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Santé

Lundi 17 juin 2013 1 17 /06 /Juin /2013 12:57


  © thinkstock.

Les scientifiques ont découvert pourquoi le cancer se propage dans le corps pour finalement l'envahir complètement et mener à la mort. Une étude de l'University College de Londres a identifié un mécanisme de course-poursuite: les cellules saines et malades se poursuivent sans cesse dans le corps. Cette découverte va permettre aux chercheurs de se concentrer sur un traitement qui bloquerait l'action des cellules malades et les forcerait à rester au même endroit. Il en serait donc fini de la propagation du cancer. Les chercheurs vont jusqu'à affirmer que ça sera "relativement facile" de trouver ce traitement.

Le porte-parole de l'étude, le professeur Roberto Mayor, a confié au Daily Mail: "La plupart des décès ne sont pas dus à la formation de la tumeur primaire. Les gens meurent généralement de tumeurs secondaires provenant des premières cellules malignes, qui colonisent les organes vitaux du corps comme les poumons ou le cerveau."

Le docteur Kat Arney de la recherche contre le cancer britannique invite à la prudence. "Cette recherche révèle certains des processus biologiques fondamentaux qui pourraient expliquer pourquoi les cellules se déplacent dans le corps mais il y encore un long chemin à parcourir pour voir si cette découverte peut se traduire en nouveaux traitements pour les patients atteints de cancer."

 

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Jeudi 13 juin 2013 4 13 /06 /Juin /2013 21:39

Moustique AedesL’Aube est attaquée par les moustiques depuis plusieurs jours. Malgré des traitements chimiques à l’efficacité très relative, le département de Champagne Ardenne est victime d’une prolifération des insectes piqueurs qui se sont multipliés grâce aux récentes inondations qui ont touché beaucoup de zones sèches.

 

Si les piqures se multiplient avec à la clé son lot de démangeaisons et d’inconfort pour les Aubois, “jusqu’à présent, il n’y a jamais eu de problèmes de santé particuliers” souligne Philippe Bindler, responsable technique du service démoustication de la brigade verte du Haut-Rhin, dans L’est éclair. Si les traitements peuvent se révéler relativement efficace contre les larves, ils sont beaucoup moins radicaux contre les insectes adultes et la femelle piqueuse.

 

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Jeudi 13 juin 2013 4 13 /06 /Juin /2013 18:37

 

Flu Vaccine© GreenMedInfo
     
La composition des vaccins !

Si tous les médecins connaissaient la composition des vaccins, il est probable qu'ils seraient plus prudents dans leurs recommandations vaccinales...

En effet, les vaccins contiennent principalement des microbes et des virus qui peuvent devenir redoutables lorsqu'ils sont combinés à d'autres virus, inoffensifs par eux-mêmes. Les vaccins contiennent également des adjuvants destinés à conserver ou à désinfecter leur bouillon de culture :

- Le formaldéhyde, ou formol, classé dans la catégorie des cancérigènes probables pour l'homme (groupe 2 A).

- Le mercurothiolate, thimérosal ou thiomersal (1), destiné à limiter le risque de contamination bactérienne, constitué à 49,6 % de mercure. Les toxicologues estiment que sa toxicité est équivalente à celle du méthyl-mercure et le rapport sur le mercure, présenté en 1997 au Congrès américain, met clairement en évidence la toxicité potentielle du thimérosal qui se cumule à celle du mercure alimentaire.

- L'hydroxyde d'aluminium (2), adjuvant qui augmente et prolonge la réponse immunitaire aux antigènes inoculés, est couramment utilisé dans les vaccins. Traversant la peau, l'hydroxyde d'aluminium pénètre les tissus pour s'y fixer, se combiner à la ferritine du sang, en lieu et place du fer, et gagner la circulation générale, éventuellement jusqu'au cerveau. Tout récemment, le Pr Ghérardi, de l'hôpital Henri Mondor à Créteil, a décrit une pathologie particulièrement invalidante dont la fréquence ne cesse de croître : la myofasciite à macrophages (MFM) et qui se manifeste au point d'injection des vaccins. En outre, l'aluminium paraît être impliqué dans la maladie d'Alzheimer.

