Société

Samedi 19 avril 2014 6 19 /04 /Avr /2014 11:52

Fusil d'assaut au bras, cagoule sur le visage, de mystérieux hommes armés surgissent aux moments décisifs du mouvement séparatiste de l'Est ukrainien. Photo d'illustration.Photo d'illustration. © Olya Engalycheva / AFP

 

Unités d'élite russes ou "forces d'autodéfense" locales ? Fusil d'assaut au bras, cagoule sur le visage, de mystérieux hommes armés surgissent aux moments décisifs du mouvement séparatiste de l'Est ukrainien, qu'ils semblent piloter avec discrétion mais une efficacité redoutable. Ces "hommes verts", comme ils sont surnommés pour leur treillis sans insigne permettant de les identifier, ont été dénoncés par Kiev comme des agents russes à l'oeuvre pour mener la fronde séparatiste et déstabiliser le pouvoir de transition pro-occidental.

Les États-Unis ont souligné leur ressemblance avec les forces qui ont mené la prise de la Crimée. Moscou nie toute présence de ses agents sur le territoire ukrainien et parle de forces "d'autodéfense" locale. Ce sont eux qui montent la garde devant les bâtiments publics occupés de Slaviansk, au nord de Donetsk, devenu le point chaud de la crise et le symbole de la perte de contrôle de Kiev dans ce bassin minier russophone. En général silencieux, on les reconnaît à leur attirail flambant neuf : treillis, cagoule noire qui ne laisse voir que les yeux, chaussures de sport et gilet pare-balles. Équipés de fusils d'assaut modernes et pour certains de lance-roquettes antichars, ils se distinguent aisément des séparatistes locaux, à l'uniforme souvent dépareillé et aux armes usées, plus nerveux.

 

Des interventions rares mais rapides

 

À part à Slaviansk, où l'AFP a vu une centaine d'entre eux, leurs interventions sont rares, rapides et menées avec sang froid. Quand des chars de l'armée ukrainienne sont interceptés jeudi par la population à Kramatorsk, à une vingtaine de kilomètres plus au sud, ce sont eux qui apparaissent pour prendre les commandes des blindés légers et les conduire jusqu'à Slaviansk. Arrivés à destination, ces hommes apparemment rompus à la conduite de ces engins offrent à une foule ravie des manoeuvres acrobatiques en les faisant tournoyer sur leurs chenilles.

Le même jour, les habitants d'un village en périphérie de Kramatorsk bloquent quinze autres blindés ukrainiens le long d'une voie ferrée. Après des heures de négociations avec des militants pro-russes locaux, les soldats acceptent enfin d'être désarmés pour rentrer chez eux. Mais la foule refuse de les laisser partir et la tension monte. Trois "hommes verts" surgissent alors dans l'obscurité et prennent en main l'opération de désarmement des militaires ukrainiens puis leur évacuation en imposant leur autorité aux éléments les plus excités de la foule.

 

 

Des groupes paramilitaires ?

 

"C'est du déjà-vu", observe l'expert militaire Olexiï Melnyk, du centre Razoumkov. "Ces hommes verts ressemblent fort à ceux qui ont été à l'oeuvre en Crimée et de nouveau Vladimir Poutine ne reconnaît pas qu'il s'agit de Russes", poursuit-il, évoquant une opération de "déstabilisation de la situation politique en Ukraine". Lors de la prise de contrôle de la péninsule de la mer Noire par des forces pro-russes, les experts montraient du doigt les forces spéciales et unités aéroportées russes, et même les commandos d'élite, les très secrets fameux Spetsnaz du GRU, la direction générale des renseignements de l'état-major des armées russes.

Héritiers du NKVD soviétique à l'oeuvre contre l'Allemagne nazie, ces spécialistes du sabotage, de l'élimination et de la prise d'objectifs stratégiques, dans des conditions souvent ultra-périlleuses, se sont illustrés depuis vingt ans dans le Caucase ou encore en Afghanistan et Géorgie. Kiev a affirmé à plusieurs reprises disposer de preuves de l'implication du GRU. Jeudi, Vladimir Poutine a reconnu la présence de militaires russes "derrière les forces d'autodéfense de Crimée" afin de "protéger" la population.

"Il s'agit de groupes paramilitaires qui ont été transférés de Crimée (...) et obéissent à des ordres donnés par Moscou", estime l'expert Andreï Soldatov, fondateur du site agentura.ru, qui voit en eux des hommes "en contrat avec le Kremlin". À Slaviansk, un homme en tenue militaire a raconté à l'AFP appartenir à un groupe de volontaires de Crimée venus renforcer les pro-russes. Selon lui, environ 150 déserteurs de l'armée ukrainienne les ont rejoints. Mais cet homme au visage découvert n'a pas la même apparence sportive que ses camarades cagoulés, ni le même niveau d'équipement. "Il y a certainement dans l'est de l'Ukraine des militaires russes et des agents du GRU qui formellement sont en vacances ou ont démissionné. Cela permet de déclarer qu'il n'y a pas de soldats russes, mais des volontaires venus de Russie avec des armes", tranche l'expert indépendant russe Pavel Felguengauer.

 

 
Par Guerric Poncet AFP
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Vendredi 18 avril 2014 5 18 /04 /Avr /2014 22:27

Le covoiturage explose, de même que la revente d'objets sur internet

Le covoiturage explose, de même que la revente d'objets sur internet |

 
Partager sa voiture, prêter son , louer une perceuse... sur fond de baisse du pouvoir d'achat, les Français, portés par l'essor des échanges en ligne, se tournent vers une dite "collaborative", qui amorce unenouvelle ère économique, selon ses théoriciens.
Cette tendance, que ses adeptes croient durable, désigne un modèle où l'usage de l'objet prime sur la propriété, et les individus décident de mieux consommer en mutualisant leurs ressources.

