émettre des hypothèses démesurées comme il y en a tant en circulation sur Internet. Mais peut-être faudrait-il commencer à envisager le monde différemment de la façon dont nous le faisons, qui est dépourvue de tout sens. Les portails magnétiques existent probablement, et les plus curieux d’entre nous n’ont pas attendu que la NASA le déclare pour envisager cette possibilité. De nombreux physiciens, scientifiques et chercheurs plus ou moins indépendants ont déjà, et à de nombreuses reprises, abordé le sujet et apporté sur la table un grand nombre de démonstrations qui vont dans ce sens.

Pour envisager le monde d’une façon que nous avons peu l’habitude de concevoir, je vous propose une initiation avec Nassim Haramein, qui propose une nouvelle manière de concevoir l’univers, les anciennes civilisations et la science :

 

 

Traduction http://croah.fr/ relayé par le nouveau Paradigme
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Samedi 22 février 2014 6 22 /02 /Fév /2014 19:25

La découverte des scientifiques nous alarme sur le fait que ce champ se réduit très fortement et risque d’ici un millénaire de disparaitre totalement.



Le Docteur et géophysicien peter olson

 

Nous savons tous que le noyau de la terre est inaccessible même avec les plus grands forages nous arrivons à 11km. Pour vous faire une représentation prenez une pomme et imaginez que vous n’avez même pas percé la pelure. Simple schéma.

A mi-chemin du centre de la terre la partie externe du noyau de la terre est atteinte, on y trouve une immense boule de fer liquide en fusion. C’est ici qu’est généré le champ magnétique de la planète.

Il n’y a pas si longtemps les scientifiques ont découvert un problème lié à ce champ magnétique. La capacité du noyau terrestre à générer cette immense champs magnétique diminue. Son intensité décroit très vite.

Dans le monde entier les plus grands scientifiques sont à l’afflux concernant ce grand problème terrestre. Plus les scientifiques font des découvertes sur ce champ et plus ils ont conscience qu’il pourrait modifier notre monde.

Nous subissons la force de gravité de la planète, mais en tant qu’être humain nous ne nous rendons pas compte de l’influence de ce champ sur l’être humain.

Le magnétisme comme l’électricité circule. En effet il part du pôle nord vers le pôle sud et remonte vice-versa. Ce champ est le protecteur de la terre.

Le docteur Andrew Coates nous raconte que le champ magnétique nous protège de plusieurs choses :

-tout d’abord des intempéries spatiales et des radiations
-il nous protège des éruptions à la surface du soleil et nous envoie du « vent solaire »
Ce vent solaire qui vient frapper directement la terre est déviée grâce à notre bouclier protecteur. Ce champ magnétique dévie donc les particules solaires.

Qu’adviendrait-il de la disparition spontanée de ce champ ? La réponse est connue depuis très peu de temps.

En 1996 une sonde atteint la planète mars. Le docteur Mario acuna enquêta sur le champ magnétique de mars. Mars est dépourvu de champ magnétique. Cependant, ces scientifiques ont détecté que des zones en surface sont extrêmement aimanté. La roche volcanique ne s’aimante que d’une seule façon. Si la lave refroidit à l’intérieur d’un champ magnétique, la magnétite qu’elle contient s’oriente dans la même direction et cette même roche sera aimantée. Cela prouve que lorsque mars avait des coulé de lave, elle avait un champ magnétique au noyau de la planète.

On peut se demander si le délai estimé sur la disparition de notre propre couche magnétique est vraiment prévu pour dans 1000 ans. Le danger est présent et les scientifiques alarmant. On peut espérer que d’ici ces centaines d’année l’homme aura trouvé une parade pour continuer d’exister.

 

Avant de voir le reportage lire aussi http://www.2012un-nouveau-paradigme.com/article-une-immense-fissure-dans-le-champ-magnetique-terrestre-a-l-origine-d-aurores-boreales-anormales-99551264.html

 

 

David Jarry©2014

 

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Jeudi 20 février 2014 4 20 /02 /Fév /2014 19:30

 

Les orages magnétiques autour de la Terre se succèdent et vont être tumultueux dans les jours à venir.

Le champ magnétique de notre planète accuse le deuxième impact d'une éjection de masse coronale en provenance du soleil et ce n'est pas finit.

 

On a jamais vu autant de tempêtes géo effectives en autant de jours rapprochés!

Selon les prévisionnistes de la NOAA, une autre CME pourrait arriver tard dans la soirée du 20 février, suivie d'une autre le 22 février.

 

Pour l'essentiel, ces impacts de CME sont mineures ou obliques bien heureusement.

Cependant, leurs effets combinés restent exceptionnels et importants.

 

 

 

Le groupe de tache solaire AR1976 est entré en éruption aujourd'hui, le 20 février, à environ 0750 UT, produisant une éruption solaire de classe M3 

 

 

En raison de l'emplacement de la tache solaire près de la branche occidentale du soleil, l'explosion n'était pas carrément orientée vers la terre.

Néanmoins, il pourrait y avoir quelque effet. Les prévisionnistes de la NOAA disent qu'une CME expulsée par la déflagration pourrait atteindre le champ magnétique de la terre le 22 février.

 

David Jarry ©2014

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Jeudi 23 janvier 2014 4 23 /01 /Jan /2014 07:19

L’aiguille d’une boussole indique le nord à cause du champ magnétique terrestre crée dans le noyau de notre planète. Mais ce champ est variable, et il s’est déjà inversé au cours de l’histoire. Comment la Terre perd-elle le Nord ?

Lignes du champ magnétique terrestre © Nasa - 2014

 

L'émission

Le champ magnétique à la surface de la Terre n’est pas très intense : 100 000 fois moins fort qu’un gros aimant, mais il s’étend jusque dans l’espace et protège notre planète des rayons cosmiques. Il provient des entrailles de la planète où le noyau métallique et liquide est agité de mouvements de convection. Le champ magnétique varie, parfois de manière considérable : il s’est déjà inversé dans le passé de la Terre. Que se passe-t-il lors de ce phénomène ? Aujourd’hui, le pôle nord magnétique se déplace de plusieurs dizaines de km par an, et l’anomalie de l’Atlantique sud, où le champ est faible, s’accentue. Vivons-nous les prémices d’une inversion ? Y a-t-il des risques liés à ces changements ?

Avec :

Arnaud Chulliat, Physicien à l’Institut de physique du globe de Paris

Jean-Pierre Valet, Paléomagnéticien à l’Institut du physique du globe de Paris

Pour aller plus loin

La mission Swarm, lancée le 22 novembre 2013, a pour objectif de mesurer l'intensité et la direction du champ magnétique terrestre avec précision :

En cas d'inversion du champ magnétique terrestre, quelles seraient les conséquences sur la Terre ? Une interview d'Hubert Reeves.

Il n'y a pas que la Terre qui connaîtra une inversion de son champ magnétique : celui du Soleil devrait bientôt s'inverser.

 

http://www.franceinter.fr/emission-la-tete-au-carre

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