- Certains vaccins sont cultivés sur la bile de bœuf ou le sérum fœtal de veau, susceptibles de transmettre l'encéphalite spongiforme bovine.

- Quant au vaccin anti-hépatite B, c'est un vaccin génétiquement modifié, il entre donc dans la catégorie des OGM que les Français ont massivement rejetés.

D'après le rapport technique 747 de l'OMS, trois types de contaminants peuvent se retrouver dans le produit final : d'abord des virus, ensuite des protéines capables de cancériser d'autres cellules et surtout de l'ADN provenant de cellules de culture, avec le risque de malignité que pourrait représenter à long terme un ADN contaminant hétérogène (de nature différente), en particulier s'il s'avère qu'il contient des séquences potentiellement cancérigènes.

Fabriqué par Pasteur-Mérieux, le vaccin GenHevac B est préparé à partir de l'antigène HBs produit par fragments du génome de deux virus, le SV 40, virus de singe et le MMTV, virus de la tumeur mammaire de la souris. Ces cellules sont immortelles, ce qui signifie qu'elles ont un caractère de cellule cancéreuse. Le virus SV 40 est souvent associé au médulloblastome, la plus fréquente des tumeurs du cerveau en pédiatrie.

Détail encore plus inquiétant, le vaccin pourrait aussi contenir une enzyme au pouvoir mutagène, la TdT (Terminal Desoxynucleotidyl Transferase), que l'on trouve dans diverses cellules normales ou pathogènes, capables de modifier les gènes en multipliant ainsi considérablement les maladies génétiques chez les vaccinés et leur descendance. Le potentiel mutagène de cette enzyme a été démontré par des chercheurs américains, notamment dans des essais in vitro lors de la synthèse d'ADN. Ces fragments d'ADN peuvent générer des mutations à moyen ou long terme et générer ainsi des effets cancérigènes.

Le vaccin Engerix B, préparé par les techniques du génie génétique, contient cette enzyme qui se trouve être dix fois plus active que dans les autres vaccins (20 #g au lieu de 2 #g).

De surcroît, les vaccins génétiques contiennent de la ribonucléase, très probablement d'origine virale. Cette enzyme dégrade les ARN de la cellule et également les polymères synthétiques.

En outre, ces cellules sont nourries avec du sérum de veau, dont l'usage est interdit par la législation concernant les médicaments injectables en raison du risque de contamination par des prions particulièrement dangereux.

Ainsi, ce vaccin inocule, de façon absolument certaine, des substances éventuellement cancérigènes et des résidus d'outils de manipulations génétiques qui pourraient bien être à l'origine de cas de tératogenèse. Par ailleurs, d'après leurs promoteurs, on ne pourra mesurer l'éventuelle efficacité de ces vaccins, comme leur nocivité, que dans 15 ou 20 ans. Toute personne inoculée est donc un cobaye !

 

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Mercredi 12 juin 2013 3 12 /06 /Juin /2013 11:00

Deux cas suspects dans un hôpital de Tours - 1 (© Kallista Images Getty Images)

 

Le coronavirus, dont les symptômes sont la toux, la fièvre et la pneumonie, a causé la mort de trois nouvelles personnes en Arabie Saoudite, rapporte l'Organisme mondiale de la Santé (OMS), vendredi 31 mai 2013.

Les autorités saoudiennes font également état d'un nouveau cas de contamination dans la province d'Al Ahsa.

Avec 39 patients atteints et 25 décès, l'Arabie Saoudite est le pays le plus touché depuis l'apparition de la maladie.

Selon le porte-parole de l'OMS, 50 personnes en sont contaminées dans le monde.

Trois pays européens ont signalé des personnes porteuses du coronavirus : la France, la Grande-Bretagne et l'Allemagne.

 

AFP

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Mercredi 12 juin 2013 3 12 /06 /Juin /2013 07:26

Burger King, KFC et McDonald's : selon une enquête du Daily Mail, les glaçons servis dans les sodas des fast-food contiennent souvent plus de microbes que l'eau des toilettes.