"Aujourd'hui, le rêve des jeunes n'est plus de posséder une voiture mais, grâce à leur téléphone, de pouvoir en utiliser une quand ils en ont besoin", souligne Anne-Sophie Novel, blogueuse, spécialiste du sujet (auteure notamment de "La vie share, mode d'").
En effet, le covoiturage explose, de même que la revente d'objets sur internet, ou les achats groupés directs au producteur, via des leaders comme blablacar, leboncoin ou laruchequiditoui.
Le "couchsurfing", qui permet de se loger gratuitement dans le monde entier et de rencontrer les habitants des pays visités, regroupe aujourd'hui 5 millions d'adeptes.
Grâce à la multiplication de plateformes collaboratives, des pratiques ancestrales comme le troc ou l'échange sont remises au goût du jour.
Surfant sur la tendance, Julien Lemaître a lancé il y a deux ans echangedefinitif.com, un site internet pour échanger définitivement son logement, avec frais de notaire réduits. "En temps de crise, c'est une bonne alternative à l'achat-revente", estime-t-il, même si le site n'a, pour le moment, pas encore atteint l'audience escomptée.
Les initiatives se comptent par centaines sur internet. Toutes ne seront pas pérennes, mais le secteur a de l'avenir, notamment en France.
Selon une récente étude de la TNS Sofres, 8 Français sur 10 pratiquent ou ont l'habitude de pratiquer cette nouvelle façon de consommer.
Pour 63% des sondés, son principal intérêt est de payer moins cher. Mais les Français mentionnent aussi la possibilité de faire durer les objets (38%), ou le fait que ce modèle soit plus bénéfique pour la société (28%).
- "Ce qui est à moi est à toi" -
"C'est la fin du consommateur comme on l'entendait. D'ici dix ans il sera mort", assurait en juillet à l'AFP l'Australienne Rachel Botsman, qui a contribué à populariser le mouvement avec son best seller "What's mine is yours" ("Ce qui est à moi est à toi", ndlr), en 2009. Selon elle, le consommateur ne se définira plus comme tel mais comme "membre d'une communauté".
"Le modèle de consommation de masse hérité des Trente glorieuses est en cours de redéfinition", décrypte aussi Philippe Moati, professeur d'économie à l'université Paris-Diderot et cofondateur de l?Observatoire société et consommation (Obsoco).
"La plupart des pratiques émergentes est ancienne, ce qui est nouveau, c'est l'ampleur qu'elles prennent et le fait qu'elles s'appuient de plus en plus sur les nouvelles technologies", ajoute-t-il.
Il date les "ruptures de consommation" du début des années 2000, quand a émergé un "sentiment d'appauvrissement", qui s'est d'abord incarné dans une appétence pour "le bio

" ou les "commerces de proximité".
"On n'a pas assisté à un rejet de consommation en tant que tel", mais est né alors le besoin de consommer mieux et moins cher, explique l'économiste.
En France, le mouvement se fédère autour du collectif Ouishare, qui réunit une communauté internationale dédiée à son développement et organise des événements comme le "Ouishare Fest", début mai à Paris.
"Le collaboratif est à la croisée entre l'innovation technologique et sociale", analyse son cofondateur, Antonin Léonard.
"Je pense qu'on est au démarrage d'un mouvement qui va s'imposer à toute l'économie et toute la société", prédit aussi Edouard Dumortier, fondateur du site ilokyou, qu'il présente comme le "réseau social de consommation entre particuliers", permettant la location et l'achat ou la revente d'objets.
"Nous entrons dans un nouveau mode de consommation plus malin, où l'on peut payer moins cher, avec en prime un impact positif sur l'environnement et une recréation du lien social", souligne-t-il.
- Eviter de jeter -
Ce lien social se recrée bien sûr aussi hors de la Toile.
Les Accorderies, concept solidaire venu du Québec, qui consiste à proposer aux habitants d'un même quartier de se regrouper pour échanger entre eux des services non rémunérés, se développent notamment dans plusieurs villes de France.
Les "repair café", des endroits conviviaux où des bénévoles viennent donner une seconde vie à des objets cassés ou en panne, connaissent aussi un succès grandissant.
Ce samedi après-midi, dans le XIXe arrondissement de Paris, Cédric, ingénieur en électronique, bricole, sur une grande table collective, un magnétoscope défectueux. "On répare un peu de tout, des fers à repasser aux aspirateurs; ce qui me plaît, c'est le contact avec les gens, le fait de pouvoir donner un coup de main", explique-t-il.
Face à lui, Gilberte, 79 ans, nourrit l'espoir de pouvoir enfin faire visionner des cassettes enregistrées pour ses petits-enfants. "Si j'avais donné mon magnétoscope à un grand réparateur, cela m'aurait coûté quasiment le prix du neuf", juge-t-elle, sans regretter d'être venue de banlieue et d'avoir attendu plusieurs heures l'ouverture du lieu.
Une douzaine de "repair café", en France, ouvrent pour le moment leur porte à tous, une fois par mois en moyenne.
"L'idée est bien sûr d'éviter de jeter des objets du quotidien, mais aussi d'animer un quartier", explique Benoît Engelbach, qui l'a importée des Pays-Bas, où elle fait fureur.
Les grandes marques ont bien compris qu'elles avaient intérêt à prendre le train en marche. La chaîne de magasins de sports Décathlon a par exemple lancé le site Trocathlon, pour revendre ou racheter du matériel d'occasion. Le géant du bricolage Castorama a aussi créé Les Troc'heures, une plateforme d'échange d'heures de bricolage entre particuliers.
Pour Anne-Sophie Novel, le "collaboratif" ne va plus se limiter aux particuliers mais "de plus en plus toucher les entreprises et l'économie au sens large".
Le groupe de grande distribution Auchan a par exemple annoncé la commercialisation début 2014 des premiers produits conçus par ses clients, auparavant soumis au vote des internautes. Une nouvelle conception du commerce, qui part du principe que les meilleures idées sont "dans la tête des clients".

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Vendredi 18 avril 2014 5 18 /04 /Avr /2014 22:21

Une défense pour le moins inédite et insolite. Un couple, jugé mercredi par le tribunal correctionnel d'Avignon pour des faits de violence sur leur bébé de 11 mois, a mis en cause un fantôme pour expliquer les blessures de l'enfant, raconte VaucluseMatin.com.
Source : Le Parisien - AFP


Jugés par le tribunal correctionnel d'Avignon, des parents ont accusé un fantôme de violences sur leur bébé pour expliquer ses blessures. | (AFP/ GERARD JULIEN.)
Jugés par le tribunal correctionnel d'Avignon, des parents ont accusé un fantôme de violences sur leur bébé pour expliquer ses blessures. | (AFP/ GERARD JULIEN.)
Cette surprenante explication n'a visiblement pas convaincu le ministère public, qui a requis des peines de 5 ans et 2 ans de prison à l'encontre de la mère et du beau-père de ce bébé. La décision du tribunal a été mise en délibéré.

Les faits remontent au 23 décembre 2010. Ce jour-là, ce couple domicilié à Cavaillon (Vaucluse) se présente à l'hôpital. Leur bébé souffre de deux fractures, d'un oedème ainsi que d'une lèvre tuméfiée. L'hôpital fait un signalement auprès de la police et le couple est interpellé aussitôt. Mais lors de leur audition, les policiers vont recueillir des déclarations incroyables pour expliquer les blessures de l'enfant. Selon le couple, «un fantôme serait à l'origine des blessures». Selon Vaucluse Matin, trois semaines avant l'audience, le père aurait demandé à un pasteur de venir désenvoûter leur maison hantée.

Depuis les faits, l'enfant, aujourd'hui âgé de 4 ans, a été placé en famille d'accueil. L'avocate représentant le conseil général, administrateur ad hoc de l’enfant, a déclaré à l'audience que «son état de santé et sa situation ont évolué très positivement».

Source : Le Parisien - AFP NP-le-nouveau-paradigme-copie-1

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Jeudi 17 avril 2014 4 17 /04 /Avr /2014 23:52

2014 est l’année internationale de l’agriculture familiale. C’est aussi celle où la Politique agricole commune (PAC) de l’Union européenne a été réformée pour les six prochaines années. Faut-il s’en réjouir ? En 2012, 84 % des aides PAC sont allées à seulement 20 % des exploitations. Les gros élevages industrialisés et les grandes cultures intensives à coups de produits chimiques sont clairement privilégiés. Le Belge Gérard Choplin, membre fondateur de l’organisation internationale Via Campesina, interpelle à ce sujet les candidats au Parlement européen. Sur un air de Stromae.

Bonsoir à toutes et tous,

Dans ce très beau marché fermier de Han (province de Luxembourg, Belgique), savourons d’abord les bonnes nouvelles :

1) La première bonne nouvelle, c’est que nous sommes dans l’année internationale de l’agriculture familiale. Il était temps...

2) La deuxième bonne nouvelle, c’est que la Politique Agricole Commune de l’Union Européenne, qui vient d’être réformée pour les 6 ans à venir est – je cite la Commission Européenne dans son communiqué de juin dernier – « plus équitable, plus verte, plus efficace, plus transparente, et renforce la position des agriculteurs au sein de la chaîne alimentaire. »

Alors, tout va bien ?………… Alors… on danse ?

Non… ? Tout ne va pas bien ?...

La réalité, c’est que l’agriculture familiale disparait.

Moins 63 % ces 30 dernières années en Wallonie, où la surface moyenne des exploitations a été multipliée par deux.

La réalité, c’est que jamais on n’a vu autant de films sur le malaise paysan, sur les impasses du modèle agro-industriel, sur les alternatives. Et ils remplissent les salles, à la campagne comme à la ville. Pourquoi ?

La réalité c’est que la majorité des agriculteurs en Europe ne sont plus très jeunes et n’ont pas de remplaçant(e)s. En Allemagne et aux Pays-Bas, 67 % des agriculteurs de plus de 50 ans n’ont pas de successeur.

Devenir paysan est trop risqué en termes de revenu – sans oublier que le difficile accès à la terre plombe bien des envies.

La réalité, c’est que, à un an de la fin programmée des quotas laitiers, et malgré une remontée des cours du lait, la plupart des producteurs vendent encore à perte. Alors quand il n’y aura plus de quotas, quand il n’y aura plus de marché russe, faudra-t-il produire plus et travailler plus, pour gagner moins ?

L’exemple de la Suisse, qui a abandonné les quotas en 2009, montre que la production laitière familiale est en danger. Des zones entières de production herbagère de lait risquent de disparaître. Et la nouvelle PAC n’empêche pas la création d’usines à lait de 1000 vaches et plus.

Plus de voisins ou plus d’hectares ?

La réalité, c’est que la PAC, ancienne et nouvelle, préfère primer les hectares.

En 2012, 84 % des aides PAC sont allées à seulement 20 % des exploitations. Cette très forte inégalité, que la nouvelle PAC diminue certes un petit peu, est un moteur puissant de concentration de la terre dans des exploitations de plus en plus grandes et accélère la disparition de l’agriculture familiale.

La réalité, c’est que malgré le scandale de la vache folle, de la dioxine, de la viande de cheval, de la résistance aux antibiotiques, et malgré le verdissement, la nouvelle PAC ne va pas freiner le développement de grands élevages industrialisés, dont les externalités négatives sur le plan social et environnemental sont payées par le contribuable.