 Crédit Flickr/Gamma-Ray Productions

 

Selon une enquête du Daily Mail britannique, les glaçons servis dans les sodas des fast-food contiennent souvent plus de microbes que l'eau des toilettes de ces mêmes fast-food. L’enquête a mis en évidence de hautes concentrations de microbes dans 6 restaurants sur 10, parmi lesquels Burger King, KFC et McDonald's.

Le journal s'est procuré des échantillons provenant des glacières et des cuvettes des toilettes dans ces restaurants populaires de la ville de Basingstoke.

Les échantillons ont ensuite été analysés par un laboratoire. Résultat : les glaçons contenaient bien souvent deux fois plus de bactéries que la dose qui flotte normalement dans l'eau potable. Dans le pire des cas, la glace d'un restaurant Nando's chicken comprenait 2 100 organismes par millimètre d'eau glacée, tandis que ses toilettes ne contenaient "que" 1 300 organismes par millimètre.

Certains des restaurants remettent en cause l'enquête, s'appuyant notamment sur les pratiques éthiques parfois douteuses du Daily Mail. Pourtant, les résultats ne sont pas si surprenant, étant donné les données de précédentes études qui montraient déjà à quel point les toilettes sont étonnamment propres par rapport à certains objets de notre vie quotidienne... Ainsi une étude de 2012 effectuée par une entreprise de nettoyage avait prouvé que les toilettes étaient plus propres que certains sacs à main de femmes...

 

Lu sur Le Daily Mail

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Mardi 11 juin 2013 2 11 /06 /Juin /2013 15:09
Le gouvernement autorise les médicaments à base de cannabis
Le gouvernement a pris vendredi un décret qui autorise désormais la mise sur le marché de médicaments contenant du cannabis ou ses dérivés.

L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) peut donc désormais examiner les demandes de mise sur le marché de ce type de médicaments.

En légalisant les médicaments à base de cannabis, la France rejoint la longue liste des pays tolérant ces traitements, tels que le Canada, l'Australie, les Pays-Bas, le Royaume-Uni ou encore l'Espagne et l'Allemagne.

D'après Le Parisien, "ce texte va changer la vie de nombreux patients, ceux notamments atteints de maladies graves, sclérose en plaques (SEP), cancer ou sida...  et qui souffrent d'insupportables douleurs. Jusqu'ici, ces derniers devaient soit se procurer ces médicaments à l'étranger, soit fumer de l'herbe en toute illégalité".
zinfos974
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Mardi 11 juin 2013 2 11 /06 /Juin /2013 14:38

  © thinkstock.

La viande de cheval a fait trembler l'Europe, mais aux Etats-Unis, un scandale d'un autre genre a vu le jour avec l'arrivée sur le marché de burgers à base de viande de lion. Les restaurants Taco Fusion les proposent en effet depuis le mois de mai sur leur menu. Un plat qui pourrait bien avoir de terribles conséquences sur la survie de l'espèce.

Si cette commercialisation choque, la vente de viande de lion est pourtant tout à fait légale aux Etats-Unis d'après la Food and drug administration. Ces burgers, qui proviennent soit d'élevages locaux ou sont importés, sont considérés comme de la viande de gibier et tant que l'espèce n'est pas considérée comme menacée, pas de raison de l'interdire, selon The Guardian.

Cependant, si cette viande de lion devenait un succès commercial, on ne peut nier les risques qui pèseraient sur la survie de l'espèce, même si le lion n'est pour le moment pas inscrit sur la liste américaine des espèces en danger.

"Si on commence à considérer cette consommation de viande de lion comme acceptable, la commercialisation va se multiplier, avec les dangers que cela comporte", explique Luke Hunter, président de Panthera, organisation de défense des félins sauvages.

Des inquiétudes qui ne semblent pas tracasser Taco Fusion qui défend ses burgers vendus au prix d'environ 25 euros et qui remportent pour le moment un beau succès malgré de nombreuses réactions de consommateurs scandalisés. Pour l'entreprise, du boeuf, du porc ou du lion, c'est pareil. Et d'ajouter que "si vous n'aimez pas ça, n'en mangez pas!".