La réalité, c’est que l’Union Européenne, représentée par la Commission Européenne, sort de la 4e de négociation avec les Etats-Unis pour un accord commercial transatlantique, où l’agriculture familiale ne semble pas être le modèle de référence.

Mais la réalité, c’est aussi que les circuits courts et les marchés fermiers se multiplient, que des jeunes commencent à initier des ceintures maraîchères autour et dans les villes, que la négociation transatlantique mobilise les citoyens, que la résistance de la population européenne contre les OGM continue, que le rapporteur pour le droit à l’alimentation à l’ONU Olivier de Schutter appelle à un changement profond des politiques agricoles et commerciales...

Alors l’année 2014 peut être une opportunité pour mettre en avant les solutions aux défis alimentaire, social, environnemental, climatique et de santé publique auxquels nous devons faire face.

Alors... alors on change ?

Trois questions à nos candidats au Parlement Européen :

- Les paysans sans terre existent aussi en Belgique. Que proposez-vous pour faciliter leur accès à la terre ? La Belgique va-t-elle mettre en œuvre les recommandations FAO de 2012 sur l’accès à la terre ?

- Le port d’Anvers reçoit chaque année des millions de tonnes de soja. La réforme PAC n’a pas imposé de rotation obligatoire des cultures incluant des protéagineux, qui pourraient remplacer ce soja. Que proposez-vous pour réduire la dépendance européenne vis-à-vis du soja ?

- Question subsidiaire pour départager les candidats : au cas où un sous-marin peut-être chinois – viendrait bloquer le trafic maritime dans la Manche, combien d’heures de réserve de soja y a-t-il dans le port d’Anvers pour approvisionner les élevages intensifs ?

- Les paysans africains restent souvent empêchés de produire eux-mêmes à cause d’importations à bas prix de l’UE, comme la télé ZDF vient de le montrer à propos des pattes et ailes de poulet congelées exportées à très bas prix au Libéria. Or cette volaille a été nourrie en Europe avec des céréales dont les producteurs ont bénéficié de subventions PAC. Le dumping continue donc, même avec les aides découplées. Que proposez-vous ?

Je vous remercie de votre attention.

Gérard Choplin

Ce texte a initialement été publié sur le site de l’auteur le 6 avril 2014.NP-le-nouveau-paradigme-copie-1


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Lundi 14 avril 2014 1 14 /04 /Avr /2014 00:38

Les forces anti-émeutes de Donetsk (Est de l’Ukraine) ont refusé d’obéir à leurs chefs et, après avoir mis les rubans orange et noir des partisans pro-russes, ont annoncé qu’ils soutenaient les revendications des protestataires.

« Nous refusons de disperser les manifestants pacifiques, car nous ne voulons pas qu’ils se comportent à notre égard comme les putschistes de Maïdan », a déclaré un membre des forces de l’ordre.

« Nous refusons d’obéir aux autorités de Kiev, car nous contestons leur légitimité », a ajouté son collègue.

Source : Ria Novosti

 

Les événements semblent s’accélérer vers une guerre civile sur le modèle Yougoslave, Moscou a demandé une réunion d’urgence du conseil de sécurité de l’ONU pour tenter de trouver une solution politique…

La Russie a appelé dimanche les autorités de Kiev à cesser « la guerre contre leur propre peuple », se déclarant indignée par les menaces du gouvernement de recourir à l’armée pour mettre fin aux troubles dans l’est de l’Ukraine. « Nous exigeons des hommes de main de Maïdan, qui ont renversé le président légitime d’Ukraine, de cesser immédiatement la guerre contre leur propre peuple », a déclaré le porte-parole de la diplomatie russe Alexandre Loukachevitch, selon des images de la chaîne de télévision russe Rossia 24.

« L’ordre criminel d’(Olexandre, NDLR) Tourtchinov de recourir à l’armée pour réprimer les protestations provoque l’indignation », a-t-il poursuivi, réagissant à l’annonce du président par intérim ukrainien du lancement d’une « opération antiterroriste de grande envergure » pour mettre fin aux troubles dans l’est de l’Ukraine. « Nous condamnons vivement les tentatives de recours à la force contre les manifestants et les militants avec l’aide de combattants du (parti nationaliste, NDLR) Secteur Droit et d’autres groupes armés illégitimes », a-t-il ajouté.

Moscou réclame une réunion « urgente » de l’ONU

La Russie appelle à la tenue « urgente » d’une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU sur la crise en Ukraine. « La partie russe va porter la situation de crise dans le sud-est de l’Ukraine en urgence devant le Conseil de sécurité de l’ONU et auprès de l’OSCE », l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, a ainsi indiqué Alexandre Loukachevitch. « Actuellement, c’est de l’Occident que dépend la possibilité d’éviter une guerre civile en Ukraine », a poursuivi le porte-parole.

Une série d’attaques visiblement coordonnées a été lancée samedi dans des villes de l’Est russophone de l’Ukraine, région frontalière de la Russie, par des hommes armés, portant souvent des uniformes sans insignes.

L’Union européenne a sommé dimanche Moscou de cesser les « opérations visant à déstabiliser » son voisin et invité Kiev à continuer de faire preuve de retenue, tandis que Paris se prononçait pour de « nouvelles sanctions en cas d’escalade militaire ». Moscou dément toute responsabilité et le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a affirmé à plusieurs reprises que Moscou n’avait aucune intention de rattacher à la Russie les régions orientales de l’Ukraine.

Source : Le Point

 


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Samedi 12 avril 2014 6 12 /04 /Avr /2014 23:23
David Graeber

On dit que dans les années 1930, Henry Ford aurait fait remarquer que c’était une bonne chose que la plupart des Américains ne savent pas comment fonctionne réellement le système bancaire, parce que s’ils le savaient, « il y aurait une révolution avant demain matin ».

La semaine dernière, il s’est passé quelque chose de remarquable. La Banque d’Angleterre a vendu la mèche. Dans un document intitulé « La création de l’argent dans l’économie moderne », co-écrit par trois économistes de la Direction de l’Analyse Monétaire de la banque, ces derniers ont déclaré catégoriquement que les hypothèses les plus courantes sur le fonctionnement du système bancaire sont tout simplement fausses, et que les positions plus populistes, plus hétérodoxes qui sont généralement associées à des groupes comme Occupy Wall Street, sont correctes. Ce faisant, ils ont jeté aux orties les bases théoriques de l’austérité.

Pour avoir une idée de la radicalité de cette nouvelle position de la Banque, il faut repartir du point de vue conventionnel, qui continue d’être la base de tout débat respectable sur la politique économique. Les gens placent leur argent dans des banques. Les banques prêtent ensuite cet argent avec un intérêt - soit aux consommateurs, soit aux entrepreneurs désireux d’investir dans une entreprise rentable. Certes, le système de réserve fractionnaire ne permet pas aux banques de prêter beaucoup plus que ce qu’elles détiennent en réserve, et il est vrai aussi que si les placements ne suffisent pas, les banques privées peuvent emprunter plus auprès de la banque centrale.

La banque centrale peut imprimer autant d’argent qu’elle le souhaite. Mais elle prend aussi garde à ne pas en imprimer trop. En fait, on nous dit souvent que c’est même la raison d’être des banques centrales indépendantes. Si les gouvernements pouvaient imprimer l’argent eux-mêmes, ils en imprimeraient sûrement beaucoup trop et l’inflation qui en résulterait sèmerait le chaos. Des institutions telles que la Banque d’Angleterre ou la Réserve Fédérale des États-Unis ont été créées pour réguler soigneusement la masse monétaire pour éviter l’inflation. C’est pourquoi il leur est interdit de financer directement un gouvernement, par exemple, en achetant des bons du Trésor, mais au lieu financent l’activité économique privée que le gouvernement se contente de taxer.

C’est cette vision qui nous fait parler de l’argent comme s’il s’agissait d’une ressource limitée comme la bauxite ou le pétrole, et de dire des choses comme « il n’y a tout simplement pas assez d’argent » pour financer des programmes sociaux, et de parler de l’immoralité de la dette publique ou des dépenses publiques « au détriment » du secteur privé. Ce que la Banque d’Angleterre a admis cette semaine est que rien de tout ça n’est vrai. Pour citer son propre rapport : « Plutôt que de recevoir des dépôts lorsque les ménages épargnent pour ensuite prêter, le crédit bancaire crée des dépôts » ... « En temps normal, la banque centrale ne fixe pas la quantité d’argent en circulation, pas plus que l’argent de la baque centrale n’est « démultiplié » sous forme de prêts et dépôts. »

En d’autres termes, tout ce que nous croyions savoir est non seulement faux – mais c’est exactement le contraire. Lorsque les banques font des prêts, elles créent de l’argent. C’est parce que l’argent n’est qu’une simple reconnaissance de dette. Le rôle de la banque centrale est de superviser une décision juridique qui accorde aux banques le droit exclusif de créer des reconnaissances de dette d’un certain genre, celles que le gouvernement reconnaît comme monnaie légale en les acceptant en paiement des impôts. Il n’y a vraiment pas de limite à la quantité que les banques pourraient créer, à condition de trouver quelqu’un disposé à emprunter. Elles ne seront jamais prises de court pour la simple raison que les emprunteurs, en général, ne prennent pas l’argent pour le cacher sous leur matelas ; en fin de compte, tout argent prêté par une banque finira par retourner vers une banque. Donc, pour le système bancaire dans son ensemble, tout prêt devient simplement un autre dépôt. De plus, lorsque les banques ont besoin d’acquérir des fonds auprès de la banque centrale, elles peuvent emprunter autant qu’elles le souhaitent ; la seule chose que fait la banque centrale est de fixer le taux d’intérêt, c’est-à-dire le coût de l’argent, pas la quantité en circulation. Depuis le début de la récession, les banques centrales américaines et britanniques ont réduit ce coût à presque rien. En fait, avec « l’assouplissement quantitatif » [« quantitative easing » ou planche à billets - NdT] elles ont injecté autant d’argent que possible dans les banques, sans produire d’effets inflationnistes.

Ce qui signifie que la limite réelle de la quantité d’argent en circulation n’est pas combien la banque centrale est disposée à prêter, mais combien le gouvernement, les entreprises et les citoyens ordinaires sont prêts à emprunter. Les dépenses du gouvernement constituent le principal moteur à l’ensemble (et le document admet, si vous le lisez attentivement, que la banque centrale finance bien le gouvernement, au final). Il n’est donc pas question de dépenses publiques « au détriment » d’investissements privés. C’est exactement le contraire.

Pourquoi la Banque d’Angleterre a-t-elle soudainement admis cela ? Eh bien, une des raisons, c’est parce que c’est évidemment vrai. Le travail de la Banque est en fait de faire fonctionner le système, et ces derniers temps le système n’a pas très bien fonctionné. Il est possible qu’elle a décidé que maintenir la version conte-de-fées de l’économie, un version qui s’est avérée très pratique pour les riches, est tout simplement devenu un luxe qu’elle ne peut plus se permettre.

Mais politiquement, elle prend un risque énorme. Il suffit de considérer ce qui pourrait arriver si les détenteurs d’hypothèques réalisaient que l’argent que la banque leur a prêté ne vient pas en réalité des économies de toute une vie de quelques retraités économes, mais que c’est quelque chose que la banque a tout simplement créée avec une baguette magique que nous, le public, lui avons donnée.