 

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Mardi 4 juin 2013 2 04 /06 /Juin /2013 07:17

Des chercheurs américains ont protégé des souris et des furets contre des formes mortelles de la grippe grâce à un virus inoffensif enseignant aux cellules respiratoires comment se protéger. Cette thérapie génique pourrait conduire à de nouveaux traitements préventifs contre des maladies émergentes. Mais les détails restent à affiner.

Les récents cas de grippes pandémiques, dues aux virus H5N1, H1N1 et actuellement H7N9, inquiètent les scientifiques. Entre l’apparition de ces souches et la mise au point d’un vaccin, le risque de dispersion du virus dans la population est élevé. Malheureusement, malgré les pistes étudiées, personne n’est encore parvenu à créer un vaccin à large spectre qui protège contre les très nombreuses souches de la grippe.

 

Mais James Wilson et son équipe de chercheurs de l’université de Pennsylvanie suivent une piste qui pourrait constituer une protection temporaire contre plusieurs virus mortels de la maladie respiratoire. À l’origine de cette idée, Bill Gates. L'ancien patron de Microsoft a effectivement demandé à James Wilson en avril 2010 s’il était possible d’utiliser la thérapie génique contre les maladies pandémiques. Ce à quoi ce dernier vient de répondre par l’affirmative en publiant son travail dans la revue Science Translational Medicine.

Le virus de la grippe espagnole, ici à l'image, est responsable de dizaines de millions de morts à travers le monde, suite à l'épidémie qu'il a causé entre 1918 et 1919.

Le virus de la grippe espagnole, ici à l'image, est responsable de dizaines de millions de morts, suite à l'épidémie qu'il a causé entre 1918 et 1919. © Therence Tumpey, CDC, DP

 

 

L’anticorps FI6, l’idéal pour la thérapie génique contre la grippe

 

S’inspirant des travaux de Philip Johnson, qui en 2002 avait testé la thérapie génique en prévention d’une infection au VIH, les scientifiques avaient en tête d’inoculer un virus modifié inoffensif et porteur d’un gène permettant aux cellules cibles de protéger contre la grippe. Mais quel anticorps choisir ? Dans l’idéal, celui-ci doit neutraliser un grand nombre de souches.

Ils ont trouvé la réponse à leur question dans la revue Science en août 2011. Antonio Lanzavecchia et ses collaborateurs y décrivaient la découverte d’un anticorps, nommé FI6, neutralisant à large spectre contre la grippe A.

 

Les chercheurs américains décident alors d’introduire le gène dans un virus adénoassocié de primate. Ces virus sont très utilisés en thérapie génique pour leur faculté à pénétrer les cellules humaines et y insérer leur génome sans causer de dommage. L’objectif des scientifiques était de pousser les cellules épithéliales présentes dans les voies respiratoires (nez, trachée, poumons, principales voies d’entrée de la grippe) à synthétiser FI6, pour neutraliser le virus pathogène avant même qu’il n’ait eu le temps d’agir.

 

Ce schéma reprend le principe de fonctionnement de la thérapie génique. Un vecteur viral (vector) est équipé d'un gène d'intérêt (new gene). Il pénètre la cellule et va insérer son génome dans le noyau. Le gène d'intérêt, ici celui à l'origine de l'anticorps FI6, sera alors transcrit, traduit avant la synthèse de la protéine par la cellule cible.

Ce schéma reprend le principe de fonctionnement de la thérapie génique. Un vecteur viral (vector) est équipé d'un gène d'intérêt (new gene). Il pénètre la cellule et va insérer son génome dans le noyau. Le gène d'intérêt, ici celui à l'origine de l'anticorps FI6, sera alors transcrit, traduit avant la synthèse de la protéine par la cellule cible. © NIH, DP

 

 

 

Souris et furets protégés contre des souches mortelles

 

Le traitement de thérapie génique a donc été administré en une dose par voie nasale à des souris et des furets. En quelques jours seulement, ils présentaient les anticorps, alors qu’il faut deux semaines par un vaccin classique pour obtenir des résultats similaires contre les grippes saisonnières. Cinq souches de grippe A(H5N1) parmi les plus mortelles, et deux souches de grippe A(H1N1) (dont la terrible grippe espagnole de 1918), ont ensuite été inoculées aux animaux. Ceux qui n’avaient pas été traités sont morts, et ceux ayant bénéficié de la thérapie génique ont survécu.

A priori, le principe fonctionne. Il pourrait être repris pour lutter contre d’autres maladies infectieuses passant par les voies respiratoires. Il suffit simplement de changer le gène, de manière à coder pour un anticorps différent.

 

 

La thérapie génique, en attendant un vaccin universel

 

Mais si la performance a de quoi réjouir, elle n’est pas encore au point. Elle diffère de la vaccination en ce sens où elle n’induit pas de vraie mémoire immunitaire, et a une durée d’action plus limitée. Philip Johnson, pionnier de cette technique contre le VIH, avait montré que la réponse chez des singes était maintenue neuf mois. Dans cette étude, le virus adénoassocié a complètement disparu au bout de trois mois. Des délais bien trop courts que les scientifiques vont tenter de doubler.

Cette différence dans la durée de protection viendrait des modes d’administration. Contre le VIH, la thérapie était appliquée par injection au niveau musculaire, là où les cellules ont une longue durée de vie. Au contraire de l’épithélium des voies respiratoires, en perpétuel renouvellement.

Des améliorations doivent donc être encore apportées pour que la technique puisse être testée chez l’Homme. De l’aveu même de James Wilson, un tel procédé ne peut remplacer une vaccination universelle contre la grippe. Mais comme celle-ci tarde à venir, cette thérapie génique préventive pourrait offrir une solution temporaire face aux épidémies émergentes.

 

Par Janlou Chaput, Futura-Sciences
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Dimanche 2 juin 2013 7 02 /06 /Juin /2013 21:24

Share Partager Un dentiste américain affirme que les sodas light causent les mêmes dégâts aux dents que le crack ou la méthamphétamine. Principale critique que l'on peut émettre : cette recherche se base sur seulement trois participants, dont l’une qui n’a pas vu un dentiste depuis 20 ans ! Un travail scientifique un peu décalé...

Aux États-Unis, l’histoire a fait le buzz. Mohamed Bassiouny, dentiste à la Temple University School of Dentistry (Philadelphie), a récemment publié une étude qui remet en cause la consommation de sodas allégés en sucre. Selon lui, les dégâts sur les dents seraient aussi dramatiques et irréversibles que pour les accros au crack ou à la méthamphétamine, deux drogues principalement fumées à l’aide d’une pipe.

À première vue, cette annonce est inquiétante. Faut-il vider toutes ses canettes dans l'évier (et en profiter au passage pour déboucher les canalisations) ? Pas de panique. Du moins pas trop. Si les sodas light sont accusés de nombreux maux, comme de favoriser le développement du diabète de type 2 ou de maladies cardiovasculaires, il faut modérer l'action qu'ils peuvent avoir dans la bouche. Car l'étude en question, publiée dans la revue General Dentistry, est également loin d'être irréprochable...

 

Sodas light, crack, méthamphétamine : les dents trinquent

 

En général, les recherches scientifiques portent sur un nombre plus ou moins important de sujets, à l'exception des maladies très rares qui n'affectent que quelques personnes dans le monde. Dans cette étude, seuls trois cas ont été décrits. Parmi eux, une femme trentenaire buvant environ deux litres de sodas light tous les jours depuis près de cinq ans. Une situation à priori loin d'être exceptionnelle. Et lorsqu’elle s’est présentée au médecin, ses dents étaient tellement détériorées et érodées qu’il a fallu toutes les ôter.

 

 

De la même façon, un homme de 29 ans, addict à la cocaïne sous forme de crack depuis trois ans, a exposé une dentition tout aussi délabrée et souffrant des mêmes maux. Le sort a été le même pour un homme de 51 ans, consommateur habituel de méthamphétamine depuis 18 ans, qui a dû se voir retirer toutes ses dents, dans un état de dégradation tout aussi avancé.

Ces deux drogues assèchent la bouche et donnent soif. Le plus jeune des deux hommes buvait régulièrement des sodas, connus pour leur pH acide (3,2). Ainsi, dans leur version sucrée ou light, ces liquides attaquent l’émail des dents, une couche protectrice. Des chercheurs de l’université du Michigan avaient même montré que la consommation de trois canettes de soda par jour suffisait pour abîmer la dentition.