Historiquement, la Banque d’Angleterre a eu tendance à jouer un rôle de précurseur, en présentant une position apparemment radicale qui finissait par devenir la nouvelle orthodoxie. Si tel est le cas ici, nous pourrions peut-être bientôt savoir si Henry Ford avait raison.

David Graeber

Traduction "ça donne envie de solder quelques comptes" par VD pour le Grand Soir avec probablement toutes les fautes et coquilles habituelles.

»» http://www.theguardian.com/commentisfree/2014/mar/18/truth-money-iou-b...
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Mardi 8 avril 2014 2 08 /04 /Avr /2014 22:32

Boulets aux pieds, habillés en bagnard, une cinquantaine de paysans se sont symboliquement rendus à la direction des douanes, à Lyon, le 4 avril. Dans leurs mains, des pains au levain, un plateau de fromages fabriqués avec un ferment de ferme, une bouteille de vin vinifié à partir de levures naturelles, un bidon de purin d’ortie... « La Loi sur les contrefaçons, adoptée en février 2014, qualifie de potentielles contrefaçons les produits que nous fabriquons à partir de matière vivante, souligne la Confédération paysanne Rhône-Alpes. Tous ces produits sont susceptibles de contenir des micro-organismes brevetés, et donc d’être saisis et détruits par les douanes » (voir ce précédent article).

 

« Je prends les consommateurs à témoins, lance Vincent Rouzé, secrétaire de la Confédération paysanne du Rhône et producteur de fromages. 80 % des cultures dans le monde sont des cultures sauvages. Vous comprenez bien l’intention des multinationales qui se cachent derrière la loi. S’ils peuvent réussir à obtenir que c’est une contrefaçon d’utiliser une semence indigène, c’est 100 % de la production mondiale qui est sous contrôle et qui est payable ». Une semence ou une levure indigène ? Ce sont des micro-organismes issus d’un milieu naturel, à distinguer des levures et semences sélectionnées par des entreprises de l’agro-industrie. « Le vin est un produit de terroir dans lequel il y a des micro-organismes qui n’ont besoin de personnes pour vivre, ajoute un vigneron du Beaujolais présent dans le cortège. En tant que paysans, nous ne faisons qu’accompagner la reproduction gratuite du vivant et cela est interdit. »

Exception agricole générale

Tous les manifestants présents souhaitaient aussi marquer leur opposition à la logique du brevet sur le vivant. « La première personne qui a utilisé une mule ne l’a pas inventée mais a croisé un âne et un cheval, illustre Vincent Rouzé. Les paysans font cela depuis des millénaires. On croise, on sélectionne, ça fait la richesse du vivant. On organise l’appauvrissement du vivant en les réservant à des industriels qui auront le monopole. » « C’est inadmissible d’être hors la loi en faisant ce que nous avons toujours fait, lance Claire, jeune paysanne en polyculture-élevage dans le Sud-Isère. Nous refusons de devenir des bagnards ! »

Suite à l’occupation du Groupement national interprofessionnel des semences, la Confédération paysanne a obtenu la sortie des semences de ferme du champ d’application de la loi contrefaçon (voir cet article). « Mais nous exigeons plus, souligne la Confédération paysanne Rhône-Alpes. C’est l’ensemble du paquet agricole qui doit sortir de cette loi ». Alors que le Sénat examine le projet de Loi d’Avenir agricole à partir du 8 avril, plusieurs amendements ont été proposés par le Collectif Semons la biodiversité qui regroupe 22 associations et syndicats, et promeut le respect absolu du droit des agriculteurs de réutiliser et échanger ses semences, ses plants et ses animaux. Mais aussi ses ferments, levains, levures et autres préparations naturelles à base de micro-organismes... Une pétition est en ligne.

 

par Sophie Chapelle

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Mercredi 2 avril 2014 3 02 /04 /Avr /2014 12:38



La Chine a mis en place la plus vaste entreprise de séquençage génétique du vivant. C’est ainsi qu’à la tête de l’unité de recherche de génomique cognitive, Zhao Bowen (21 ans) tente de découvrir les gènes associés à l’intelligence dans l’espoir de permettre bientôt aux parents de pouvoir "manipuler le QI" de leur progéniture. Un saisissant voyage dans un futur très proche.

À Shenzhen, aux portes de Hong Kong, l’entreprise privée BGI (Beijing Genomics Institute) est le plus grand centre de recherche génétique au monde, tant en personnel (quelque quatre mille salariés) qu’en moyens techniques (plus de cent cinquante séquenceurs d’ADN aujourd’hui). Son objectif, pleinement assumé, et soutenu massivement par le gouvernement : se hisser à la pointe de la recherche mondiale sur le génome pour faire bénéficier le public, tout au moins celui qui est solvable, de ses progrès. C’est ainsi qu’à la tête de l’unité de recherche de génomique cognitive, Zhao Bowen (21 ans) tente de découvrir les gènes associés à l’intelligence dans l’espoir de permettre bientôt aux parents de pouvoir "manipuler le QI" de leur progéniture. Au sein de la BGI Ark Biotechnology, une autre branche ainsi baptisée en référence à l’arche de Noé, sa consoeur Lin Lin montre fièrement aux visiteurs étrangers les batteries de porcelets clo nés qu’elle a fabriqués "de ses propres mains". Passionnés par leur travail, conscients de pouvoir surmonter des obstacles que des freins économiques et déontologiques rendent impossibles à franchir dans d’autres pays, et persuadés d’œuvrer pour le bien commun, ces chercheurs nouvelle génération se sont laissés filmer avec bonne grâce. Sans commentaires ni dénonciation, Bregtje van der Haak montre combien ce futur façonné par la technologie, où le marché pourrait offrir aux consommateurs une forme d’eugénisme "ordinaire", a cessé de relever de la science-fiction.

http://boutique.arte.tv/f9630-controler_genome



Ce reportage est édifiant, des adolescent à peine pubères évolue dans des laboratoires déshumanisés en pensant œuvrer au bien...

Les moyens fournis sont considérables.

Ci dessous un lien qui montre qu'au prétexte de pseudos progrès scientifique et prospérité économique BGI China parvient à convaincre plusieurs pays Européens à laisser implanter ses chevaux de Troie :

http://www.genomics.cn/en/navigation/show_navigation?nid=4176

 

Reçu par courriel

Denijet.

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Lundi 31 mars 2014 1 31 /03 /Mars /2014 07:16

Lors des exercices militaires de la Corée du Sud, le 31 mars. 

Lors des exercices militaires de la Corée du Sud, le 31 mars. | AP/Ahn Young-joon

 

La Corée du Sud a indiqué lundi 31 mars avoir répliqué à des salves d'artillerie tirées par la Corée du Nord, dans le cadre d'exercices militaires tenues sur la frontière maritime entre les deux pays, contestée par les nord-coréens depuis des décennies.

« Des obus tirés par la Corée du Nord sont tombés de notre côté et nous avons répliqué en ouvrant le feu », a déclaré un porte-parole de l'Etat-major des armées sud-coréennes. Les tirs de part et d'autre ne semblaient pas immédiatement avoir été dirigés contre des cibles précises.

 MANŒUVRES À TIRS RÉELS

Les habitants de l'île sud-coréenne de Baengnyeong ont reçu la consigne de gagner les abris, a précisé un responsable local joint, qui a donné pour consigne « à tous les habitants à se réfugier dans les abris sans délai. »

La Corée du Nord avait annoncé plus tôt lundi la tenue de manoeuvres militaires à tirs réels près de la frontière maritime. Le Sud avait immédiatement répliqué en signalant que tout débordement du côté sud de la frontière serait suivi de réprésailles.

Ces annonces de la Corée du Nord sont peu habituelles : le pays ne prévient pas en général de la tenue de manoeuvres à tirs réels. Ces échanges de tirs interviennent par ailleurs dans un contexte de regain de tensions sur la péninsule.

REGAIN DE TENSIONS

Pyongyang a procédé à plusieurs tirs de missiles de courte et moyenne portée ces dernières semaines, pour manifester sa colère face aux exercices militaires conjoints américano-sud-coréens qui ont démarré en février et s'achèvent en avril.

La Corée du Nord avait notamment testé deux missiles de moyenne portée, capables en théorie d'atteindre le Japon, un geste qui lui a valu la condamnation du Conseil de sécurité de l'ONU.

 

Le Monde.fr avec AFP

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Dimanche 30 mars 2014 7 30 /03 /Mars /2014 15:00

Les forces américaines en état d'alerte en vue d'un éventuel attentat nucléaire

 

 

 

nuclear-blast.jpgLes États-Unis sont en état d'alerte et ont déployé des moyens militaires pour défendre le littoral atlantique de New York à Charleston envers une attaque par un missile de croisière ou par un aéronef volant à basse altitude .

 

Ces mesures de sécurité accrues ont commencé avec l'augmentation des menaces d'Israël envers l'Iran , mais se sont accentuées depuis la disparition mystérieuse du vol 370 de la Malaisie Airlines.

 

Des sources au plus haut niveau de la hiérarchie militaire et de la communauté du renseignement américain citent la possibilité d'un attentat terroriste pouvant même voir l'emploi d'armes nucléaires susceptibles d'être lancées à partir d'un sous-marin.

 

Cependant, le plan dont nous avons été informés incluerait le détournement d'un avion de ligne qui serait attribué à des Iraniens ainsi que l'a déclaré Joel Rosenberg lors d'un entretien avec Greta van Susteren sur Fox News le 18 Mars . Selon lui,  les Iraniens détourneraient l'avion afin d'attaquer Israël .

 

Les États-Unis  cependant, pensent que quelqu'un d'autre que l'Iran envisage une attaque contre les Etats-Unis et non Israël, dans l'intention de blâmer l'Iran .

 

Hier , le journaliste d'investigation Chris Bollyn a fait une découverte surprenante :

 

" Selon les rapports d'observateurs d'avions , Israël possède un boeing identiques à celui de la Malaysia Airlines

Ce Boeing 777-200 est stationné à Tel-Aviv depuis Novembre 2013. La seuledifférence visible entre l' avion disparu et celui de Tel-Aviv serait son numéro de série . Qu'est-ce que les Israéliens ont prévu avec cet double jumeau de l'avion de la Malaysia Airlines ?

 

En utilisant le bimoteur qu'ils ont en stock, les cerveaux terroristes peuvent avoir programmé un plan sinistre faisant réapparaitre l'avion disparu dans le cadre d'un atroce attentat sous faux drapeau . Le fait de sensibiliser le public à l'existence de l'avion jumeau de Tel Aviv pourrait par conséquent empêcher ce plan diabolique d'aboutir ".

 

Après la publication de l'article détaillé et argumenté de Bollyn , Tel-Aviv  a lancé une contre-offensive médiatique à grande échelle.

 

Néanmoins, des sources américaines affirment que cette opération s'est retournée contre les israéliens , cela signifie que si leur rôle dans l'affaire de l'avion disparu n'avait jamais été évoqué auparavant , désormais c'est certainement le cas. Une source haut-placé a déclaré :

 

«À la lumière des efforts israéliens pour obtenir la libération de Jonathan Pollard y compris le chantage manifeste , la détérioration des relations entre Israël et l'administration Obama créé une situation très dangereuse . Israël pourrait bien faire n'importe quoi " .

 

La mise en garde d'Obama pendant le sommet sur le nucléaire

 

Le 25 Mars 2014, le président Obama a assisté au sommet sur la sécurité nucléaire à La Haye aux Pays-Bas . 53 chefs d'état étaient présents.