 

 

Une dent contre les sodas light ?

 

Pour l'auteur, c'est donc la preuve qu'une consommation régulière de ces boissons acides cause les mêmes dommages aux dents que l'absorption régulière d'une des deux drogues. Mais il semble avoir oublié de prendre en compte certains paramètres qui auraient pu biaiser ce travail.

 

Premièrement, on l'a déjà évoqué, les effectifs sont trop réduits. Ensuite, on cherche encore le groupe contrôle, composé de personnes ne buvant jamais de soda, et optant pour la même hygiène de vie, pour exclure les autres paramètres.

Revenons sur l'hygiène de vie. Bien que la fréquence du brossage de dents des sujets d'étude n'ait pas été précisée, on sait tout de même que la femme adepte des sodas light ne l'était pas autant des dentistes : selon ses propres dires, elle n'était pas entrée dans un cabinet depuis une vingtaine d'années. Ce paramètre à lui seul confirme le manque d'attention accordé à sa denture, ce qu'elle a elle-même reconnu. Cela peut laisser présager que sa consommation de boissons acides n'est pas la seule entorse aux règles de bonne hygiène buccodentaire. Un peu léger pour incriminer les seuls sodas light...

 

 

Des conclusions un peu trop prématurées

 

Bizarrement, les conclusions ne surprennent pas forcément tous les spécialistes outre-Atlantique. Certes, le côté corrosif des sodas n'est plus débattu par personne. Mais l’American Beverage Association trouve les conclusions un peu trop précipitées. Bien que cet organisme soit probablement partial dans son jugement, puisqu'il doit défendre des intérêts, il s'étonne de voir les sodas light figurant seuls sur la liste des coupables.

Une question demeure : comment une revue à priori sérieuse, car éditée par l'Academy of General Dentistry et relue par des pairs, a-t-elle validé ce travail ? Il paraît un peu prématuré de tirer des conclusions sur les effets de certaines substances sur des patients dont on n'a pas suivi l'évolution. Certes, le dentiste a pu constater que les dents souffraient du même mal dans les différents cas, mais l'origine de cette érosion reste spéculative.

Prudence donc : la science ne se montre pas toujours aussi sérieuse qu'elle le prétend. Des erreurs peuvent se glisser même dans les revues les plus reconnues, comme on l'a vu récemment avec l'affaire du clonage thérapeutique, et de nombreux cas de fraudes ont franchi les étapes de relecture et de publication.

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Pourquoi une rubrique Science décalée ? Cette chronique hebdomadaire a pour ambition de montrer que la science peut aussi être drôle et inattendue, et surtout qu’elle brasse vraiment tous les domaines possibles et imaginables. Ainsi, on peut faire du sérieux avec du farfelu, et de l’humour avec des sujets à priori peu risibles. Chaque semaine donc, nous sélectionnons l’info la plus étrange ou surprenante pour vous la faire partager le dimanche, entre le fromage et le dessert.

 

Par Janlou Chaput, Futura-Sciences
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Par Dav - Publié dans : Santé
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Dimanche 2 juin 2013 7 02 /06 /Juin /2013 21:16

 

 
Les autorités sanitaires néerlandaises ont fait procéder à l'abattage de 11'000 poulets dans une ferme où a éclaté une forme faiblement pathogène de la grippe aviaire. Il s'agit d'une mesure de précaution, car la souche pourrait se transformer en une forme mortelle pour la volaille.

Les autorités ont par ailleurs imposé un périmètre de sécurité d'un kilomètre autour de la ferme et interdit le transport de volaille, d'oeufs et d'autres produits fermiers en provenance de l'exploitation. Des tests seront également conduits dans onze autres fermes voisines, dit le communiqué du ministère des Affaires économiques.

L'épidémie la plus dévastatrice de grippe H7N7 avait éclaté en 2003 aux Pays-Bas et conduit à l'abattage de 30 millions de volailles, soit un tiers de l'élevage du pays.

 

Nature Alerte

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Par Dav - Publié dans : Santé
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