 

Le Premier ministre Netanyahu d'Israël n'y a pas assisté . C'est la 3e Sommet sur la sécurité nucléaire qu'Israël a boycotté à ce jour.

 

Lors de la conférence de presse de clôture , le Premier ministre néerlandais Mark Rutte avait juste fini de féliciter l'Iran sur sa coopération, louant les États-Unis pour leur succès diplomatique . Rutte a fait l'annonce suivante en se tenant debout à côté du président Obama :

 

" ... Des progrès sont réalisés . Prenez Iran . J'ai parlé avec le président Rouhani à Davos lors du Forum économique mondial en Janvier . Nous avons maintenant des accords intérimaires . Le fait que j'ai pu m'entretenir avec le président Rouhani ,  je suis le premier dirigeant néerlandais depuis plus de 30 ou 40 ans a avoir pu discuter avec un dirigeant iranien, n'a été possible qu'en raison des accords intérimaires , et il semble qu'ils tiennent le coup. l'Amérique maintient son leadership aussi là-bas. "

 

Ensuite, le président Obama a déclaré :

 

«quand il s'agit de notre sécurité, je continue à être beaucoup plus préoccupé par la perspective d'une arme nucléaire explosant dans Manhattan".

 

Normalement, un tel avertissement semblerait  moins inquiétant mais nous ne vivons pas des temps normaux.

 

Mesures spéciales

 

Le dispositif comprend des avions AWAC ( Airborne Warning and Control), des systemes  navals de défense antimissile AEGIS et des systèmes de défense de missiles de croisière JLENS montés sur aérostats .

Il n'est pas inhabituel pour les navires équipés de l'AEGIS d'être déployés au large . C'est une procédure standard d'utiliser les AEGIS pour défendre New York et Washington depuis les " échecs de procédure " du NORAD lors du 9 /11. Toutefois, les systèmes AEGIS qui avaient été assignés pour alimenter l' " Iron Dome ", le fameux système de défense anti-missile d'Israël ne sont plus déployés.

 

Ce changement indique un ou plusieurs ajustements de la  politique stratégique des États-Unis :

 

• La menace d'une attaque préventive contre Israël par l'Iran est considérée comme inexistante .

 

• Le retrait des systèmes de " Iron Dome " offre aux États-Unis le levier nécessaire au renouvellement des pourparlers avec les palestiniens.

 

• Les États-Unis reconnaîssent les dangereuses relations existantes entre des factions extrémistes en Israël et aux États-Unis et qui sont capables d'actions , comprenant le terrorisme nucléaire, au détriment des 2 nations

 

 

Quelques thèses conspirationnistes à propos de la fermeture d'ambassades

 

En 2010 , l'historien israélien , Martin van Creveld , a déclaré qu'Israël était prêt à utiliser des armes nucléaires contre les capitales du monde entier , si " l'état juif " était menacé .

 

Creveld qui milite pour le retrait d'Israël aux frontières de 1967 est un enseignant respecté et pragmatique, il ne délivrait pas une menace . Il peut très bien avoir tenté, à sa manière  d'informer le monde d'une telle possibilité.

 

Il y a quatre jours , le ministère israélien des Affaires étrangères fermait toutes ses ambassades à travers le monde sur la base d'un conflit salarial avec un syndicat .

 

Bien que cela puisse être vrai , d'autres " moins confiants " citent la vielle rumeur qui veut qu'Israël ait stocké des armes nucléaires sous toutes ses ambassades .

 

Les armes nucléaires dégagent entre autres choses des photons de haute énergie, les SNM (matériel nucléaire spécial ) sont détectables par les capteurs des satellites  même s'ils sont stockés dans un conteneur blindé .

 

Des sources indiquent que des " SNM " ont été détectés dans les ambassades et les installations consulaires israéliennes  . Il s'agit en fait d'un plan de guerre qui comprend les attaques simultanées sur les ambassades installations consulaires dans le monde entier d'une nation désignée .

 

Bien qu'aucune mention spécifique d'Israël n'est faite , l ' " option Samson " cet infâme projet israélien de «mettre à bas le monde " en cas de menace et les déclarations énigmatiques de Creveld viennent à l'esprit .

 

Ainsi, avec la mystérieuse fermeture des installations israéliennes dans le monde entier , les conspirationnistes pensent que ces installations peuvent contenir des armes nucléaires " apocalyptiques ".

 

D'autres facteurs permettent de construire une mosaïque de menace réaliste :

 

-Les accusations sauvages d'Israël sur le rôle de l'Iran dans le détournement du vol 370 de Malaysia Airlines.

 

-Les États-Unis viennent de relever les niveaux DEFCON à des niveaux jamais vus depuis la crise des missiles de Cuba

 

-L'augmentation des menaces israéliennes d'attaques préventives contre l'Iran

 

-Les appels de certains parlementaires en vue d'une attaque nucléaire sur l'Iran par les États-Unis

 

-La suppression de plus de 70 % du personnel de commandement des armes nucléaires des États-Unis pour « mauvaise conduite ».

 

Le silence est d'or

 

Assailli de toutes parts , Israël a eu la possibilité d'exercer à la fois une retenue intelligente et la diplomatie en réponse à une condamnation mondiale sans précédent .

 

Pourtant, son choix a été d'exercer toutes les options imaginables afin de non seulement augmenter le mépris et l'isolement, mais également de paraître aussi hostile et irresponsable qu'il soit possible de l'être.

On peut se demander si cette politique vise plus à unifier les juifs derrière les bévues de ces israéliens suicidaires que de soutenir un «Etat juif ».

 


Gordon Duff
 http://www.presstv.ir/detail/2014/03/28/356298/us-on-nuclear-false-flag-high-alert/

Traduction :

http://leschroniquesderorschach.blogspot.com/

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